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  • «Ce n'est pas trahir ses convictions humanistes que de faire le départ entre le réel et l'utopie ; ce n'est pas renoncer à ses idéaux que de prendre en compte ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.»
    Didier Leschi

    Il n'est pas de jour qu'un sinistre événement, une image bouleversante, une crise internationale ne nous le rappelle : la question du sort réservé aux migrants est cruciale. Il y a ceux pour qui la France devient une passoire exposée à l'invasion d'étrangers indésirables et qui veulent «suspendre l'immigration» ; et il y a ceux, moins nombreux, pour qui notre pays devient, comme l'Europe elle-même, une «forteresse», manquant à tout devoir d'humanité. C'est à ces deux tendances opposées que s'adresse tour à tour la présente mise au point de Didier Leschi, directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en plaçant chacun devant la réalité des faits et des pratiques - sans pour autant mettre au même plan ce qui relève de la démagogie, et parfois de la haine de l'autre, et ce qui témoigne, à la manière du «Fratelli tutti» du pape François, d'une noblesse d'âme et d'un haut sentiment de la fraternité humaine.

  • «Tout en toi pue la France. Plus d'une fois, mon visage a essuyé la violence de ce crachat. On m'a traitée en paria sous les injures et les coups. Si j'ai décidé de devenir française, c'est par amour pour la France, ses valeurs, ses traditions, sa culture, son passé, et c'est précisément ce qu'on me reproche. En faisant ce choix, je suis devenue Claire, le prénom de la honte.»
    Fille d'immigrés turcs, Çigdem Koç, devenue Claire Koç en 2008, va vivre un enfer. Famille, amis, collègues, tous l'accusent d'avoir trahi ses origines. À travers ce témoignage sidérant et unique, l'auteur dénonce l'échec de l'assimilation à la française.
    Une plongée au coeur du rejet du modèle républicain.

  • 60 idées fausses sur les migrations décryptées et déconstruites, pour sortir des discours qui laissent croire qu'une politique d'accueil est impossible.

    Dans le contexte particulier de la prochaine campagne présidentielle, les discours d'inquiétude et de crispation, voire de rejet, à l'égard des migrants, réfugiés, exilés et étrangers, risquent d'occuper une large partie de l'espace médiatique. Il est indispensable de répondre à ces discours, ce qui suppose dans un premier temps de les écouter et de les décrypter. C'est ce que cet ouvrage propose de faire : il examine et analyse les préjugés, les représentations fausses et les idées reçues sur les migrations, afin de les déconstruire point par point.
    En réponse aux détracteurs de toute politique d'accueil, mais aussi à tous ceux qui hésitent ou qui s'inquiètent, ce livre propose un tour d'horizon des migrations en mettant à la disposition des lecteurs un très grand nombre d'informations, de chiffres, de données et de faits. Organisé par thématiques et rédigé dans un style très accessible, l'ouvrage s'attache à prendre le contrepied de 60 idées fausses, pour convaincre que l'accueil des exilés est non seulement possible, mais surtout souhaitable.
    Ce livre est réalisé en partenariat avec une vingtaine d'associations et d'organisations impliquées sur la question des migrations.

  • Nadege Beausson-Diagne - Mata Gabin - Maïmouna Gueye - Eye Haïdara - Rachel Khan - Aïssa Maïga - Sara Martins - Marie-Philomène NGA - Sabine Pakora - Firmine Richard - Sonia Rolland - Magaajyia Silberfeld - Shirley Souagnon - Assa Sylla - Karidja Touré - France Zobda
    Stéréotypes, racisme et diversité : 16 actrices témoignent

