Publibook

  • Les malédictions s'ancrent souvent dans les amours contrariées. Celle qui devait frapper Armand de Milly, destiné à prendre la tête du navire fantôme. Le Brézé, n'échappe pas à la règle. Son pacte avec le Diable s'enracine ainsi dans son impossible mariage avec Senta, fille de l'armateur Erik Laksen, promise dont il est séparé après sa chute au sein d'un traquenard. En raison d'une accusation de meurtre et de viles tractations qui le propulsent du statut de capitaine à celui, nettement moins noble, de galérien. Un contrat qu'il passe avec Satan, in extremis, après son échappée et sa montée sur Le Brézé pris en pleine tempête, afin de sauver sa vie et celle de son équipage. Un contrat qui se moquera du temps et des générations qui passent, et que son lointain descendant, Marc, se verra contraint de lever ou relever.

  • De belles rencontres

    Alain Gaba

    - Quel moyen avons-nous pour lutter contre ces abus, dans nos quartiers ? Qu'en est-il de ce que l'on appelle le "social" ? Passé à la trappe par l'argent ? David a toujours apporté aux autres son savoir pédagogique, construit avec Célestin Freinet. De retour à Paris après avoir enseigné à La Réunion et Madagascar, il crée un centre de formation d'animateurs pour permettre aux jeunes en décrochage scolaire d'acquérir une formation et un travail. Bien que cela ne soit pas son milieu de prédilection, il s'est laissé emporter par le défi : aller à la rencontre de ces jeunes des banlieues, dont on a souvent des images très négatives et violentes. Il réussit ensuite à travailler avec les porteurs d'innovations et de nouvelles approches dans leur domaine : tels que Lainé, les frères Oury, Deligny, Augusto Boal, Jacquard, Debord et Vainegem... et d'autres encore, tous des personnalités qui ont apporté une respiration dans ce siècle, déjà perverti par l'argent. Et maintenant, pourquoi ne les connait-on pas ? Du moins, pourquoi leurs propositions sont-elles enfouies dans l'histoire ? Qui connaît ces personnages, dans le public et même dans des formations professionnelles ? Le travail, le soin, les handicaps, l'éducation populaire... n'ont pas résisté à la fougue capitaliste et à l'abandon de l'histoire ! De belles rencontres, le quatrième volume de la saga de David, évoque avec justesse les différentes méthodes de pédagogie pour les enfants en difficulté. Alain Gaba nous offre ici un témoignage essentiel de son temps, tout en nous transmettant son savoir et en luttant contre des idées reçues.

  • « Je n'appartenais pas à l'élite et mes initiatives devaient se limiter à celles que pouvait prendre un Allemand ordinaire. Je ne pouvais pas m'identifier au héros de votre romancier Vercors et demander à mon colonel de partir sur le front de l'Est. Il aurait ricané et m'aurait dit de veiller à ce que nos véhicules démarrent quand les Américains nous tomberaient dessus. Ce que je fis. Je n'ai été qu'un rouage de cette grande machine, infernale, je vous le concède... Mais, pour changer de sujet, juste un tout petit peu, que pensez-vous de ce portrait ? Il aurait été difficile d'ignorer, en entrant dans le salon, le portrait, imposant par sa taille et son cadre, d'une grosse bourgeoise, allemande j'imagine. Portrait de facture classique si l'on était généreux, plutôt raté, si l'on considérait la crudité des couleurs, l'absence de nuances entre le rendu des chairs, abondantes, et des tissus qui servaient d'arrière-plan. - Vous aimez ? - Très sincèrement, non. » Si le lecteur retrouvera dans ce recueil La Croix-sur-Gartempe, le petit village de Haute-Vienne au centre de « Marceline et les autres », il voyagera également, dans le temps comme dans l'espace. Du XIVe siècle aux souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, en passant par la nouvelle policière ou la fantaisiste « Femme sans tête », Jean-Claude Vignaud, en bon conteur, nous emmène là où il veut avec une aisance déconcertante.

