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  • Le mystère d'être un corps, un corps qui interprète et vit sa vie, est partagé par tout le vivant : c'est la condition vitale universelle, et c'est probablement elle qui mérite d'appeler le sentiment d'appartenance le plus puissant. Ainsi, les animaux sont pour nous à la fois des parents et des étrangers d'une profonde altérité. Baptiste Morizot approfondit ici une série d'enquêtes philosophiques fondées sur la pratique du pistage. Il s'agit de pister à la fois les vivants sur le terrain et les idées que nous nous faisons d'eux dans la forêt des livres et des savoirs... Ce livre approche les animaux, humains compris, comme autant de «manières d'être vivant».

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  • Face à la crise écologique actuelle, nos actions semblent impuissantes. Mais c'est peut-être qu'on protège mal ce qu'on comprend mal. Nous ne sommes pas des Humains face à la Nature. Nous sommes des vivants parmi les vivants. Nous ne sommes pas face à face, mais côte à côte face au dérobement de notre monde commun. Que devient l'idée de "protéger la nature" quand on a compris que le mot "nature" nous embarquait dans une impasse dualiste, et que "protéger" était une conception paternaliste de nos rapports aux milieux ? Cela devient «raviver les braises du vivant», c'est-à-dire lutter pour restituer aux dynamiques du vivant leur vitalité et leur pleine expression. L'ancienne protection de la nature était confisquée par les experts et les États ; cet ouvrage se penche sur des initiatives qui révèlent un mouvement puissant, qu'il faut accompagner et nourrir : la réappropriation de la défense du tissu du vivant, du soin des milieux de vie. Nous sommes le vivant qui se défend.

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  • Depuis les forêts du Yellowstone aux crêtes du Kirghizstan, des steppes du Haut-Var à la terrasse de son appartement, Baptiste Morizot nous invite à partir sur les traces d'êtres hors du commun, souvent mythifiés : les grands prédateurs - ours, loups, panthères des neiges... À travers différents récits de pistage, l'auteur nous propose ainsi de nous "enforester", selon l'expression des coureurs de bois du Grand Nord canadien : porter son attention sur le vivant simultanément autour de nous et en nous, et apprendre à cohabiter avec lui. Page après page, le pistage repeuple la nature, et notre monde intérieur.

  • Il s'agit avant tout d'un problème géopolitique : réagir au retour spontané du loup en France, et à sa dispersion dans une campagne que la déprise rurale rend presque à son passé de « Gaule chevelue ». Le retour du loup interroge notre capacité à coexister avec la biodiversité qui nous fonde - à inventer de nouvelles formes de diplomatie.

    Notre sens de la propriété et des frontières relève d'un « sens du territoire » que nous avons en commun avec d'autres animaux. Et notre savoir-faire diplomatique s'enracine dans une compétence animale inscrite au plus profond de notre histoire évolutive.

    Guidé par Charles Darwin, Konrad Lorenz, Aldo Leopold. et de nombreux autres « diplomates », Morizot propose ici un essai de philosophie animale.

    Comme un incendie de prairie, ce livre traverse et féconde les grands sujets de la philosophie de l'écologie, de l'éthologie, jusqu'à l'éthique. Il esquisse un monde où nous vivrons « en bonne intelligence avec ce qui, en nous et hors de nous, ne veut pas être domestiqué ».

  • Qui sont les animaux, notamment les loups, mais aussi les grizzlys ou les ours polaires ? Que savons-nous d'eux ? Sont-ils des créatures de contes pour enfants ? Leur sont-ils réservés ? Dans cet ouvrage passionnant, Baptiste Morizot remonte la piste de la longue histoire par laquelle la modernité, notre époque, a construit sa représentation des animaux. L'idée d'« animal » qui semble si évidente n'est-elle pas au fond une chimère, comme le dragon ou le yéti ? L'animal qui existe dans notre esprit est bien éloigné des vrais animaux qui courent encore, en liberté, et qui méritent qu'on aille les pister, décrypter leurs traces et empreintes pour les découvrir, les comprendre et apprendre à partager la terre avec eux. Pour l'auteur, pister les grands prédateurs revient à faire attention à toute forme de vie.

    Baptiste Morizot, philosophe, maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille, consacre ses travaux aux relations entre l'humain et le vivant. Il est l'auteur du livre "Les diplomates, Cohabiter avec les loups sur une nouvelle carte du vivant"(Wildproject Editions) et "Sur la piste animale" (Acte Sud).

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  • Quel est le rôle du hasard dans l'individuation théorisée par Gilbert Simondon? Dans cette enquête, le hasard, élaboré à partir du concept darwinien de chance, n'est plus pensé comme principe métaphysique ou mesure de l'ignorance : il devient un opérateur local insérédans le processus d'individuation. Il désigne la modalité de la rencontre entre une singularité, qui donne forme à l'individu, et un milieu métastable, capable de transformations. Il devient un mécanisme du dispositif d'invention des structurations singulières, plurielles, et novatrices (formes de vie et manières d'exister), qui sont élaborées comme solutions à des problèmes par l'individuation. À la lumière de Simondon se dessine une théorie de la rencontre individuante, susceptible d'entrer en dialogue avec les sciences sociales, notamment la sociologie (Bourdieu, Lahire...).

  • À la croisée de la philosophie, de l'histoire de l'art et de l'esthétique, Esthétique de la rencontre est une enquête sur nos relations à l'art contemporain, et plus largement aux oeuvres d'art : qu'est-ce qui fait qu'il se passe quelque chose devant une oeuvre - ou qu'il ne s'y passe rien ?

    Le livre s'ouvre sur une énigme : pourquoi avons-nous si souvent l'impression, dans une exposition d'art contemporain, que les oeuvres sont indisponibles, comme si elles n'étaient pas là pour être appréciées, rencontrées ? Baptiste Morizot et Estelle Zhong Mengual s'attachent dans un premier temps à élucider ce sentiment par une généalogie afin de comprendre le jeu de contraintes historiques qui se sont sédimentées au xxe siècle dans la création contemporaine. Ce constat d'une non-rencontre les amène ensuite à enquêter sur ce qui a lieu quand il se passe quelque chose entre quelqu'un et une oeuvre d'art en ayant recours, pour déplier ce qui se joue dans cet événement si dense en significations et en affects, aux outils philosophiques forgés par Gilbert Simondon.

    En chemin, l'ouvrage propose d'approcher de plus près le pouvoir transfigurateur de l'art, et revisite enfin tout un pan de l'art contemporain comme lieu de création de vraies rencontres : celles qui nous font.

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