  • Enfants ou adolescents, majoritairement issus de l'Afghanistan, de la République démocratique du Congo (RDC) et de la Guinée, ils ont fui la guerre, les violences ou les discriminations. Ils ont mis leur vie en danger lors de parcours migratoires périlleux.
    L'ambition de ce livre est de leur donner un visage et une voix, au travers de 11 récits personnels. Dans ces témoignages bruts, ils livrent des fragments de leur histoire : leur vie quotidienne dans leur pays d'origine, la situation qui a déclenché le départ, leur parcours, leur arrivée en France, leurs rencontres.
    Malmenés par l'exil et le labyrinthe administratif français, ils parviennent parfois, petit à petit, à se reconstruire, à être de simples adolescents, à ne plus avoir peur.
    /> Cet epub enrichi nous fait entrer dans les 11 récits des jeunes via un planisphère, en choisissant un des points de départ géographique. À la fin de chaque chapitre une cartographie narrative dynamique permet de rendre visibles les grandes étapes de leur itinéraire, parfois fou, et de suivre leur parcours (lieu de départ, raisons du départ, pays traversés, moyens de transport, etc.).

  • La gestion des migrations, à l'heure du changement climatique et des crises démocratiques, est un défi de plus en plus central.
    Les migrations sont à la fois une réalité et un fantasme. Elles font l'objet d'enjeux politiques plus que sociaux ou économiques et sont devenues un axe de marketing électoral. Dans un contexte de dérèglement climatique et de crises démocratiques, la gestion des migrations va prendre une place de plus en plus centrale. D'où l'importance d'aborder la question de l'accueil sans arrières-pensées politiciennes ni démagogie. En s'appuyant sur des travaux d'experts, sur des études et des rapports d'institutions internationales et d'associations, ce livre a pour objet de déconstruire les principales idées reçues sur les migrations et d'avancer des propositions destinées à répondre aux enjeux et défis. Comment se résigner à ce que la Méditerranée devienne un cimetière ? Notre politique migratoire, à la fois inhumaine et indigne, est aussi comme nous le démontrons dans ce livre, inefficace et coûteuse, aussi bien socialement qu'économiquement. Son impasse est totale et après des décennies d'intoxication idéologique, c'est à un véritable renversement de perspective que cet ouvrage nous invite. Comme l'atteste leur histoire, les migrations sont aussi une richesse sociale, culturelle et économique.
    Cet ouvrage fait la chasse aux idées reçues et propose des réponses aux enjeux et défis migratoires, tant au moyen de travaux d'experts que d'études et de rapports d'institutions internationales et d'associations.
    EXTRAIT
    Et comment se résigner à ce que la Méditerranée soit un cimetière ? La politique migratoire actuelle est à la fois violente, inhumaine et indigne, mais en plus, comme nous le démontrons dans ce livre, inopérante et néfaste, socialement et économiquement. Pourtant les migrations peuvent aussi être une richesse, sociale, culturelle et économique, comme leur histoire en France l'atteste. À condition bien sûr, de n'être ni dans le fantasme ni dans le déni et de ne pas se contenter d'une grille de lecture sécuritaire ou identitaire simpliste. Alors quelles politiques et attitudes adopter vis-à-vis de la migration mais aussi vis-à-vis des immigrés ? Les positions de principe ne suffisent pas. Elles sont malheureusement trop souvent utilisées comme un alibi de bonne conscience. Il nous faut aussi expliciter quelle pourrait être la mise en oeuvre de ces principes : quels accompagnements et quel travail avec les personnes migrantes, quels dispositifs d'accueil et d'intégration, quelles voies voulons-nous emprunter, quelles législations proposer et quels moyens sommes-nous prêts à y consacrer. Pour les principes, nous avons une référence claire. C'est l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 : Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État - Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. Mais La France, pays dit des droits de l'Homme, ne respecte pas cet engagement qu'elle a, comme beaucoup d'autres pays, pourtant signé il y a plus de soixante-dix ans. Pas plus qu'elle ne respecte vraiment d'autres textes, comme la Convention européenne des droits de l'homme ou encore la Convention internationale des droits de l'enfant, pour ne citer que les plus emblématiques.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia est une coopérative d'éducation populaire qui vise à élaborer un projet de société solidaire et convivial, écologiquement soutenable, dont l'objectif est le Buen Vivir. Après les Sans papiers, le Nucléaire, le Travail, l'Alimentation, les Communs et la Démocratie, le Mouvement Utopia a consacré un temps important de sa réflexion collective aux Migrations.

