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Mathieu Rigouste

  • La violence policière n'a rien d'accidentel, elle est rationnellement produite et régulée par le dispositif étatique. La théorie et les pratiques de la police française sont profondément enracinées dans le système colonial : on verra dans ce livre qu'entre les brigades nord-africaines dans les bidonvilles de l'entre-deux-guerres et les brigades anticriminalité (les BAC) dans les "cités" actuelles, une même mécanique se reproduit en se restructurant.
    Il s'agit toujours de maintenir l'ordre chez les colonisés de l'intérieur; de contenir- les territoires du socio-apartheid. Le développement des armes "non létales" - Flash Ball, Taser... - propulse aussi une véritable industrie privée de la coercition. Rigouste montre comment l'expansion du marché international de la violence encadre la diffusion des doctrines de la contre-insurrection et permet de les appliquer à l'intérieur des métropoles impériales.
    Cette enquête, fondée sur l'observation des techniques et des pratiques d'encadrement et de ségrégation depuis ceux qui les subissent et les combattent, montre comment est assurée la domination policière des indésirables, des misérables et des insoumis en France.

  • L'auteur retrace l'évolution des représentations de l'ennemi intérieur dans la pensée d'état depuis les années 1960. Ce livre explique comment, des territoires colonisés aux quartiers populaires actuels, le pouvoir politique a régénéré un modèle de domination fondé sur la désignation d'un bouc émissaire socio-ethnique et la gestion de la peur dans la population. à travers l'étude de la lutte contre l'immigration et le terrorisme, il révèle l'évolution du contrôle intérieur et la mise en oeuvre d'un nouvel ordre sécuritaire.

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  • Cette étude historique inédite et d'ampleur sur le sujet, nourrie d'archives militaires, administratives, journalistiques mais aussi d'entretiens, nous plonge au coeur d'une lutte de libération et retrace l'histoire d'une victoire populaire sur la contre-insurrection.

    En décembre 1960, des manifestations gigantesques surgissent depuis les quartiers les plus ségrégués des villes algériennes. Durant plusieurs semaines des cortèges organisés d'ouvriers en guenilles, de paysans déracinés, de maquisards blessés, de prisonniers à peine libérés, dont certains composés de femmes et d'enfants s'affrontent aux forces de l'ordre et repoussent les frontières de l'ordre colonial. La répression sera impitoyable mais cet événement marque un tournant de la révolution algérienne.

  • L'état d'urgence décrété après les attentats de novembre 2015 vient souligner avec force les politiques sécuritaires déjà à l'oeuvre depuis de nombreuses années en France. Au regard de ces événements récents, Mathieu Rigouste analyse le nouveau modèle de militarisation du territoire qu'il qualifie de « rhéostatique », c'est-à-dire capable d'être en permanence nivelé, en fonction des besoins de contrôle social des classes dominantes. Il revient sur les origines coloniales de l'état d'urgence, et sur la manière dont le contrôle militaro-policier du territoire et la guerre menée à l'extérieur s'inscrivent dans une seule et même logique : celle du capitalisme de la sécurité et du business des marchands d'armes.

  • L'auteur explique que la peur est un outil politique fondamental pour les classes dominantes. Transformée en marchandise, elle constitue le secteur d'activité d'idéologues organisés pour vendre ces produits aux gouvernements et aux complexes industriels. Le cas du haut fonctionnaire et consultant en sécurité Alain Bauer est notamment évoqué.

  • La domination policiere - edition augmentee Nouv.

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