Nouveau Monde

  • Le 10 juin 1945, un corps calciné est découvert à proximité de Madrid. L'homme est identifié sous le nom de Mendel Szkolnikoff, un Juif d'origine russe, curieusement détenteur d'un passeport allemand. Il s'agit sans doute du plus gros trafiquant de l'Occupation, plus important que le célèbre Joanovici. Arrêté avant-guerre pour diverses escroqueries, il est, depuis 1941, un agent financier des Allemands, notamment de la SS.
    Mais l'affaire Szkolnikoff, c'est surtout le plus grand séquestre de la Libération : 2 milliards de francs de l'époque accompagnés de 2 autres milliards d'amende. Car Szkolnikoff a bâti en très peu de temps, pour le compte de l'occupant, un immense empire immobilier et hôtelier : il détient des rues entières de l'Ouest parisien et des dizaines de « palaces », essentiellement sur la Côte d'Azur. Tous ces biens étant mis sous séquestre à la Libération, l'affaire Szkolnikoff se prolonge jusqu'à nos jours. Cet ouvrage révèle que les autorités françaises poursuivent en effet les descendants de l'affairiste au nom d'une condamnation prononcée après sa mort, ce qui est illégal ! L'hôtel Martinez à Cannes, dont les procédures sont encore en cours, soixante-dix ans après les faits, est au coeur de ce rocambolesque dossier qui n'a pas livré tous ses secrets.
    Pour qui Szkolnikoff travaillait-il vraiment et d'où tirait-il ses protections ? De Himmler, de Goering l'affairiste, ou de plusieurs dignitaires nazis à la fois ? Quelles sommes, apparemment énormes, a-t-il mis à l'abri dans les banques monégasques, espagnoles ou suisses avant de mourir, et que sont-elles devenues ? D'où venait le mystérieux commando qui a capturé et tué Szkolnikoff en Espagne en 1945, après l'avoir délesté des 600 millions de francs en bijoux qu'il emportait dans sa fuite ? Szkolnikoff est-il même mort en 1945 ?

  • Les historiens ignorent souvent le rôle des espions dans l'histoire contemporaine. Certains ont pourtant joué un rôle clé dans des événements que nous croyons connaître. Voici donc réunis les témoignages de quelques grands espions qui ont contribué à façonner notre époque. Cette anthologie sans équivalent propose au lecteur une histoire du XXe siècle clandestin, celui qu'on ne raconte pas dans les manuels scolaires.
    Des décombres du second conflit mondial à la fin de la guerre froide, en passant par la décolonisation et les nouvelles menaces terroristes, d'anciens chefs et agents de terrain des services du monde entier dévoilent ici les épisodes les plus marquants de leur carrière.
    On croisera dans ce volume des noms connus des spécialistes du renseignement, comme Markus Wolf, le maître espion est-allemand qui a infiltré le cabinet du chancelier Willy Brandt, ou Kim Philby, la « taupe » soviétique au coeur de l'espionnage britannique. Mais on découvrira surtout nombre de personnages jusqu'ici méconnus dont nous publions les témoignages explosifs.

  • Assassinats de dirigeants étrangers, coups d'État, trafic d'armes et de drogues, soutien à des groupes terroristes ou à d'anciens nazis, détentions abusives et tortures, expérimentations d'armes chimiques... Depuis sa création, la CIA n'a cessé de multiplier les infractions à la loi. Elle déclassifie une partie de ses archives arguant que les dérapages de la guerre froide sont aujourd'hui révolus. Ce livre montre qu'il n'en est rien. Pour la première fois, cet ouvrage dresse un bilan aussi exhaustif que possible des méthodes douteuses de l'Agence, des origines à nos jours. Il reproduit les archives permettant d'approcher la vérité : témoignages d'acteurs directs, mémos confidentiels, rapports de commissions d'enquête.
    On trouve ici de nombreuses anecdotes inédites sur des épisodes que l'on croit connaître (comme l'assassinat d'Allende au Chili ou les tentatives de meurtre contre Fidel Castro), mais aussi des révélations sur les activités plus ou moins adroites de la CIA en France. On apprendra enfin le rôle exact de l'Agence dans les trafics de drogue, la finance internationale, l'essor d'Al-Qaïda ou la lutte contre Daech.

