Gallimard

  • « Il y a une bête au Tibet que je poursuis depuis six ans, dit Munier.
    Elle vit sur les plateaux. Il faut de longues approches pour l'apercevoir.
    J'y retourne cet hiver, viens avec moi.
    - Qui est-ce ?
    - La panthère des neiges, dit-il.
    - Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je.
    - C'est ce qu'elle fait croire. »

  • Résistantes 1940-1944

    Dominique Missika

    Les femmes entrées en résistance de 1940 à 1944 ont longtemps été les oubliées de l'Histoire. De toutes origines et de tout âge, elles ont couru mille dangers. Certaines hébergent et sauvent les pourchassés, rédigent des journaux, confectionnent des faux papiers. D'autres espionnent, soignent les internés des camps, ravitaillent le maquis, fabriquent des explosifs. Il y a celles qui rejoignent Londres ou qui codent des messages pour la France libre. Aucune mission ne les effraie, elles montent des évasions, volent des armes, parfois les portent.
    Ce sont des combattantes de la liberté que la répression n'épargne pas. Nombreuses sont celles à avoir connu l'horreur de la prison et de la déportation.
    Grâce à de nombreuses photographies et archives inédites, l'historienne Dominique Missika redonne à ces femmes d'exception un visage et une voix.

  • Témoins privilégiés des événements de ces dernières décennies, le dessinateur Plantu et le photographe Reza ont imaginé près de quatre-vingts oeuvres, associant les dessins de l'un aux clichés de l'autre. Ces créations, commentées par les deux artistes, sont ici réunies pour la première fois.

  • C'est en 1946 que paraît en France Le Petit Prince, deux ans après la disparition de son auteur, Antoine de Saint-Exupéry. Depuis, ce conte philosophique aux illustrations emblématiques a fait le tour du monde, invitant les lecteurs à engager une réflexion profonde sur l'amitié, l'amour et le sens de la vie.Pour accompagner ce texte myrhique, à l'occasion du 75? anniversaire de la publication française, plus de 30 auteurs de bande dessinée rendent hommage au personnage le plus célèbre de la littérature. Parmi ces grandss artistes:Florence Cestac, Milo Manara, Moebius, Hugo Pratt, Albert Uderzo... Ils nous livrent leur propre interprétation du petit prince et témoignent de leur affection pour l'oeuvre de Saint-Exupéry, à l'image du dessinateur Joann Sfar, dont le parcours a été particulièrement marqué par ce récit. Dans un long entretien, ce dernier raconte ainsi comment, plusieurs décennies après Saint-Exupéry, il s'est emparé de son héros iconique pour en offrir une version personnelle d'une grande sensibilité.

  • Nous sommes dans une pièce de théâtre. On y tourne un film sur le Bartleby de Melville. Tous ceux que réunit le tournage ont une raison puissante et personnelle de participer à cette création.
    Ainsi Daniel Pennac nous invite-t-il, en rapprochant la figure de son propre frère de celle du fameux scribe, à visiter les coulisses du théâtre, du cinéma et l'atelier d'un grand écrivain.

  • François Truffaut, l'un des visages les plus célèbres de la Nouvelle Vague, le père d'Antoine Doinel, «l'homme qui aimait les actrices»...Disparu à l'âge de cinquante-deux ans, le cinéaste a laissé une oeuvre d'une diversité remarquable, dans laquelle, pourtant, certains thèmes comme l'amour ou l'enfance réapparaissent de façon récurrente.Des Quatre Cents Coups au Dernier Métro en passant par Jules et Jim ou La Nuit américaine, il a fait tourner les plus grands - Moreau, Deneuve, Ardant, Léaud bien sûr, Belmondo, Depardieu ou encore Trintignant, pour n'en citer que quelques-uns.Ses réalisations sont émaillées de repères autobiographiques. Ainsi, en nous racontant l'histoire de chacun de ses vingt-cinq films, Christine Masson et Laurent Delmas nous parlent-ils aussi de l'homme François Truffaut, faisant un lien permanent entre sa vie et son oeuvre.Cet ouvrage richement illustré est préfacé par Arnaud Desplechin qui, dans un texte d'une rare sensibilité, rend un magnifique hommage au réalisateur.