  • Depuis le milieu des années 2000, un mot s'est immiscé dans le débat : islamisation. Les musulmans, dont la population s'accroîtrait dangereusement, chercheraient à submerger numériquement et culturellement l'Europe. L'imaginaire du complot déborde ainsi

  • Un jour de mai 1999, le Haut Commissariat aux réfugiés proposait à Smaïn Laacher, sociologue connu pour ses travaux sur l'immigration et les déplacements de populations, d'être un de ses représentants auprès de ce qui deviendrait la Cour nationale du droit d'asile. Il s'agit d'être un des deux juges assesseurs qui, avec le juge président, constituent la "formation" chargée d'étudier l'ultime recours des requérants déboutés du droit d'asile en première instance.
    Durant une quinzaine d'années, Smaïn Laacher est au coeur de l'institution qui applique la politique souveraine du droit d'asile. Une application pragmatique, selon l'évaluation par les juges de la véracité du dossier, mais qui souvent a conscience de sa fragilité : comment juger, c'est-à-dire décider du destin d'une femme ou d'un homme qui, le plus habituellement, ne parle pas le français, mais doit emporter l'intime conviction de la formation que sa vie est en danger dans son pays d'origine ? Il faut que les juges se forgent une opinion alors que les faits supposés se sont déroulés à des milliers de kilomètres, sans véritables témoins ni preuves, et dans un contexte de spécificités religieuses, culturelles ou linguistiques que seuls des anthropologues
    de terrain pourraient appréhender.
    Comment savoir ce que furent réellement les épreuves subies par les requérants quand les femmes tairont, en particulier, les violences dont elles ont été les victimes ? Que les réfugiés racontent souvent un même récit dont d'autres requérants leur ont dit que c'est celui-ci et pas un autre que les juges attendent et entendent ? Qu'est-ce qu'une preuve lorsque le juge doit se fonder sur la seule bonne foi de celui qui demande ?
    Smaïn Laacher nous conduit dans les arcanes du droit d'asile. Mille et une questions y assaillent les juges comme en témoigne ce document exceptionnel sur une justice qui est rendue en votre nom.

  • Quatre-vingt-treize : la Seine Saint-Denis est la figure des transformations révolutionnaires que connaît la France contemporaine. Un département dans lequel l'importance de la présence musulmane s'inscrit au cur des bouleversements de la démographie et de l'immigration, de la marche forcée de la désindustrialisation à la haute technologie, de la persistance du chômage, d'une intégration sociale difficile à mettre en uvre mais aussi de la percée des nouvelles générations dans le champ politique, culturel ou économique. Ces contrastes très accusés sont l'une des caractéristiques les plus saillantes et les moins connues de l'islam de France. C'est cela que nous donne à voir Quatre-vingt-treize, en partageant avec le lecteur l'expérience du terrain au quotidien, depuis les mosquées et les HLM jusqu'aux lambris des palais de la République, et la perspective historique de trois décennies écoulées, à travers l'islam des 'darons', des Frères et des jeunes. Entre la tentation salafiste et la participation aux élections, le halal et l'internet, l'islam de France déploie une multiplicité de facettes qui s'inscrivent dans une citoyenneté encore inaccomplie, comme l'illustrent ces deux extrêmes opposés que sont la composition de l'équipe de France de football et celle de l'Assemblée nationale.
    Quatre-vingt-treize apporte des connaissances inédites et de première main au débat de fond qui traverse notre société sur la participation de l'islam à la construction de son identité plurielle dans un univers globalisé.