  • Ancien officier de marine, Reinhard Heydrich fut distingué par Himmler et mis à la tête du SD, le service de sécurité de la SS. Ayant ainsi autorité sur les services secrets et la Gestapo, il eut entre les mains une puissance qui n'était guère dépassée que par celle de Hitler lui-même. Il fut avec Himmler l'un des concepteurs de la « solution finale de la question juive ». Nommé protecteur de Bohême-Moravie, le « bourreau de Prague » fut abattu en 1942, à trente-huit ans, par des résistants tchèques. Son voeu ultime fut que la destruction des Juifs soit menée à bien.
    L'apport essentiel d'Édouard Calic est de dévoiler dans cet ouvrage le rôle joué dans l'ombre par Heydrich dans toutes les provocations et attentats orchestrés par les nazis : l'incendie du Reichstag, qui permit leur prise de pouvoir, la Nuit des longs couteaux, l'assassinat du roi de Yougoslavie à Marseille, la Nuit de cristal, l'affaire de Gleiwitz, prétexte au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le faux attentat contre Hitler en novembre 1939, etc. Sur tous ces dossiers, Édouard Calic met en lumière ce que fut l'action réelle d'Heydrich.

  • Pendant près de deux siècles en France, des juridictions ont été saisies pour juger de crimes et de délits dont l'horreur a parfois dépassé l'entendement. Certaines affaires n'ont jamais été élucidées et ont gardé depuis leur part d'ombre et de mystère. La démence parfois, la passion amoureuse, ou encore la cupidité et le chantage expliquent les agissements des criminels devenus, le temps d'un procès ou d'une enquête, des vedettes médiatiques de grandes affaires. Un collectif d'auteurs spécialistes a été réuni autour de trente-huit affaires criminelles qui ont marqué l'histoire de France. Avocats, professeurs et historiens nous révèlent la face cachée des enquêtes menées alors : le cas Landru, la bande à Bonnot, l'affaire Stavisky, le clan Dominici, Spaggiari, la mort de Mesrine dans les rues de Paris... Éric Alary a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Ligne de démarcation (Perrin, 2003), le Dictionnaire de la France sous l'occupation (Larousse, 2011), L'Exode. Un drame oublié (Perrin, 2010), Histoire de la gendarmerie (Perrin, coll. Tempus, 2011).

  • Journal de la campagne du Sinaï Nouv.

    Le conflit qui a opposé Israël et l'Égypte en 1956 a pour toile de fond la crise de Suez, faisant suite à la décision du président Nasser de privatiser le canal et de fermer aux transports israéliens l'accès à la mer Rouge. Au cours d'une campagne qui durera huit jours, l'opération « Kadesh », menée par les troupes israéliennes sous le commandement de Moshe Dayan, lance une offensive contre les forces égyptiennes le 29 octobre. Au même moment, les troupes franco-britanniques entrent en guerre contre l'Égypte dans le but de contraindre Nasser à revenir sur sa décision.
    Dans ce journal de campagne, Moshe Dayan, alors chef des opérations, décrit le contexte politique qui mène au conflit, il dévoile les tractations politiques secrètes (notamment les achats d'armes à la France lors d'une visite à Paris), les offensives au jour le jour, les décisions d'intervention, les objectifs qui motivent sa stratégie, ses plans d'action, ses succès, ses erreurs.

  • La papauté suscite de nombreux fantasmes quant à sa secrète influence dans l'histoire occidentale. On lui attribue souvent un rôle occulte et déterminant. Cet ouvrage rigoureux permet de rétablir la vérité des faits. Peuplée de têtes couronnées et de chefs d'État, de diplomates espions, de prêtres déchus et de mercenaires, cette fresque dévoile les ressorts peu connus de l'histoire diplomatique des XIXe et XXe siècles. De Pie VII, farouche adversaire de Napoléon, à Pie XII, accusé de complaisance envers le nazisme, l'auteur brosse une histoire de l'espionnage au service du Vatican. On apprend que, pendant la Grande Guerre, l'assistant personnel du pape Benoît XV était un espion allemand et que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ne reculèrent devant rien pour faire pression sur Pie XII et infiltrer le Vatican de faux prêtres. On y découvre par ailleurs que le Saint-Siège a parfois succombé à la tentation d'opérations clandestines, tantôt contre des catholiques jugés trop libéraux, tantôt contre le régime communiste d'URSS.
    Enfin, l'ouvrage fait la lumière sur ce que savait le Vatican de la Shoah. Un sujet très sensible depuis la volonté de Benoît XVI de rapprocher les religions juive et catholique.