  • Après le grand succès succès de l'exposition « Icônes de l'art moderne. La collection Chtchoukine » le Fondation Louis Vuitton présente du 24 février au 25 juillet 2021 « Icônes de l'art moderne. La collection Morozov ». Les frères Mikhaïl et Ivan Morozov, hommes d'affaire moscovites, ont constitué une collection extraordinaire d'oeuvres d'art moderne d'artistes tels Picasso, Matisse, Gauguin, Van Gogh, Cézanne, Bonnard, Denis, Degas, ainsi que d'artistes russes (Vroubel, Chagall, Malevitch, Repine, Larionov, Serov...) Nationalisée lors de la révolution de 1917, la collection fut distribuée, après la Seconde Guerre mondiale, entre le musée de l'Ermitage (à Saint-Pétersbourg), le Musée des beaux- arts Pouchkine et la galerie Tretiakov (à Moscou). C'est grâce à la collaboration remarquable de ces musées russes que la Fondation Louis Vuitton présentera ces oeuvres. Il s'agit d'un événement artistique exceptionnel puisque jamais cet ensemble d'oeuvres n'a été présenté hors de Russie. Un dispositif spécial d'accueil du public sera mis en place dans la stricte application des recommandations sanitaires du gouvernement a?n de garantir la sécurité et la meilleure protection des visiteurs.

  • Légendes des réserves Nouv.

    «Cru. Parfois, sur la grille, seul un tableau respire, c'est Un atelier aux Batignolles de Fantin-Latour, et c'est fou de le voir ainsi, sans l'ennoblissement de la salle d'exposition, sans la mise en scène, l'éclairage, la distance, sans les voisins adéquats. La réalité de la toile y est plus puissante, sa surface plus présente, sa matière plus tangible. Comme si l'oeuvre était nue. Tout me paraît plus concret dans les réserves. Âpre et cru.»Maylis de KerangalInvités par le musée d'Orsay à revisiter ses collections, Maylis de Kerangal et Jean-Philippe Delhomme ont eu l'occasion d'arpenter les réserves de l'institution, lieu secret où sont conservées les oeuvres quand elles ne sont pas visibles du public.De leurs visites communes est né ce livre où les peintures de Jean-Philippe Delhomme font écho à un texte inédit de Maylis de Kerangal, témoignages de leurs impressions devant ces oeuvres en attente.

  • La saga des Camondo, de l'Inquisition espagnole au génocide nazi, n'est pas seulement un récit historique retraçant l'épopée de ces grands seigneurs séfarades. C'est aussi une méditation sur la solitude d'un homme abandonné par sa femme, inconsolé de la mort de son fils, qui consacra sa vie et sa fortune à reconstituer au coeur de la plaine Monceau une demeure aristocratique du XVIIIe siècle, devenue le musée Nissim de Camondo.

  • De Signac, on connaît les toiles colorées aux points minutieusement juxtaposés. On ignore davantage qu'il fut aussi un grand collectionneur, passionné et rigoureux.
    De Cézanne à Degas, de Pissarro à Seurat, de Luce à Matisse, les quelque 400 oeuvres qu'il a rassemblées racontent ses goûts et ses amitiés. Cet ouvrage en témoigne.

  • Juifs d'Orient Nouv.

    Plusieurs siècles avant le début de l'ère chrétienne, les juifs vivaient autour de la Méditerranée, le long des bords de l'Euphrate. Des siècles précédant l'avènement de l'islam aux premières dynasties du monde musulman, de l'expulsion des juifs d'Espagne en 1492 à l'essor de centres juifs dans l'Empire ottoman, et enfin de l'influence croissante de l'Europe dans le monde méditerranéen à l'exil des juifs du monde arabe, cet ouvrage met en lumière les expressions les plus signifiantes des cultures juives en terres d'islam et les échanges remarquables entre les deux communautés tout au long de l'histoire.

  • David Bowie : rainbowman, 1967-2016 Nouv.