  • « Charlotte arriva dans la résidence 15 minutes après le départ des techniciens. En pénétrant dans le hall de l'immeuble elle y décela une infime odeur de parfum qui flottait dans l'air, une odeur agréable, florale, légère et sucrée, mais dont l'origine restait encore floue. Ayant suffisamment marché pour la journée, elle offrit à ses jambes un voyage en ascenseur jusqu'au 2e étage. Dans la cabine l'odeur du mystérieux parfum s'amplifia, Charlotte en inspira une longue bouffée par les narines, ferma les yeux, puis tenta d'éveiller sa mémoire. Mais l'énigme demeura sans réponses. » Mathieu, technicien, voit sa vie bousculée par la rencontre d'une femme, Charlotte. En découvrant l'agenda de cette dernière sous l'ascenseur, il était loin d'imaginer rencontrer l'amour. La routine laisse place à un jeu de hasard où les deux protagonistes se croisent et usent de moyens détournés pour en apprendre davantage sur l'autre. Avec humour et légèreté, l'auteur donne à son récit tous les ingrédients pour le rendre irrésistible. Un coup de foudre original plein de fraîcheur !

  • Sur une base américaine installée à Brindisi, des militaires mènent leurs actions. Max, pilote de l´armée, sauve une femme de la mort en l´arrachant à ceux qu´il pense être ses tortionnaires. Il sait que ce coup d´éclat va lui coûter cher. Son caractère indiscipliné a toujours posé problème. Dès qu´il le peut, Max se rend au chevet de Leïla avec qui il se lie d´amitié alors qu´elle est hébergée chez le Docteur Luca. Mais suite à sa sanction, Max décide de tout quitter pour partir à Matoury, en Guyane. Un mois plus tard, n´ayant nulle part où aller, Leïla le rejoint. L´amour naît. Mais peu à peu, les premiers doutes s´immiscent dans l´esprit de Max...

  • «Nous méritons toutes nos rencontres, disait Mauriac, elles sont accordées à notre destin et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer...» Bonnes ou mauvaises, que nous en comprenions ou non le sens et la portée, il est évident qu'elles nous préparent à vivre les suivantes. Kévin méritait-il Jérémy, et inversement? Se seraient-ils trouvés s'ils ne s'étaient pas cherchés? Toutes ces questions, les deux adolescents se les posent. Ces sursauts désespérés et inutiles, pour lutter contre eux-mêmes, contre l'impossible, contre la fatalité, seront-ils destructeurs et plus forts que leur amour?

  • Le vortex est un tourbillon creux qui se produit dans un fluide en écoulement. C'est le principe même du cyclone. Un mouvement physique violent qui se déclenche à la seconde, comme le moindre événement peut lui aussi venir perturber le cours stable de l'écoulement du Temps. Mais il peut être aussi la décision que chacun de nous doit prendre pour bouleverser le cours des choses ou au contraire rétablir l'ordre dans le désordre. Comme s'il n'y avait jamais en rien ni début ni fin mais seulement un principe d'harmonie vers lequel le fait de tendre demeure le seul but raisonnable et ultime. Aujourd'hui je me demande juste quel est le grain de sable que ni Gina ni moi n'avons su déceler dans la mécanique si bien réglée de cette vie aimantée par la réussite et le succès. Elle a raison, Gina. Je ne connais pas Philippe.

  • Une fillette, Nyarra Belly, saisie dès son enfance de Cendrillon africaine jusqu'à son accession au pouvoir en Guinée, tenue par ses désirs et condamnée par ses actes ; où l'on saisit comment l'enfant sensible se mue en esclavagiste. Ainsi de l'inclination à la revanche à l'exercice de la tyrannie, la fillette s'évertue à étendre sa gloire par un commerce des plus lucratifs, la traite négrière, dont la valeur a fort heureusement varié. Roman tiré de la vie d'une célèbre esclavagiste, Nyarra Belly (mariée à Louis Lightburn, fondateur de la Slave Trading Family), « Les Ecumes de la rancoeur » offre un tableau représentatif de la traite négrière sévissant en Guinée au cours du XIXème siècle. Suffisamment critique pour ne pas virer au pugilat - ce qui n'est pas chose facile lorsque l'on aborde le sujet en question -, cette oeuvre s'immisce dans l'intimité d'une femme ambigüe dont la figure reste attachée à l'asservissement des noirs et entachée de la déportation d'au moins quatre mille Africains.

  • Journaliste dont la carrière s'annonce brillante, Zli se heurte aux premières grandes désillusions de sa profession. Le métier l'a déçu, écoeuré même parfois, lui rappelant sans cesse toutes les bassesses dont est capable l'homme. Dès lors, plus rien ne le retient et c'est dans l'espérance d'un renouveau qu'il décolle pour la France où une bourse lui permet de reprendre ses études et d'entamer un troisième cycle au sein de la plus renommée des universités: la Sorbonne. Son arrivée, son installation et la fréquentation du milieu estudiantin ne viendront cependant pas à bout de sa défiance naturelle envers ses congénères. Il suffira toutefois d'une seule personne pour changer la donne. Elle se nommera LeMoinot, médecin brillant de son état, recommandé par l'un de ses cousins. Entre l'étudiant et le docteur éclora alors une relation qui transcendera les cadres de la banale amitié.