  • En novembre 1832, Vidocq, ancien chef emblématique de la Sûreté, crée le « Bureau de renseignements universels dans l'intérêt du commerce ». Ses agents ont pour mission de traquer dans le Paris de la monarchie de Juillet les escrocs en tout genre qui nuisent à la bonne marche des affaires. La police privée est alors une activité en plein essor. Peu à peu, les praticiens de ce nouveau métier passent de la surveillance des escrocs à la chasse aux criminels. Le détective devient une figure populaire incontournable, mais sa réputation sulfureuse le condamne très vite à la marginalité. Loin de l'image prestigieuse associée aux figures de Sherlock Holmes en Angleterre ou de véritables détectives comme Allan Pinkerton aux États-Unis, le détective français ne s'est pas imposé sans peine dans le monde judiciaire hexagonal.
    Peut-être parce que comme nous le dit l'historien, cet homme de l'ombre, « qui détient l'explication du monde social, qui ouvre et qui referme les portes comme il l'entend », a très vite représenté aux yeux de l'institution policière, une concurrence difficile à tolérer.

  • Paru en 1716, oet ouvrage est un classique de l'art de négocier à l'origine de théories contemporaines sur la diplomatie et la négociation. Callières y propose sa conception sur le désordre du monde et le remède que la négociation peut lui apporter.

  • Comme Jean Bart ou Abraham Duquesne, René Trouin, sieur du Guay, dit Duguay-Trouin (1673-1736), appartient à cette catégorie d'officiers généraux de la Marine sans origine noble et issus de la course. Cadet de famille, il était destiné à entrer dans les ordres, mais après ses études chez les Jésuites de Rennes, il part à l'université de Caen où il brille surtout par son esprit batailleur et ses frasques. Les rendez-vous galants dans les confessionnaux choqueront plus tard le cardinal de Fleury quand il lira le manuscrit des Mémoires en 1725... Duguay pratique les cartes et les dés, jeux d'argent alors interdits dans la Marine. C'est « un vrai libertin », comme il l'écrira plus tard. Volontaire dans la marine marchande corsaire, il devient très vite un expert dans l'abordage. Il monte en grade et commande des navires de plus en plus importants. Il attaque tout ce qui est anglais, mais aussi les flottilles de pêche ; il saisit poisson, sucre, tabac. Le pouvoir royal et les armateurs apprécient cette Marine qui rapporte. Duguay fera 300 prises avant d'entrer dans la Marine royale. En 1693, il participe à des armements en course financés par le Roi, mais il est fait prisonnier par les Anglais et se retrouve à Plymouth, d'où il réussit à s'enfuir. La paix de Ryswick en 1697 le réduit très provisoirement au chômage, car la guerre de Succession d'Espagne s'annonce. Le Roi le récompense d'une « épée d'honneur », prélude à l'anoblissement qui lui sera accordé en 1709. On lui pardonne ses écarts et sa vie libertine, qu'il qualifie lui-même de « vie si honteuse ». En 1711 il fait le coup d'éclat qui sera sa gloire la plus durable : une descente à Rio de Janeiro pour libérer 500 Français retenus en otage. Il en profite pour piller la ville et en rapporte un butin considérable. En 1715, Louis XIV le fait « chef d'escadre de l'Amérique », en souvenir de l'affaire de Rio. Les Mémoires sont une suite de combats navals entrecoupés des aventures personnelles de Duguay, mort à Paris en 1736, célibataire...

