Les commandes sur le site internet sont suspendues jusqu'au : 01/03/2021

Ichtus

  • Marquée par l'héritage de Machiavel, la modernité a séparé l'action politique de la pratique des vertus. L'agir politique obéirait à des lois échappant aux règles morales communes à notre humanité. La conservation du pouvoir et de la société admettrait l'usage de moyens inacceptables dans la vie privée. Cette conception rompt avec l'héritage chrétien mais encore avec l'essentiel de la pensée antique, aussi bien grecque que romaine. Il serait pour autant erroné d'interpréter le lien entre la politique et les vertus sous l'angle très réducteur de la seule appréciation du comportement privé des gouvernants. Il convient au contraire d'examiner la place des vertus dans l'exercice même des fonctions publiques et de manière générale de toute forme d'autorité, dans la plus pure tradition politique de notre civilisation, à laquelle cet ouvrage fait régulièrement référence. La poursuite du bien commun demande d'abord la connaissance d'idées vraies dont les vertus assurent la mise en oeuvre efficace. Ce second aspect de la formation politique a trop souvent été oublié. Pour pallier cette déficience et adapter le discours aux temps contemporains, ce livre propose une analyse de la situation actuelle afin de mieux saisir l'urgence du recours aux vertus, avant d'en exposer les plus utiles au bien agir politique, parmi lesquelles figurent la justice, la prudence et la force.

  • Comment civiliser la société, c'est à dire l'humaniser ?
    Comment la civilisation peut-elle être la « Civilisation de l'amour » ? Il existe des lois sociales qui permettent de fonder en justice les relations entre les hommes et les rapports de chaque personne avec les sociétés dans lesquelles elle vit. Chaque homme peut accéder à ces principes par la raison, mais l'Eglise les éclaire par ailleurs à la lumière de l'Évangile. C'est ce qu'a réussi à faire Jean-Paul II de manière lumineuse, pour répondre à la recherche du bonheur inscrite au coeur de tous les hommes.
    La marque chrétienne fait de l'exercice de l'autorité un service. Les principes de participation, de subsidiarité, de destination universelle des biens, de l'option préférentielle pour les pauvres et de solidarité permettent d'agir avec prudence et de gouverner la vie sociale par des lois justes. Ces principes peuvent inspirer aussi les règles du jeu et les habitus qui font une culture, une civilisation. En rendant plus facile la pratique des vertus qui font l'humain dans l'homme, l'action dans la Cité est ordonnée à la construction du Royaume pour que le Christ règne ! « Tout est lié » nous dit le Pape François.
    Certains ont proposé de vivre « comme si Dieu n'existait pas ». Le drame contemporain des conséquences humaines et sociales de cette hypothèse suggère, de façon très pragmatique dans un pays divisé de croyance, d'inverser la proposition pour vivre en société « comme si Dieu existait ».

  • Cette édition vient à point pour ceux qui souhaitent accéder rapidement à certains des meilleurs textes, toujours actuels, de Jean Ousset.
    Les développements successifs d'un article à l'autre, apparaissent comme une variation autour d'un thème majeur : le réel se découvre et s'impose comme un tout indissociable.
    Tout est lié, tout se tient. Cohérence, harmonie et plénitude du christianisme dont la beauté réjouissait Simone Weil.
    Théorie et pratique, raison et histoire, naturel et surnaturel, doctrine et expérience, foi et raison, coeur et intelligence, esprit et méthode, prière et action : autant de liens étroits sur lesquels, à l'écart de toute illusion, repose l'espoir dans la fécondité d'une action culturelle, sociale et politique.
    Jean-Ousset cherche à la manière de Jésus-Christ à aller aux périphéries pour toucher ceux qui se croient perdus dans une société sécularisée. Ses écrits sont des antidotes à la morosité et au désespoir. A une époque où l'esprit du monde semble triompher, même parfois chez les catholiques, d'une manière unique, il a le talent pour nous convaincre de ce que dans le sillage de l'Église tout a fleuri ! Et que c'est encore possible ! Qui a encore une anthropologie cohérente ? Qui peut encore répondre à la question : qui est l'homme ? Le christianisme est le seul vrai humanisme à condition de ne pas dissoudre Jésus-Christ, miséricordieux infiniment. Lui seul peut fonder notre espérance ! Quels sont alors les arguments de notre espoir et quelles en sont les exigences pour agir avec efficacité aujourd'hui ?

  • On parle aujourd'hui d'un réveil des consciences mais où trouver la lumière capable d'éclairer sans tromper ? Sur quelle vision de l'homme fonder la politique ?
    Jean-Paul II peut être choisi comme guide pour répondre à la question anthropologique fondamentale qui vise à comprendre l'homme, et pour agir dans une situation politique où il est si facile de se convaincre que le sens de l'histoire a déjà décidé notre avenir. Ce que Jean-Paul II a enseigné, il l'a lui-même vécu. A partir de son expérience et de ses textes (plus de 250 extraits) mis en perspective dans un même livre, le lecteur trouvera un guide pour découvrir le parcours qui l'a conduit dans la situation dramatique du monde à se passionner pour l'homme et inverser « avec une force de géant » une situation politique que l'on croyait irréversible.