  • Entre la peur et compassion, entre le besoin de sécurité, de limites et de frontières d'une part, et le sentiment d'un devoir de sauvetage des victimes d'un monde chaotique d'autre part, y a-t-il place pour un principe partagé, universel, qui ferait des migrants, plutôt qu'un problème, une cause pour tous, au sens d'une épreuve qui nous tire en avant, vers la compréhension et le désir d'un monde commun ?

  • En France, tout le monde ou presque se croit antiraciste. Pourtant les discriminations se perpétuent, de génération en génération, et les discours mettant violemment en cause les minorités se propagent en toute impunité. La mécanique raciste démonte les rouages de ce racisme systémique et en décortique les pièges. L'" intégration ", le " vivre-ensemble " et autres mascottes de l'antiracisme d'État, plaide Pierre Tevanian, sont des leurres qui minent une nécessaire politique d'égalité. Tout le monde ou presque se dit antiraciste. Pourtant, les discriminations se perpétuent dans des proportions massives, et en toute impunité. La Mécanique raciste met à nu, chiffres à l'appui, cette remarquable contradiction. À rebours des discours complaisants faisant du racisme une simple pathologie individuelle ou un réflexe de " peur de l'autre " naturel et compréhensible, Pierre Tevanian souligne son caractère systémique et son enracinement dans notre culture. Soucieux de " connaître pour mieux combattre ", il prend le racisme au sérieux et analyse ses ressorts logiques, esthétiques et éthiques, comme il est d'usage de le faire pour tout système philosophique - à ceci près qu'il s'agit ici de déconstruire une manière perverse de raisonner, de percevoir l'autre et de se concevoir soi-même. L'objectif de ce livre n'est pas tant de " retourner " des racistes convaincus que de questionner et armer l'antiracisme. À l'heure où se construit un consensus phobique autour du " voile islamique ", du " problème des Rroms " et de la " crise migratoire ", il constitue un outil précieux. Concis, précis, implacable, il démasque le " racisme vertueux " des bons " républicains " et démonte les faux-semblants de l'" antiracisme d'État " - la " tolérance ", l'" intégration ", le " vivre-ensemble " - pour nous ramener à l'essentiel : une question simple mais sans cesse évacuée, celle de l'égalité.

  • En France, les sujets liés à l'immigration se succèdent en rafale : crise des réfugiés, débats sur l'islam et la laïcité, mises en cause du droit du sol, de la double nationalité ou du regroupement familial, sans compter les milliers de fugitifs qui tentent, souvent au prix de leur vie, de rejoindre l'Europe. Dans ce livre salutaire, François Héran décortique les grands arguments de ce débat sur l'immigration et le remet en perspective, dans ses dimensions à la fois démographiques et politiques.
    En France, les " problèmes de l'immigration " se succèdent en rafale, dans un débat récurrent attisé par les cycles de la vie politique et en particulier le rythme de la présidentielle : crise des réfugiés, islam et laïcité, droit du sol, double nationalité, regroupement familial, " jungle " de Calais...
    François Héran replace les arguments de ce débat dans une perspective démographique et politique. Il revient notamment sur l'ère Sarkozy : neuf années de mainmise sur la politique migratoire de la France, mais pour quel bilan ? Abandon de la politique d'" immigration choisie ", persistance de l'immigration dite " subie " mais légale : en fin de compte, une personne sur quatre vivant en France est immigrée ou enfant d'immigré. Le volontarisme ultra rêve encore, cependant, de faire sauter le verrou des droits fondamentaux.
    Soulignant le progrès des connaissances sur l'immigration, l'auteur réfute les erreurs grossières de certains politiques (Marine Le Pen en tête) et essayistes médiatiques (tel Éric Zemmour). Il revisite la question de la citoyenneté : " droit du sang " et " droit du sol " sont en fait deux versions d'un même droit, le droit du temps. Sans occulter les obstacles à l'intégration, il la montre aussi à l'oeuvre, comme dans ce gymnase de banlieue où chacun, sans distinction d'origines et de croyances, vient donner son sang, peu importe à qui.
    Au final, une approche sereine et réaliste. Ni pour ni contre l'immigration : avec elle, tout simplement.