  • Sous le Second Empire émerge un nouveau groupe social, des femmes, qu'Alexandre Dumas fils nomme «  les demi-mondaines  ». Actrices ou danseuses, ces «  cocottes  » entretenues ont inspiré les écrivains les plus célèbres de leur temps  : de la Coralie des Illusions perdues de Balzac à Odette de Crécy dans À la Recherche du Temps perdu de Proust, en passant par la célèbre Nana d'Émile Zola.
    Anne-Marie Chassaigne (1869-1950), plus connue sous le nom de Liane de Pougy, a immortalisé la figure de la «  Grande Horizontale  » à l'aide de ses Mémoires, ses Cahiers Bleus. Témoin de la  Belle Époque et des «  années folles  », danseuse aux Folies Bergère, écrivaine à ses heures perdues, cette people avant l'heure a notamment été l'amante de Jean Cocteau, de Colette et de Gabriele d'Annunzio. Jonglant entre la tendresse et le dédain, ses portraits dressent le tableau unique du luxe et des habitués des nuits parisiennes de la fin du XIXe et du début du XXe.

  • « La femme au XVIIIe siècle est le principe qui gouverne, la raison qui dirige, la voix qui commande. ».
    Avec La femme au XVIIIe siècle, les Goncourt réalisent un projet ambitieux : étudier le XVIIIe siècle, « le siècle français par excellence », au prisme de la condition féminine.
    En précurseurs de la Nouvelle Histoire, ils décortiquent le quotidien des jeunes filles, scrutent leurs mentalités, et examinent les conséquences d'une éducation souvent oppressante. Dans les plus hautes sphères sociales, cette éducation empêche toute spontanéité : grâce factice, discipline stricte du couvent, mariage sans consultation... Du côté de la bourgeoisie, on limite le passage au couvent et préfère laisser aux jeunes femmes le libre choix de leur époux. Quant à la femme du peuple, elle peut être sous la plume tranchante des deux frères, la « créature disgraciée et flétrie » que tout semble opposer à l'aristocrate parisienne, mais aussi la courtisane ou la fille galante, à qui l'époque donne la possibilité de s'élever dans le grand monde.
    Tableau vivant et foisonnant du Siècle des lumières, cet ouvrage longtemps oublié des Goncourt redonne à la femme « grande actrice méconnue de l'histoire », sa place déterminante dans l'évolution des moeurs et des mentalités.

  • Comment la France a-t-elle perçu la montée du péril nazi dans les années 1933-1939 ? Cette question a longtemps été négligée par l'historiographie. Les responsables français avaient-ils une perception claire des intentions d'Hitler et de ses capacités militaires ? Ont-ils fait bon usage des rapports de leurs services secrets ? L'historien canadien Peter Jackson a entrepris, le premier, de répondre à cette question-clé dans cet ouvrage qui a fait date dès sa première parution en anglais.
    Il raconte les missions d'espionnage français en territoire allemand et reconstitue la façon dont les services français ont évalué les forces et les menaces allemandes. Il démontre que le travail de ces services était très efficace, avec une évaluation exacte des plans allemands dès avant l'Anschluss ; mais leurs rapports furent le plus souvent négligés par les politiques et les diplomates qui jugeaient Hitler dans la continuité de ses prédécesseurs.
    Ce n'est qu'après Munich que la menace nazie les préoccupa réellement.

  • Galeriste hors pair, marchand d'art, dénicheur de talents, Ambroise Vollard (1866-1939) est devenu le symbole d'une réussite prodigieuse dans un métier hasardeux. Grâce à son intuition exceptionnelle, il a révélé au monde les plus grands artistes, parmi lesquels Gauguin, Matisse, Cézanne, Renoir et Picasso.
    Avec ces Souvenirs, il revient sur les étapes successives d'une carrière placée tout entière sous le signe de l'audace. Il raconte, par petites touches, les succès de ses découvertes, ses déceptions face aux échecs, et puis les débats, que ses choix très avant-gardistes n'ont pas manqué de susciter dans le marché de l'art. Il évoque les amitiés qu'il entretenait avec ses protégés - Manet, le Douanier Rousseau, Degas, Rodin -, leurs confidences, et nous fait revivre les grandes heures de sa célèbre galerie de la rue Laffitte, à Paris. Ses récits et analyses, toujours pittoresques, souvent teintés d'humour, font des Souvenirs d'un marchand de tableaux une référence dans l'histoire de l'art moderne.