    Coffret de deux volumes vendus ensemble, réunissant David Bowie Rainbowman 1967-1980 et David Bowie Rainbowman 1983-2016

  • « Il serait réducteur de considérer les photographies des traversées du désert, des prisons libyennes, des canots gonflables, des sauvetages en mer et des corps qui flottent sur l'eau comme des photos d'actualité ou des clichés militants. Tout cela nous concerne, tout cela constitue pour nous une information précieuse. Le message qui nous parvient peut devenir le carburant qui permettra de changer le cours des choses ou la pierre tombale qui signifiera leur fatale inévitabilité. À nous de choisir. » Roberto Saviano En 2017, Luigi Di Maio, l'un des leaders du Mouvement 5 étoiles italien, qualifie de « taxis de la mer » les navires affrétés par des ONG humanitaires pour des opérations de sauvetage en Méditerranée, leur reprochant d'encourager le phénomène migratoire. Ce livre est un témoignage en réaction à cette déclaration. Il dénonce la propagande et les mensonges sur l'immigration, à travers les paroles et les images de ceux qui ont vu, documenté, photographié et aidé

  • Quentin Blake : une année de dessins Nouv.

    Quentin Blake est l'un des plus grands illustrateurs de notre époque. Il a tout au long de sa vie produit des milliers de dessins pour des livres qui ont fait sa renommée mondiale. Dans le même temps, un flot continu d'oeuvres personnelles lui a permis d'approfondir les thèmes qui lui sont chers.La crise sanitaire et un confinement, de mars 2020 à février 2021, ont donné à l'artiste anglais l'occasion de laisser jaillir cette créativité débordante. Sujets, approches, ton:son talent s'est exprimé dans toute sa diversité, à travers de nombreuses séquences réalisées avec les matériaux du bord - plume, stylo à bille, pastels gras... - sur le papier qui était à portée de main, dans le fauteuil en osier de son atelier ou depuis son lit.Cet ouvrage propose une sélection chronologique de dessins réalisés au cours de cette année, des séries qui n'étaient pas destinées à la publication et presque toutes inédites. La grâce, la fantaisie et l'humour, la profondeur de Quentin Blake s'y exprime en toute liberté.

  • Avec Bacon

    Franck Maubert

    «Francis Bacon incarne, plus que tout autre artiste, "la" peinture. Il est l'homme le plus extraordinaire qu'il m'ait été donné de connaître. Dans les années 1980, je l'ai rencontré à plusieurs reprises. À Londres, tout d'abord, dans son atelier de South Kensington, puis en diverses occasions, lors de ses passages à Paris. Nous conversions aussi parfois au téléphone, tôt le matin. Il parlait en toute liberté, sans tabou, de tout et de choses sans importance. Bacon adorait parler, parler l'excitait.
    Je l'observais, l'enregistrais, prenais des notes, rien ne le gênait.
    Rendez-vous dans son atelier, dans les restaurants, les bars londoniens ou parisiens, de jour comme de nuit, à discuter, boire, manger, jouer : ce livre retrace ces moments rares partagés avec Bacon, joyeux nihiliste, et éclaire l'homme exquis qu'il fut, loin de sa réputation de "monstre"».
    Franck Maubert.

  • Journal 1894-1909 : édition de Charlotte Hellman Nouv.

    Lorsque Paul Signac (1863-1935) commence son Journal, en 1894, il est installé à Saint-Tropez, petit village découvert après la mort de Georges Seurat, fondateur du néo-impressionnisme, dont il veut poursuivre l'héritage. Alors qu'il est à un "tournant" de sa carrière et que l'art qu'il défend est peu considéré, la France subit une vague d'attentats anarchistes. Lui-même proche de certains des accusés du "procès des Trente", il est amené à parler presque autant de politique que de peinture.Il en sera ainsi tout au long de son Journal, au cours duquel se succèdent les crises que traverse une Ill? République encore jeune, en particulier l'affaire Dreyfus, en toile de fond des combats intellectuels et picturaux de Signac.Héraut du néo-impressionnisme, l'artiste était aussi un théoricien d'art respecté et un homme engagé. Tenté par la carrière d'écrivain dans sa jeunesse, il ne mâche ni ses mots ni sa pensée. Même lorsqu'il réfléchit sur l'histoire de l'art et sur la peinture, ses propos demeurent accessibles au grand public, qui découvre au fil des pages un homme aussi sportif qu'intellectuel, maniant la barre de son bateau avec la même exigence que pour son pinceau et sa plume.