  • On peut naître, vivre et mourir sans jamais s'être rencontré. Sans avoir connu les rares instants qui permettent de devenir vraiment soi-même. Mais il arrive aussi parfois qu'elles aient lieu, ces rencontres de soi, de l'autre et des autres. Le chemin peut alors être douloureux mais il est surtout libérateur. C'est ce qui le rend beau et c'est ce que vont découvrir Marc et Solène. Marc est Substitut du Procureur de la République du Mans et Solène a cessé de travailler pour élever leur fils Nathan, âgé de cinq mois. Leur couple traverse une crise, comme tant dautres à l'arrivée d'un enfant, mais Marc sent qu'il s'agit d'un mal plus profond en ce qui les concerne. Il ne se retrouve plus dans ce qu'il vit avec Solène et s'éloigne peu à peu d'elle, jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance de Lucie, une étudiante à l'existence agitée Schéma classique ? Pas si sûr, car cette rencontre inattendue va déclencher une série de bouleversements et changer à jamais le sens de leurs vies ! ""Un peu de temps pour aimer"" est un roman qui mérite pleinement le qualificatif rare d'humaniste. L'auteur y décrit avec finesse les doutes et les passages douloureux que traversent nombre de couples, à un moment ou à un autre de leur histoire. Il peint également avec sensibilité la délicate transition de l'adolescence à l'âge adulte, et le courage dont il faut parfois faire preuve pour surmonter des épreuves auxquelles rien ne vous a préparé. Cest un message d'espoir et de vie que transmet ce livre.

  • La femme en sept états

    Dominique Abel

    Oeuvre hybride, la Femme de ce livre se raconte en sept états; alternant roman poétique et solides réflexions sociologiques, la Femme voyage à travers sept histoires, sept corps. Dépassant les images qu'on lui impose, elle cherche son être au milieu des émotions qui la submergent. Prisonnière d'une domination masculine qui l'avait bridée pendant plusieurs siècles, elle s'efforce de faire jaillir la liberté qu'elle porte en elle; cette femme se construit, neuve, non pas contre les hommes, non pas selon leurs désirs, mais avec eux, d'égale à égal. Elle veut simplement ÊTRE en harmonisant féminin et masculin.

  • Ils sont fuyants, pluriels, chimères, évanescents, jamais tout à fait transparents. Ils - et elles -, ce sont ces êtres que tentent de circonscrire les nouvelles de D. Giroud. Ils s'appellent ainsi Hélène et Gino, Augustin et Anne, JFN ou Jessica. Des êtres qu'effleure une écriture qui se prête au jeu du mystère, qui évolue et danse autour d'eux, mais en se démultipliant, en empruntant les voies de la variation et de la rêverie, du pastiche ou de la mise en abyme. Fait de déviations et de bifurcations, parcouru de touches quasi impressionnistes et d'étranges miroitements, "Et dans les arbres passe le vent" se déploie tout autant dans la précision et le flou que permettent les styles mosaïque. S'il est question de la quête de personnages et de leur essence dans les nouvelles de D. Giroud, cette recherche ne prend jamais les formes de l'effraction et de l'inquisition. Il y a plutôt de la douceur et de la gaieté dans cette tentative de dire ces êtres insaisissables et parfois fantomatiques. Ira-t-on jusqu'à affirmer que l'auteur, plus que de les percer, finit par se laisser totalement imprégner par eux ? Ira-t-on jusqu'à dire que D. Giroud se fait protectrice de leur identité en biaisant ses approches ? Certainement si l'on en juge le caractère parfois autobiographique de ces textes.

  • Brèves d'apothicaire

    Jean Daniau

    Connaissez-vous l'étendue de ce que portent notre monde et notre temps : ses problèmes, ses engouements, ses peurs, ses obsessions, ses incongruités, ses contradictions, ses folies, sa violence et sa cruauté ? Sans doute en avez-vous au moins une idée et sans doute les reconnaîtrez-vous en lisant ce recueil dont le contenu explore l'humour des pharmaciens, révèle la solution d'une énigme née dans une librairie, côtoie le combat d'ouvriers pour maintenir leur usine textile, accompagne les fantasmes d'un tagueur, ceux d'un collectionneur original ou d'un écrivain en quête d'un éditeur. C'est un regard tout autant amusé qu'attendri que pose Jean Daniau sur ses personnages et, au-delà, sur nous-mêmes. Mettant en scène des êtres de tous horizons et de toutes conditions, en attente de reconnaissance ou de sérénité, courageux ou fragiles, humbles ou en lutte, disparus ou agissant dans le secret, ces nouvelles composent une galerie de portraits d'hommes et de femmes peints en traits chaleureux et légers, parfois riants ou compatissants. Jamais cruels ou désabusés car, en ces pages, la philanthropie est peut-être maître-mot.