  • Les études sur l'Occupation allemande de la France sont marquées par Robert Paxton qui a montré à quel point le régime de Vichy était demandeur d'une collaboration avec l'occupant. Cependant Paxton et ses disciples parlent peu de Hitler. Or, comme le prouvent ses Propos (Nouveau Monde, Chronos), le Führer était obsédé par cette France vaincue rapidement, une conquête encombrante et potentiellement remuante, dont il avait un besoin vital pour son effort de guerre. Il devait la contrôler avec peu de personnel, la mettre au travail et la piller, en tendant la corde à l'extrême sans la casser.
    Cet ouvrage se concentre sur le rôle que joue Hitler sinon dans la venue de Pétain au pouvoir, du moins dans son maintien contre vents et marées, Hitler ayant mesuré l'intérêt de faire diriger le pays par un militaire prestigieux, mué en professeur de résignation. Sa correspondance avec le maréchal, les comptes rendus de ses rencontres avec lui, Laval et Darlan, les directives données à Abetz et à d'autres intermédiaires sont passés au crible à partir de sources en grande partie nouvelles. L'ensemble est inscrit dans une vision de longue durée sur la place de la France dans le projet nazi et les moyens mis en oeuvre dès 1933 pour la soumettre définitivement. Quant à Pétain, plus soucieux d'honneur et d'intérêt national qu'on ne le dit souvent, il se débat avec impuissance dans les pièges et les ruses d'un homme à tous égards plus fort que lui.

  • Depuis la première traduction en français du livre de Thomas et Morgan-Witts en 2008, les études d'histoire économique et financière ont connu un réel regain d'intérêt. Le choc de 2008 consécutif à l'éclatement de la bulle des subprimes a immédiatement ravivé le spectre de 1929, redonnant à la compréhension du " Jeudi noir " une actualité brûlante. De cet événement, présenté par les auteurs du livre comme " la plus grande catastrophe financière de tous les temps " , tout semble avoir été dit et redit : comportements criminels des spéculateurs, économies dévastées, gouvernements dépassés, etc.
    Aucun livre cependant n'a su déployer avec une précision historique égale à celle de Thomas et Morgan-Witts le récit effroyable et passionnant de la crise à l'origine de la Grande Dépression. Histoire événementielle, histoire totale, l'ouvrage des deux auteurs met en avant le déroulement des faits et le comportement des acteurs et témoins du drame. Un travail d'archives monumental et pas moins de 400 entretiens ont été nécessaires pour parvenir à restituer toute la profondeur et la complexité historique de cette page capitale de l'histoire du XXe siècle.

  • Comment les Anglais ont-ils organisé il y a quelques mois la défection d'un haut responsable iranien ? Quel est le rôle des Britanniques dans les projets d'attaque américaine contre l'Iran ? Les attentats-suicides du 7 juillet 2005 dans le métro londonien auraient-ils pu être évités ? Le docteur Kelly, ce microbiologiste impliqué dans des travaux top secret, s'est-il vraiment donné la mort ?

    Pour la première fois, Gordon Thomas ouvre ici les plus grands dossiers des services secrets britanniques et retrace l'histoire des célèbres MI-5 et MI-6.

    Triomphes de la Seconde Guerre mondiale, trahisons sous la guerre froide, combat contre la «bombe génétique» anti-Noirs en Afrique du Sud, lutte contre le terrorisme irlandais et la nébuleuse Al-Qaïda... L'auteur revient longuement sur les victoires et les échecs de ces services qui jouent depuis cent ans un rôle décisif sur la scène internationale.
    Face à la menace, et pour protéger leur pays, jusqu'où peuvent aller ces services secrets ?


    Ouvrage de référence sur les agences de renseignement les plus vieilles du monde, Histoire des services secrets britanniques plonge dans les arcanes du MI-5 et du MI-6 et dresse le portrait de ces hommes et de ces femmes qui agissent dans l'ombre. Un document explosif.


    Spécialiste du renseignement, Gordon Thomas est l'auteur de plus de quarante ouvrages traduits dans le monde entier, dont certains best-sellers comme Histoire secrète du Mossad, Mossad - les nouveaux défis et Les Armes secrètes de la CIA, publiés chez Nouveau Monde éditions.