  • Des accumulations des tombeaux égyptiens ou chinois et des trésors royaux jusqu'à notre Louvre d'aujourd'hui, entre autres lieux, il faudra du temps pour que le musée trouve sa forme et sa fonction de conservation, d'étude et d'exposition des objets. Or, une histoire mondiale des musées, à la fois politique, sociale et culturelle, n'a encore jamais été écrite. La voici : Le Musée, une histoire mondiale, en trois tomes qui paraîtront sur deux ans.
    Le premier volume de cette monumentale entreprise, Du trésor au musée, part d'un passé éloigné pour arriver à la création de l'institution appelée "musée" , inventée en Italie à la fin du XV ? siècle, gagnant toute l'Europe au XVIII ? . Une histoire faite de dons et de marchandises, de vols et de pillages, de guerres et de diplomatie. Et aussi d'architecture, de manière de contempler et de manier les objets, de problèmes juridiques et d'organisation, avant les vastes débats d'exposition, d'éclairage, d'accrochage qui suivront.
    Une histoire d'art, mais aussi de commerce, de savoirs, de techniques. La richesse de l'illustration qui s'appuie sur un texte lumineux donneront envie à tout en chacun de retourner enfin dans ce "lieu bien étrange , comme le déclare Krzysztof Pomian en ouverture de son ouvrage : le musée.

  • Quand les Essais d'iconologie sont réunis pour la première fois, en 1939, l'histoire de l'art est encore dominée par des explications psychologiques et esthétiques, voire réduite à une simple description iconographique. C'est en approfondissant les démarches de ses maîtres Ernst Cassirer et Aby Warburg qu'Erwin Panofsky parvient à lui offrir son statut contemporain de science d'interprétation.
    À partir d'un corpus d'oeuvres picturales traversant plusieurs siècles du Moyen Âge à la Renaissance, l'historien retrace les métamorphoses des traditions antiques : le temps, l'amour, la mort ou la genèse du monde ; il met au jour de petites odyssées étranges et savantes, dont les épisodes consistent en fusions et confusions de concepts et d'images, en malentendus, oublis, et renaissances de toute sorte.
    En décodant ces petites « résurrections » humanistes, Panofsky donne accès à une compréhension de la chimie artistique où la pensée imageante prend le pas sur la pensée discursive.

  • Salammbô

    Collectif

    « C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar. » La première phrase de Salammbô, roman de Gustave Flaubert publié en 1862, a marqué pour des générations de lecteurs le début d'une expérience unique. Dans une tentative démiurgique de restituer la cité perdue, l'écrivain met en scène les passions humaines et donne naissance à un tourbillon d'images et de sensations qui déchaîneront l'imaginaire des artistes de la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours.
    Peintres, sculpteurs, photographes, musiciens, cinéastes, auteurs de bande dessinée : tous s'emparent de Salammbô pour transposer les mots que Flaubert ne voulait pourtant pas voir illustrés. A l'occasion du bicentenaire de la naissance de l'écrivain, cet ouvrage et l'exposition qu'il accompagne entreprennent de révéler la portée considérable de ce chef-doede la littérature moderne et son héritage dans l'histoire de la Méditerranée.

  • Des accumulations des tombeaux égyptiens ou chinois et des trésors royaux jusqu'à notre Louvre d'aujourd'hui, entre autres lieux, il faudra du temps pour que le musée trouve sa forme et sa fonction de conservation, d'étude et d'exposition des objets. Or, une histoire mondiale des musées, à la fois politique, sociale et culturelle, n'a encore jamais été écrite. La voici : Le Musée, une histoire mondiale, en trois tomes qui paraîtront sur deux ans.
    Le premier volume de cette monumentale entreprise, Du trésor au musée, part d'un passé éloigné pour arriver à la création de l'institution appelée «musée», inventée en Italie à la fin du XVe siècle, gagnant toute l'Europe au XVIIIe. Une histoire faite de dons et de marchandises, de vols et de pillages, de guerres et de diplomatie. Et aussi d'architecture, de manière de contempler et de manier les objets, de problèmes juridiques et d'organisation, avant les vastes débats d'exposition, d'éclairage, d'accrochage qui suivront. Une histoire d'art, mais aussi de commerce, de savoirs, de techniques.
    La richesse de l'illustration qui s'appuie sur un texte lumineux donneront envie à tout en chacun de retourner enfin dans ce «lieu bien étrange , comme le déclare Krzysztof Pomian en ouverture de son ouvrage : le musée.