  • L'islam est devenu une religion française. Parce que c'est la première religion pratiquée de France. Parce que les musulmans de France sont français pour les trois quarts d'entre eux. Parce que la France peut être une terre fertile pour le renouveau théologique et intellectuel dont l'islam a tant besoin. La religion musulmane enfin est un problème français parce que c'est au nom d'Allah que le terrorisme frappe la France ou que certains tentent d'imposer une vision du monde alternative au projet républicain.
    Le livre d'Hakim El Karoui explore les pratiques, les croyances et les comportements des musulmans de France, grâce à l'exploitation minutieuse de la grande enquête réalisée en 2016 par l'Institut Montaigne. Il décortique la stratégie de diffusion de l'islamisme et les ressorts de son succès. Il analyse enfin les mécanismes qui conduisent petit à petit intellectuels et commentateurs à tomber dans les pièges des islamistes : réduire l'islam à l'islamisme pour encore et toujours imposer une seule et unique vision de l'islam.
    Il y a pourtant une voie, explorée dans ce livre, qui doit permettre à l'islam de trouver sa place sereinement dans la République grâce à une nouvelle génération qui émerge peu à peu, fruit de l'assimilation à la française, ici réhabilitée. C'est cette nouvelle génération qui doit mener la contre-insurrection culturelle dont l'islam a besoin, en France bien sûr, mais aussi dans le monde musulman.

  • " Ça fait débat ! ", la nouvelle collection de livres "pour les Nuls' dirigée par Olivier Duhamel, qui décryptent les sujets d'actualité brûlants.
    Y-a-t-il de plus en plus de migrants ? La population européenne va-t-elle être remplacée ? Le modèle d'intégration français marche-t-il ? L'immigration crée-t-elle du chômage ? L'immigration coûte-t-elle chère ? Quelle est la stratégie européenne à long terme en matière d'accueil des migrants?
    Autant de questions délicates qui ponctuent le débat sur l'immigration depuis quelques années, et auxquelles la spécialiste des questions migratoires Catherine Withol de Wenden apporte des éléments de réponse.
    Fidèle à l'esprit des Nuls, cette nouvelle collection propose d'aider les lecteurs et lectrices à comprendre les enjeux des grands débats d'aujourd'hui et à se faire une opinion.
    Sur chaque sujet, un expert contextualise le débat puis expose les points de vue contradictoires d'une manière simple et pédagogique de façon impartiale.

  • Simon et Julie, sénégalais, mariés, ont un fils au pays et deux enfants à Paris : sans papiers pendant huit ans, ils sont régularisés au motif de leur "vie privée et familiale". Hortense, philippine, mère célibataire d'une fille née à Paris, a vécu durant huit ans sans papiers avant d'être régularisée pour "cinq ans de présence prouvée et un enfant scolarisé depuis au moins trois ans". Comment parler parenté et faire famille dans la situation d'une migration immobilisée ? Comment le dispositif juridique infléchit-il la vie privée ? Pour répondre à ces questions, l'auteure a enquêté pendant une dizaine d'années, sur le terrain, au plus près des migrantes et des migrants. Parenté sans papiers est le fruit de ce travail.

  • Peut-on réfléchir, avec calme et probité, aux questions que pose limmigration ?Un pays comme la France peut-il garder le contrôle des flux migratoires sans renoncer pour autant aux principes dhospitalité et douverture qui font partie de son identité ?Sur

  • « Je ne suis pas prêtre pour donner des leçons, ni pour faire la morale, je suis devenu prêtre pour que tout homme puisse entendre cette bonne nouvelle : chaque existence est infiniment aimée de Dieu.
    Ce qui me navre aujourd'hui, ce qui me met en colère lorsque j'observe les conditions de vie de ceux qui arrivent sur notre territoire et les réponses que nous leur apportons, ce sont ces discours qui atrophient nos coeurs. Chacun doit chercher des solutions pour faire une place à celui qui est sur notre sol. Il s'agit de dignité. De la leur. De la nôtre aussi.
    C'est à la société civile - où les religions, et bien sûr l'Église catholique, ont une place singulière - de prendre le relais pour défendre le droit des migrants. Il faut que des voix s'élèvent... »