  • Pour la première fois, des officiers de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure), racontent avec franchise leur travail sur le terrain. Nous les accompagnons dans leurs surveillances et l'espionnage de djihadistes, le recrutement de sources, le démantèlement de réseaux terroristes, la manipulation rocambolesque d'un responsable du programme d'armement syrien... Ces missions ont lieu tous les jours, sous nos yeux, mais nous ne les voyons pas.

    Ce carnet de bord, rédigé sur plusieurs années, offre une radiographie sans précédent des succès et des ratages du renseignement intérieur. On y découvre comment la France a échappé à un attentat chimique qui aurait été bien plus meurtrier que ceux du 13 novembre 2015. Comment certaines figures du djihadisme mondial sont passées entre les mailles du filet sécuritaire. Comment les réorganisations des services et stratégies de carrière de la hiérarchie mettent parfois à mal les missions les mieux préparées.

    Au cours du récit, on croise des services secrets «  amis  » et parfois concurrents, comme le Mossad ou la CIA. On traque les tentatives russes ou chinoises de recrutement au coeur des industries stratégiques française, ou les nationalistes corses aux marges du banditisme. On subit les contrecoups de la guerre feutrée entre services français en charge de la lutte antiterroriste.

    Coups tordus, ordres venus «  d'en haut  », parfois très politiques, grand banditisme, trafics au nom de la raison d'État... Cette plongée inédite au coeur des services nous fait entrer dans un monde terrifiant de vérité auquel nous n'avions jamais eu accès.

  • Voici l'un des plus formidables feuilletons de la Seconde Guerre mondiale. En février 1940, Joliot-Curie et Kowarski sont prêts pour une expérience décisive. La France détient alors un stock d'uranium obtenu dès 1939 par Joliot, mais elle ne possède que quelques grammes d'eau lourde, (oxyde de deutérium), indispensable en grande quantité pour jouer le rôle de « ralentisseur » dans l'expérience que les deux savants ont imaginée. La Société norvégienne d'Azote a réussi à fabriquer 185 kg de ce précieux liquide, qui constitue l'unique stock mondial.
    À la veille de l'invasion de la Norvège par les nazis, dont le but principal est de s'emparer de ce stock, le 2 e Bureau français reçoit la mission de prendre les Allemands de vitesse et de rapatrier le stock mondial d'eau lourde. Trois agents déjouent la surveillance des services de renseigne- ments allemands déjà sur place, et rapatrient ce stock, qui sera ensuite transféré en Angleterre.
    En février 1942, les Alliés apprennent que les Allemands essayent de mettre au point une bombe atomique. Pour réaliser ce projet, il leur faut de l'oxyde de deutérium.
    Il s'avère justement que les Allemands en ont repris la pro- duction en Norvège.
    Une nouvelle opération est montée par les Britanniques pour détruire l'usine : c'est un échec. En février 1943, des parachutistes infiltrés parviennent à détruire en partie l'usine. La production reprend en fin d'année. En février 1944, les Allemands décident de transférer par mer le stock d'eau lourde en Allemagne. Deux agents restés sur place font sauter le bateau. Les recherches de l'Allemagne pour concevoir la bombe atomique sont définitivement endiguées.

