Essai sur l'exotisme

À propos

"A sa mort, en 1919, l'énigmatique Victor Segalen n'avait publié que trois ouvrages - Les Immémoriaux, Stèleset Peintures -, lesquels annonçaient déjà la puissance d'une oeuvre qui, paradoxalement, restait à venir. Car Segalen avait beaucoup écrit pendant sa brève existence de quarante années et cet Essai sur l'exotisme fait partie d'un ensemble posthume désormais accessible. Très tôt, en effet, Segalen avait formé le projet de réévaluer la notion d'exotisme. De lui redonner une authenticité, une plénitude, qui lui avaient été confisquées par la mode littéraire issue de Bernardin de Saint-Pierre. Pour lui, l'exotisme, c'est d'abord une catégorie de la sensibilité qui permet de " percevoir le divers ". Et l'exotisme, c'est l'art, subtil, d'accéder à l'autre. Or, au début de ce siècle, à l'heure de l'universalisme colonial, rien n'est moins " politiquement correct " que de tels propos. Aujourd'hui, ce texte a conservé toute sa force et son audace. Servi par une prose incroyablement fraîche, il reste, comme le souhaitait son auteur, un irremplaçable " bréviaire de la différence " qui vaut plus, et mieux, que bien des traités d'ethnologie."

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  • EAN

    9782253038610

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    184 Pages

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    122 g

  • Distributeur

    Hachette

Victor Segalen

Paul Segalen est né à Brest en 1878. Après des études de médecine à Bordeaux, l'officier-médecin est affecté en Polynésie française. Il séjourne à Tahiti en 1903 et 1904.ÿLors d'une escale aux îles Marquises, il achète les der- niers croquis de Gauguin, décédé trois mois avant son arrivée. Il rapporte en métropole un roman, Les Immé- moriaux (1907), un journal et des essais sur Gauguin et Rimbaud. En 1908, il part en Chine où il soigne les vic- times de l'épidémie de peste de Mandchourie, et décide de s'y installer avec sa femme et son fils. La première édition de Stèles voit le jour à Pékin en 1912. Il entre- prend en 1914 une mission archéologique consacrée aux monuments funéraires de la dynastie des Han et en tire une étude, Grande Statuaire chinois, qui renouvelle le genre de l'exotisme alors encore trop naïf et ethno- centrique. Il meurt dans sa région natale en 1919.

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