  • Une famille nombreuse, deux parents, six enfants. À sa surface, des lézardes ordinaires?: les tensions entre frères et soeurs, les préférences des parents. Dessous, des fractures qui menacent déjà de faire s'effondrer cet édifice, et ce sera les parents qui se séparent, les soeurs qui rompent toute attache, celle qui succombe à l'alcool. Et encore plus profondément, les précipices sur lesquels tiennent miraculeusement les êtres. Des êtres comme Marie, la soeur qui apparemment mordait la vie, mais que l'on retrouva suicidée, laissant derrière elle des indices vite censurés, seuls éléments qui permettraient de comprendre l'incompréhensible. "Le Livre à écrire", titre qui sonne comme un impératif. Et en effet, il faut, pour Constance, briser les tabous, dégager la vérité de la couche des non-dits et secrets qui la recouvre. Un mouvement de creusage et d'extirpation qu'elle applique non seulement à elle-même, mais aussi à Marie, la soeur disparue et comme bâillonnée. Au dit d'une femme qui se regarde en face et se reconstruit après des deuils successifs s'entrelace ainsi une autopsie familiale tout autant douloureuse que nécessaire, dans ce roman tout entier soutenu par une écriture de la libération.

  • La laisse de mer

    Christine Pic-Gillard

    "La période d'écriture de ces nouvelles s'étale sur une quinzaine d'années. Elles forment un ensemble cohérent, même si chacune d'elle est une histoire différente et complète. Le fil conducteur qui relie ces histoires est la mort du fils de la protagoniste.
    Si le point de départ est bien réel - la mort dans la première nouvelle -, les autres récits sont presque entièrement fictionnels du point de vue factuel. Cependant, le temps réel écoulé entre la première et la dernière nouvelle fait partie de la narration dont le thème est, plus que la mort et l'absence, le silence, comme un écho assourdissant de la douleur qui isole la narratrice mais qu'elle va intégrer peu à peu, jusqu'à être capable d'un retour vers les autres. Ces nouvelles sont la laisse de mer de la douleur." À partir d'un thème - la disparition du fils -, C. Pic-Gillard tisse un recueil proche des variations, au sens le plus musical du terme. Autour de ce sujet principal gravitent, apparaissent et disparaissent même, d'un récit à l'autre, un certain nombre de motifs... parmi eux: le corps de l'enfant, la solitude, le meuble, mais encore une certaine fétichisation et la mer, déjà présente dans le précédent opus de C. Pic-Gillard. Et le lecteur de retrouver l'écriture troublante - parfois vénéneuse - et à fleur d'âme d'une auteure qui confirme son talent dans les formes littéraires brèves et intenses.

  • « ...j'ai dénombré des milliards d'"Homo sapiens" sur cette planète, objet de mon étude. Vous pouvez imaginer, dès à présent, la difficulté de mon analyse qui devra disséquer la complexité de cet environnement "noosphérique". Je vais donc essayer de vous proposer l'approche de mon analyse, en ayant comme objectif de mettre en exergue les éléments qui risquent de mettre en danger la planète Terre. Sa destruction pourrait en effet avoir des conséquences nuisibles sur l'équilibre actuel de notre univers et sur nos propres conditions d'existence. » Sommes-nous seuls dans l'univers ? Si non, que pourront penser les êtres extraterrestres de nous, Terriens ? Jean Coudert nous en donne ici un aperçu avec ce dialogue fictif entre un extraterrestre, qui analyse l'humanité, et un Terrien, qui lui répond. Roman de science-fiction aux frontières de l'essai, cet ouvrage aborde de manière subtile des sujets forts et d'actualité tels que l'environnement, les guerres, la discrimination et la robotique... Dialogue avec un extraterrestre nous invite à réfléchir à notre condition humaine, mais également à prendre conscience de la menace que l'homme représente pour la planète.