  • Chaissac et CoBrA : sous le signe du serpent Nouv.

    Bien qu'ils ne se soient jamais rencontrés, les artistes du groupe CoBrA (actif entre 1948 et 1951) et le peintre Gaston Chaissac (1910-1964) partagent une même vision créatrice. Rejetant le savoir et l'apprentissage, ils privilégient un art basé sur l'imagination et la spontanéité.Si les premiers témoignent de la vitalité de la scène nordique, dont ils sont originaires - le nom de CoBrA reprenant les premières lettres des villes de résidence des membres du groupe (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam) -, c'est pourtant dans la capitale française que nombre d'entre eux s'établiront et se feront connaître. Leurs audaces formelles et chromatiques, à travers les références aux arts premiers ou aux dessins d'enfants, trouvent un écho dans l'oeuvre du marginal autodidacte qu'est Gaston Chaissac. Ce dernier, admiré par Jean Dubuffet, fut encouragé à dessiner par le peintre Otto Freundlich et développa une oeuvre très originale, multipliant les expériences picturales aux graphismes affirmés sur des matériaux récupérés, ainsi qu'un important corpus épistolaire et poétique. Chez ces artistes - réunis pour la première fois -, l'intensité des couleurs associée à une énergie linéaire instinctive donnent lieu à une expressivité presque magique, où la forme serpentine se complaît souvent.

  • On doit à Yves Michaud une analyse fondamentale de l'évolution contemporaine de l'Art.
    Dans le domaine des arts visuels qu'on appelle Art, nous sommes passés d'oeuvres (traditionnellement tableaux et sculptures) à des installations, des environnements, des dispositifs multimédias qui enveloppent le spectateur dans des expériences multi-sensorielles. Telle est la « vaporisation de l'art », son passage à l'état gazeux.
    La seconde évolution, que décrit cet ouvrage, « le triomphe de l'esthétique », c'est le mouvement d'esthétisation générale de nos milieux de vie.
    Il faut que tout soit « luxe, calme et volupté », plaisant, charmant, lisse, agréable, ou encore excitant, intéressant dans le registre couramment appelé « esthétique ».
    L'apparition au cours du XVIIIe siècle du concept d'esthétique fut indissociable du changement des expériences que donnaient les arts et de nouvelles formes de la sensibilité.
    Il en va de même aujourd'hui.
    L'expérience esthétique a changé : de frontale elle est devenue atmosphérique et se fait sous le signe du plaisir, du sensible et de l'éprouvé.
    Nous sommes en présence d'une révolution sensible qui rend indispensable une révolution dans « la théorie esthétique », mais la révolution de la sensibilité hyper-esthétique est encore plus importante que celle de la théorie.
    Le monde des atmosphères n'est plus celui de la perception esthétique.
    Le monde du Grand Art est mort et bien mort.

  • Pour les plus grands peintres français du Grand Siècle, Nicolas Poussin, Georges de La Tour, les frères Le Nain, Claude Lorrain, Charles Le Brun, Eustache Le Sueur, Valentin de Boulogne, Laurent de La Hyre ou Simon Vouet, le musée du Louvre est le point de départ obligé de toute étude. Le présent catalogue réunit la totalité de la collection de peintures françaises du XVIIe siècle du musée du Louvre, soit six cent vingt-six tableaux, avec des textes très détaillés pour les plus grands chefs-d'oeuvre, plus succincts pour les toiles d'un rang inférieur. Les reproductions sont elles aussi hiérarchisées, mettant en valeur les peintures les plus importantes, sans renoncer pour autant à l'exhaustivité. L'introduction présente l'histoire de cette collection exceptionnelle et de sa présentation au sein du palais, de la Grande Galerie en 1793 jusqu'aux salles Richelieu et Sully aujourd'hui.

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