Lettres à Dominique Rolin (1981-2008)

Lettres à Dominique Rolin (1981-2008)

Résumé

La période que ponctuent ces 247 lettres de Philippe Sollers à Dominique Rolin est, pour les deux écrivains, un temps de création intense, sous le signe stable et dynamique à la fois de ce qu'ils n'ont cessé d'appeler « l'axiome ». Ce terme au parfum spinoziste vise la manière unique dont les amants ont vécu et affirmé, dès le début de leur aventure, ce qui relie indissolublement l'amour et un constant travail d'écriture et de pensée, signant de la sorte la vraie fidélité de l'un à l'autre, dans la vie et sur la page. Si les lettres réunies ici s'avèrent parfois plus brèves que celles de la période précédente (1958-1980), c'est que le travail des deux écrivains a gagné en force, en ampleur et en diversité. Dès lors, les lettres de Sollers donnent un maximum d'information sensible comme en abrégé. Il y est question, à chaque arrivée de l'écrivain à l'île de Ré (printemps et été), de se décrasser du social « parisien » et de retrouver sa « main ». Aussi les lettres se mettent-elles parfois à ressembler aux débuts des romans. De nombreuses lettres varient les thèmes de Venise, de l'île-bateau (Ré), de l'orage, du sel, des oiseaux, des fleurs, des arbres, du temps qu'il fait, ou encore du lien étrange entre écriture et tennis. De surcroît, bon nombre de lettres permettent de suivre pas à pas les hésitations et les interrogations sur l'oeuvre en cours (changements de titres, de perspective, etc.), de même que les abondantes lectures qui accompagnent le travail. Autre filon important dans ces pages : la politique. Ou plutôt : la manière satirique, rapide, dont Sollers rend compte de la dégénérescence des politiciens. Contre-investissement : la musique encore et toujours. Chaque « nouba » ou fête de retrouvailles est ponctué d'écoutes (Gesualdo, Monteverdi, Bach, Haydn, Mozart...) dans l'appartement de la rue de Verneuil (le « Veineux »).Très émouvantes dans ces lettres se révèlent la connaissance et la reconnaissance amoureuses, plus affirmatives, plus nettes et plus singulières au fil des ans et des jours. Édition établie, présentée et annotée par Frans de Haes.

Avis des internautes

Avis général

(Cet ouvrage n'a pas encore d'avis)

Donnez votre avis

(De "Peu d'intérêt" à "Excellent")

  • EAN 9782072854521
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 326 Pages
  • Longueur 21 cm
  • Largeur 14 cm
  • Épaisseur 2 cm
  • Poids 342 g
  • Distributeur Sodis

Série : Non précisée

Rayon(s) : Littérature générale > Littérature argumentative > Art épistolaire, Correspondance, Discours

Philippe Sollers

Philippe Sollers naît à Bordeaux dans une famille d'industriels. Après des études secondaires à Bordeaux, il est envoyé chez les Jésuites à Versailles, d'où il est renvoyé en 1953. En 1957, il publie son premier texte et prend le pseudonyme de Sollers, inspiré du latin et signifiant 'tout en art'. Encouragé par Ponge, il signe 'Une Curieuse Solitude', ouvrage salué par Mauriac et Aragon. En 1960, il fonde la revue 'Tel Quel' , aux éditions du Seuil, refuge des protestataires et des anticonformistes. Il reçoit le Prix Médicis en 1961 pour 'Le Parc'. Il commence dès lors à réfléchir sur la problématique du sujet dans 'Drame', 'Nombres et Lois', puis 'Le Paradis'. En 1983, année de 'Femmes' et de son départ des éditions du Seuil pour rejoindre Gallimard, il fonde une nouvelle revue, 'L'Infini', et prend la direction de la collection du même nom. Il est membre du comité de lecture des éditions Gallimard, et éditorialiste associé au 'Monde'.

empty