  • Des migrants fuyant la misère, les persécutions ou le changement climatique : telle est l'image qu'on nous renvoie sans cesse. Mais les migrants sont aussi, de plus en plus, des personnes compétentes et diplômées... L'homme migre depuis son apparition sur Terre - et ça lui a réussi. Le désir de changer de pays n'a jamais été aussi répandu qu'aujourd'hui. Contrairement aux idées reçues, les murs et les barrières que dressent les nations ne bloquent pas les migrants, mais les sélectionnent. Un nouvel équilibre mondial des compétences se met irrésistiblement en place. À rebours des fantasmes occidentaux contemporains sur l'«invasion» des migrants, Hervé Le Bras nous invite à poser sur les migrations un regard neuf, impartial et salutaire.

  • L'inquiétude produite par les attentats récents et par le départ de centaines de jeunes vers la Syrie a suscité un déferlement d'analyses, dont le caractère foisonnant masque l'absence quasi complète de données à grande échelle sur ceux qui épousent la cause djihadiste.
    C'est cette lacune que vient combler cette enquête, la plus fouillée à ce jour sur le sujet. Fondée sur l'étude systématique de 133 dossiers judiciaires de mineurs poursuivis pour des affaires de terrorisme ou signalés pour " radicalisation ", elle permet d'appréhender la manière dont les situations familiales, les relations avec les institutions, les cursus scolaires ou la socialisation entre pairs façonnent les appropriations de l'idéologie djihadiste.
    L'enquête révèle ainsi des types de radicalité différents, de la rébellion contre les familles ou les institutions à un engagement pour faire advenir une nouvelle utopie politique et religieuse. À rebours des clichés sur les " délinquants terroristes ", cet engagement peut aussi concerner des jeunes issus de familles stables, doués à l'école et sans passé judiciaire. De façon troublante, c'est aussi le rôle que les réponses institutionnelles peuvent parfois jouer dans les passages à l'acte que ce travail capital met au jour.
    Laurent Bonelli est maître de conférences en science politique de l'université de Paris-Nanterre.
    Fabien Carrié est docteur en science politique de l'université de Paris-Nanterre.
    Tous deux sont membres de l'Institut des sciences sociales du politique (UMR 7220).

  • Cet ouvrage tente de mieux saisir ce que signifie l'identité de la France, en reprenant les critères qu'Ernest Renan avait passés en revue : race, moeurs, religion, langue. Mais il explique surtout que c'est un dernier critère, celui de la culture, qui ouvre l'identité sur le monde.

  • La question des migrants est aujourd'hui une des plus polémiques qui soit, à la fois dans l'ensemble de notre société marquée par une forte insécurité culturelle, mais aussi au sein du christianisme où, malgré l'engagement des différents papes et les injonctions bibliques, elle reste âprement débattue.

    Parti aux quatre coins de la France, Pierre Jova a voulu, au-delà des discours, rendre compte de la réalité. De Briançon à Dunkerque, en passant par Paris, Lyon, Lille, Reims, ou au coeur de la France rurale, dans des abbayes perdues dans la campagne, il a rencontré des « migrants », ces êtres humains qui ont un visage, un passé, et sont en quête d'un avenir. Il a aussi interrogé ceux qui - bénévoles laïcs, prêtres ou pasteurs, mais également hauts fonctionnaires, militaires et même militants FN - les aident au quotidien, ainsi que ceux qui sont hostiles à leur venue, donnant la parole à chacun, dans le respect de chaque histoire et de toutes les convictions. Cette enquête de terrain sans précédent montre à la fois la complexité des situations et la recomposition d'un paysage sociologique et idéologique où les chrétiens sont le condensé de nos doutes et de nos aspirations, et jouent le rôle du diapason de notre société.

