Cultiver les communs : une sortie du capitalisme par la terre

À propos

Ce livre commence par expliquer comment l'appropriation de la terre a joué un rôle central dans l'émergence du capitalisme et la façon dont elle joue un rôle tout aussi important dans sa perpétuation.
Le foncier agricole est intégré à la logique capitaliste par son accaparement, sa marchandisation, sa financiarisation et la simplification de ses usages. Cela permet l'extraction de profit tout à la fois par la rente foncière, par la plus-value volée au travail paysan et par la destruction des écosystèmes.
Cette extension de la sphère capitaliste aux terres détruit les sociétés et les écosystèmes. De plus, elle restreint drastiquement l'exercice possible des droits humains et de la nature.
Le livre détaille ensuite les mouvements sociaux qui s'inspirent des théories des communs pour mettre en oeuvre une sortie du capitalisme par la terre aujourd'hui en France.
C'est le cas de l'acquisition et de la gestion collectives de terres pour y déployer des alternatives à l'agriculture industrielle. Mais c'est aussi l'objet de luttes d'occupation de terres et de désobéissance civile.
De manière plus méconnue, la tradition juridique de la régulation foncière agricole française a créé des mécanismes non marchands de distribution de la terre.
Initialement mis en oeuvre pour faire rentrer l'agriculture française dans le capitalisme, ils pourraient aussi être une piste pour le dépasser et éroder fortement la propriété privée.


Sommaire

Introduction.
Le renouveau de la question des terres agricoles.
Fumure.
Considérations générales sur la démocratie, le capitalisme et le marché.
Démocratie versus capitalisme.
De la bonne marche des marchés.
1. Des terres pour travailler, manger et vivre dignement et durablement.
La terre support de fonctions.
Du droit à la terre aux droits de la Terre.
La terre, une étrange marchandise... au prix tout aussi étrange.
Régimes fonciers et régulation des marchés d'accès à la terre.
De la marchandisation à la financiarisation de la terre.
La libéralisation des marchés fonciers comme fondation du capitalisme.
Le retour des communs.
Les oppressions véhiculées par les régimes fonciers.
La violence.
2. Entre propriété absolue et régulation, le foncier agricole français de Charybde en Scylla.
Un droit de propriété pas si absolu que ça.
Des droits collectifs résiduels.
La propriété absolue, une invention récente et située.
La régulation foncière, une passion française ?.
Comme pour conduire une voiture, il faut un permis pour exploiter la terre.
Partager la propriété de la terre.
La tradition plus forte que la libéralisation ?.
Une régulation foncière à trous.
Résistances foncières d'hier et d'aujourd'hui.
Le fantasme de la hausse infinie du prix des terres.
L'inaccessible justice foncière sociale et environnementale.
Des luttes contre l'artificialisation inefficaces.
3. La propriété collective privée ou publique peut-elle sortir le foncier du capitalisme ?.
Le spectre du kholkoze, un fantasme à déconstruire.
L'expropriation des capitalistes.
L'action publique pour démarchandiser la terre ?.
Quand les collectivités locales deviennent bailleuses.
Mutualiser la propriété foncière privée, la voie des groupements fonciers agricoles.
Neutraliser le capital dans la gestion du foncier, le pari des sociétés en commandite par actions.
Dépasser l'opposition entre propriétaire et fermier·e, un défi relevé par les coopératives foncières.
Sortir la terre définitivement du marché grâce à un fonds de dotation ou une fondation.
La propriété collective privée non lucrative des terres n'est pas réservée aux enjeux agricoles.
La guerre des terres : le capitalisme contre-attaque.
L'acquisition privée, de l'intérêt particulier au bien commun ?.
La propriété collective en relation ambiguë avec l'économie capitaliste.
La gestion en commun par le privé face à ses limites.
Semis.
Du rififi dans le marais.
4. « Communniser » les usages pour effacer la propriété capitaliste.
La terre aux paysan·nes, vraiment ?.
Renforcer le droit d'usage hors la propriété privée, une stratégie à prolonger.
Quelles alliances stratégiques pour renforcer les usages hors la propriété privée ?.
Les défis de la superposition des usages humains dans l'espace agricole.
Cohabiter sur les terres avec les non-humains vivants, et s'effacer lorsque nécessaire.
Quelle place pour l'État dans les stratégies pour les communs fonciers agricoles ?.
Récolte.
5. instituer la terre en commun pour instituer l'alimentation en commun.
Articuler les communs pour dépasser le capitalisme.
Pour une sécurité sociale de l'alimentation.
Les enjeux humains de l'usage alimentaire du foncier agricole.
Les relations entre démocratie foncière et démocratie alimentaire.
Séparer les communs productifs du commun universel sur les terres.
Conclusion.
L'aube stratégique de l'anticapitalisme foncier.
Les déjà-là produits par les luttes pour le soin de la terre et des paysan·nes.
Stratégies d'émancipation.
Exercice pratique par le foncier agricole.

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  • Auteur(s)

    Tanguy Martin

  • Éditeur

    Syllepse

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    01/06/2023

  • Collection

    Utopie Critique

  • EAN

    9791039901352

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    216 Pages

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    15 cm

  • Épaisseur

    1.5 cm

  • Poids

    326 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Tanguy Martin

Tanguy Martin est ingénieur agronome, membre de Ingénieurs sans frontières -Agrista, groupe de travail
œuvrant pour la réalisation de la souveraineté alimentaire et des modèles agricoles respectueux des équilibres
socio-territoriaux et écologiques.

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