  • Des champignons hallucinogènes au LSD, du coca à la cocaïne, des amphétamines à l'ecstasy, cet ouvrage raconte une autre histoire des guerres, depuis Homère jusqu'aux conflits actuels au Moyen-Orient.
    Il démontre que les soldats de toutes époques et de toutes civilisations ont très souvent eu recours aux drogues et alcools, de leur propre initiative, ou de façon organisée par les hiérarchies. Si l'usage de drogues par les GI's américains au Vietnam ou les nazis pendant le second conflit mondial était déjà documenté, Kamienski élargit de façon spectacu- laire le tableau en dévoilant une pratique quasi universelle, des Vikings aux armées high-tech du futur. On apprend comment le haschich a conquis les Européens pendant la campagne d'Egypte de Napoléon, comment l'opium s'est imposé pendant la guerre civile américaine, avant que la Première Guerre mondiale ne crée un marché de la drogue en Amérique du Nord, ou encore comment on enrôle les enfants soldats de l'Afrique actuelle.
    Le but de ces pratiques universelles ? Vaincre la peur, doper les guerriers au combat, supporter le manque de sommeil, surmonter la dépression. Aujourd'hui, en toute légalité, les laboratoires (y compris français) préparent les drogues du futur qui permettront de réguler le sommeil, de supprimer les syndromes post-traumatiques coûteux pour l'armée et la so- ciété, mais aussi droguer l'ennemi à son insu pour l'amener à renoncer au combat. Des perspectives bien réelles qui ouvrent de nombreuses questions éthiques et philoso- phiques.
    Une histoire vraie qui ressemble parfois aux romans déjantés de Tom Wolfe ou de Hunter S. Thompson.

  • Depuis quelques années, l'historiographie française  des guerres napoléoniennes connaît un véritable  renouveau. Nombreux sont les chercheurs qui ont  défriché de nouveaux champs de recherche, enrichis  par la prise en compte des phénomènes transnationaux  et par le dialogue avec les travaux menés à  l'étranger. Les ambitions de l'histoire totale du fait  militaire, de l'histoire culturelle et de la mémoire des  conflits, ou encore de l'approche anthropologique ou  de l'histoire du renseignement, ont ainsi rejoint celles  de l'histoire sociale des armées, de l'histoire institutionnelle  ou de la nouvelle histoire-bataille.
    Ce volume réactualisé fait le point sur tous ces apports  récents, et offre une meilleure appréciation du rôle de  l'armée et du fait militaire, pour une compréhension approfondie  de l'Empire dans son ensemble et des rapports  entre guerre, politique et société.

  • Connaissez-vous Hypathia, mathématicienne et phi- losophe du IV e siècle ? Nicole Lepaute et Hélène Metzger, dont les travaux ont révolutionné le monde de la science ? Avez-vous entendu parler de Victoria Woodhull qui osa se présenter aux élections présiden- tielles américaines, alors que les femmes n'avaient pas le droit de vote ?
    Elles sont Grecques, Italiennes, Françaises, Anglaises, Américaines ou Allemandes et ont toutes en commun une volonté et une détermination étonnantes. Leurs vies sont surprenantes.
    Voici le parcours de 18 femmes d'exception, de l'Anti- quité à nos jours. Ces portraits plus exceptionnels les unes que les autres montrent qu'être femme dans une société souvent misogyne nécessite courage, déter- mination et volonté pour choisir son mode de vie... ou simplement le droit d'exister.

  • Plus d'un demi-siècle a passé depuis l'assassinat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963. Pourtant, tout n'a pas été dit sur le meurtre du 35 e président des États-Unis. Il y a toujours des informations complémentaires, de vraies et de fausses révélations, des déclarations d'officiels amé- ricains, des aveux de témoins ou d'acteurs du drame qui deviennent bavards au soir de leur vie.
    Des organes officiels et des officines obscures, parfois ai- dés par la presse, ont longtemps soutenu une version très contestable des faits, refusant que les enquêtes soient rou- vertes, persécutant ceux qui n'étaient pas de leur avis et traitant avec mépris le travail du House Select Committee on Assassinations (HSCA), qui a conclu en 1979 que le pré- sident avait été victime d'une conspiration.
    Le film d'Oliver Stone en 1991 a relancé le débat et attisé la curiosité du public. Beaucoup se demandent si les faits relatés dans cette production hollywoodienne étaient authentiques. Plus récemment, depuis octobre 2017, les Archives nationales américaines ont mis en ligne plus de 20 000 documents classés, étudiés en ce moment par les spécialistes du monde entier.
    Ce livre a donc pour objectif de répondre à de nombreuses questions : combien y a-t-il eu de balles tirées pour com- bien de tueurs ? Oswald était-il un bouc émissaire et pour- quoi l'a-t-on fait taire ? Qui avait un intérêt à voir mourir Kennedy ? Faut-il y voir l'action de la mafia ou des services secrets ? Sa mort a-t-elle eu un impact sur la politique américaine ?

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