  • Dans ce bureau, on accueille les jeunes se présentant comme mineur isolé étranger - un statut qui garantit hébergement et scolarité. L'administration exige des preuves mais, entre ces murs, résonnent surtout des voix d'enfants qui n'ont rien d'autre qu'un récit : celui de leur périple à travers les frontières et les périls qu'elles dissimulent. Parmi ces voix, celle de Souley, 16 ans, qui a traversé le Sahara et la Méditerranée pour arriver là et prétendre lui aussi à un toit et une éducation. " Je implore toi s'il vous plaît dormir couloir. " Ces mots, Mirjet ne me les dit pas. Il les écrit en albanais sur l'ordinateur et c'est Google Traduction qui me les dit. C'est plutôt marrant d'habitude, les traductions déformées par le logiciel. Là, ce n'est pas drôle du tout. Mirjet dit avoir dix-sept ans, mais tant qu'il n'est pas reconnu mineur isolé étranger, je ne peux pas lui trouver un hébergement. Durant un an et demi, Rozenn Le Berre a travaillé comme éducatrice dans un service d'accueil pour les jeunes exilés arrivés en France sans leurs parents. De cette expérience, elle a tiré un récit littéraire à deux voix. La première, la sienne, est confi née à l'espace de son bureau et se fait l'écho de ces jeunes qui traînent des valises de souvenirs acides, mais que la fureur de vivre maintient debout. La seconde relate le voyage éprouvant de Souley, un jeune Malien qui a décidé de faire l'aventure et doit arriver en France avant ses dix-huit ans. Ce livre propose d'aller à la rencontre de jeunes filles et garçons malmenés par l'exil et le labyrinthe administratif français, mais qui parviennent petit à petit à se reconstruire, à sourire et danser, à être pénibles et idiots comme des adolescents, à ne plus avoir peur. À vivre au lieu de survivre.

  • Le livre : « La crise des migrants marque avant tout la faillite de la solidarité européenne et celle des États, dont la France, à satisfaire leurs obligations internationales. [...] Tout se passe comme si la volonté d'assurer la maîtrise sur le flux des personnes permettait de faire l'économie d'un débat sur ce que devrait être le droit d'asile. Les différentes contributions que l'on lira dans ce volume des "Essentiels" le démontrent à leur manière. »

    Les auteurs : Anne Dufourmantelle était philosophe et psychanalyste ; Véronique Fayet est présidente du Secours catholique - Caritas France depuis juin 2014 ; Antoine Paumard est jésuite et à la direction du Service jésuite des réfugiés (JRS - France) ; François Sureau est avocat et écrivain, membre de l'Association d'aide aux réfugiés Pierre-Claver ; Catherine Wihtol de Wenden est politologue, spécialiste des migrations, professeure à Sciences Po Paris.

  • Des visages épuisés sur des canots en perdition. Des mains fébriles agrippant des gilets de sauvetage. Des corps lourds hissés sur des navires de secours. Nous sommes tous tombés un jour ou l'autre sur ces images de migrants repêchés à bout de force au coeur de la Méditerranée. Mais que savons-nous des circonstances qui les ont conduits à risquer leur vie en mer, des raisons de leurs départs, parfois des années plus tôt, et du déroulement de leur périple, entre mille difficultés ?

    Les naufragés réunit les témoignages de plusieurs dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants originaires d'Afrique de l'Ouest, arrivés en Europe après la chute de Mouammar Kadhafi en Libye. Des confessions qui racontent les espoirs et les rêves d'une jeune génération victime de la misère, de la mal-gouvernance et de traditions oppressantes. Des récits qui révèlent les terribles pièges du chemin, entre policiers véreux et passeurs sans scrupule, mais aussi l'exceptionnelle résilience de ceux qui les ont surmontés.

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