  • Bonheur retrouvé

    Bojana Kettler

    « Laura était timide, silencieuse, repliée sur elle-même. Coupée de ses racines, elle souffrait, se sentait parfois désorientée et avait besoin de trouver une utilité à sa propre vie. Malgré sa solitude profonde et l'obsession du néant, elle reprenait espoir en l'avenir proche, qui faisait disparaître l'incertitude la tête haute. Le temps semblait vouloir réussir une période impressionnante ces années-là, les plus belles et éblouissantes lumières dans la vie de Laura. Passionnée de langues, elle apprenait facilement. Mais parfois, malgré toutes ces belles choses - belles amitiés, l'amour fou pour Giovanni, les études qui se passaient bien, le travail sans problème -, Laura se méfiait du hasard qui parfois faisait bien les choses, parfois était ridicule et parfois tragique. » Habité par la figure humble et intransigeante de Laura, jeune Italienne expatriée en Suisse pour y poser les bases de son avenir, Bonheur retrouvé évoque les hauts et bas amoureux et amicaux de son héroïne. Malgré l'adversité et les désillusions, les drames et les ruptures, Laura n'aura de cesse de poursuivre son chemin, de cultiver ses rêves pour un jour, peut-être, les toucher du doigt. Composée par Bojana Kettler, une destinée féminine touchante et émouvante.

  • « Elle veut être seule pour souffrir, mais elle est effrayée par ce qui l'attend. Les autres mères du camp l'ont prévenue, sans adoucir leurs propos, au contraire... Pour faire preuve d'héroïsme, de courage, sans doute, comme on raconte une bataille gagnée. Elle attend Tania la vieille, celle qui assiste les femmes en couches, celle qui soigne et sait prononcer les paroles apaisantes. Kambi jette un coup d'oeil par la fenêtre entrouverte. Elle regarde les cyprès onduler doucement, elle entend des rires, des chants, des claquements de mains, des enfants qui se pour-suivent, des discussions. Comme elle les envie ! Qu'ils sont heureux, ceux-là, qui ne souffrent pas, insouciants, gais, bavards. Elle transpire. Ses longs cheveux noirs sont collés à ses tempes. Elle finit par hurler... » «La vie se termine en queue de poisson... Paradoxalement, pour moi, la vie grouille dans les cimetières. Je le ressens ainsi. Tous ces gens qui se pensaient si nécessaires, si importants, ont disparu. C'est la règle, personne n'y peut rien ! Tout passe : nos bonheurs, nos chagrins... tant mieux ! Certaines tombes m'ont intriguée : peu d'informations, vieillottes, originales, chargées ou sobres... J'ai tenté d'inventer quelques vies de leurs «habitant(e)s». » En guise d'hommage, l'auteur s'empare de l'inconnu pour réinventer des vies, nous offrant par là même une belle galerie de portraits qui, aussi fictifs soient-ils, frappent par leur justesse.

  • Les Chemins de X révèle un petit broussard d'Afrique Équatoriale Française qui réussit à s'arracher de son village pour emprunter des chemins divers soutenus, et réussira à se faire une place dans la chaîne sociale du monde moderne. Il doit cela d'abord à sa formation et son éducation africaines faites de rituels initiatiques et de conseils prodigués au jour le jour, en toutes circonstances et en tous lieux depuis sa prime enfance. S'y associent l'eau, le feu, la lune, le soleil, la forêt, les sentiers sinueux, rectilignes et accidentés et tous les chemins empruntés... Suivez X dans son voyage initiatique vers l'âge adulte. Avec un itinéraire semé d'embûches, des chemins sinueux et des personnages forts, l'auteur présente ici un roman d'apprentissage palpitant.

  • « D'un coup, la porte claque. «C'est mon époux, me dit madame Hortense, je vais vous le présenter.» Monsieur Henri entre dans la pièce : un magnifique loup gris à la fourrure dense et au torse argenté. Ses yeux jaune orangé tirant sur l'ambre me fixent, un moment surpris de notre présence. » Prendre le goûter au sein d'une famille de loups, c'est, en soi, un événement pour le moins extraordinaire. Mais quand cette après-midi particulière devient l'occasion de percer le secret qui entoure ce couple et ses petits, et, peut-être, de lever la malédiction qui les frappe, les choses prennent une tournure fantastique pour la jeune Rose qui assiste à l'inconcevable. Conte illustré où il est autant question de don de soi que de protection de la nature, d'abnégation que d'amour de la vie sauvage, Le Manoir des désespoirs du peintre creuse un peu plus le sillon fantastique de l'imaginaire de son auteure, Anne Raynaud.

empty