    « Celui qui suit attentivement ce parcours en retirera au moins trois fruits : l'affermissement de son jugement sur ce qu'il vit et est appelé à vivre, condition indispensable de la liberté intérieure au milieu d'un monde où les aveugles guident les aveugles ; une meilleure perception de ce qu'il peut apporter à notre société et de ce qui mérite qu'on se dépense pour elle, à l'heure où l'on a moins besoin d'action que de déterminer quelles actions servent le bien commun et la justice ; enfin, une plus grande proximité avec le Christ rédempteur, et par voie de conséquence la découverte du chemin de l'espérance, cette espérance qui affranchit du marasme ambiant, qui restaure l'amour du prochain, qui fait désirer Dieu ».
    Fr. Emmanuel Perrier, o.p., Préface.

  • Face à la menace islamiste, les « élites » occidentales ont bien du mal à offrir une réponse claire sur notre identité, ou pire encore, elles opposent à l'agresseur des principes et un mode de vie, pourtant responsables de l'effondrement civilisationnel contre lequel il est encore temps de réagir. Il est indispensable de diagnostiquer convenablement les maux dont nous souffrons afin de les combattre à la racine. Telle est la perspective de cet ouvrage sur la sécularisation, analysée depuis ses sources ; individualisme et « dissociété », volonté prométhéenne de dominer puis de rejeter la nature, jusqu'à ses vecteurs contemporains les plus efficaces, consumérisme, société technologique, culture de mort, structures de péché. Comment résister à cet étouffement de la sociabilité et au nihilisme deshumanisant ? Le Collectif Jean Ousset dessine le chemin à suivre pour retrouver la liberté intérieure, point de départ de toute résistance, fonder l'objection de la conscience et refuser l'assujettissement en mobilisant la responsabilité propre des catholiques dans le cadre de la nation.

  • Comment continuer à penser les fondements de la justice et du droit à l'aide de ce patrimoine immensément riche qu'est celui de la pensée du droit naturel, demande dans sa préface, Jean-Rémi Lanavère, Prêtre, Normalien, Docteur en philosophie politique, Prix Henri-de-Lubac 2017 pour une thèse sur « La dimension politique de la loi naturelle chez saint Thomas d'Aquin » soutenue à la faculté de philosophie de l'Université pontificale du Latran.
    Il s'agit en effet d'un patrimoine commun à toute l'humanité : comment la pensée du droit naturel ne serait-elle pas destinée à tous les détenteurs de la nature humaine, quelle que soit leur appartenance religieuse ?
    Le livre de Philippe Pichot-Bravard vient donc à un moment historique décisif pour répondre aux trois défis qui caractérisent une réflexion sur le droit naturel. D'abord, il est indispensable, en raison de la rupture de transmission que nous connaissons sur ce point, de retrouver l'histoire de cette notion, qui en montre à la fois la permanence à travers les âges, mais aussi les variations au cours des époques. Ensuite, le livre montre l'actualité de la notion, à l'heure où l'écologie intégrale s'impose toujours plus comme l'une des questions majeures de notre temps ? Enfin, il fallait montrer les enjeux du droit naturel aujourd'hui. Pour Philippe Pichot-Bravard celui-ci n'est autre que la consistance de l'Etat de droit nécessaire à l'harmonie d'un ordre juste.

  • Chacun est appelé à contribuer selon ses propres talents au bien de la Cité.
    Se former pour cela, est une nécessité.
    Jean Ousset avait perçu que cette formation était indispensable. C'est pourquoi tout au long de sa vie, il a taillé son enseignement dans le bois jamais mort de la Doctrine Sociale de l'Église. Confronté à la pratique, son expérience a nourri des réflexions qui traversent l'existence et l'oeuvre de son architecte. Pour agir efficacement dans le monde actuel, il est utile de reprendre ces outils et d'en tirer la substance.
    Ce livre reprend les principaux textes de Jean Ousset sur les différentes manières de former. En suivant dans le temps les écrits de ce maître, il permet de saisir la progression de sa pensée et les leçons tirées de l'expérience. Ce parcours commence en 1946 avec Notre Volonté, où il présente les bases d'une formation initiale. Par la suite, les différents écrits de Jean Ousset ont explicité ses principes, ses aspirations, ses objectifs, ses méthodes pour former. La chronologie qui en est faite ici permet de saisir les tenants et les aboutissants de la formation que Jean Ousset voulait donner « à la façon de Jésus-Christ ».
    Transmettre le souci du bien, du beau et du vrai comme un don mais aussi comme une tâche, tout en montrant comment cette obsession a traversé les temps, permet de mettre en évidence ce qui demeure. L'objectif, c'est une élite formée. C'est d'une élite de coeur et d'esprit, d'exemple et de bienveillance dont il est question. Jean Ousset cherche à faire vivre un réseau d'ouvriers qui construisent des ponts entre les personnes, qui forgent le maillage politique essentiel au bien commun par la base. Jean Ousset cherche à dissoudre la dialectique révolutionnaire qui oppose au lieu de réunir. Il veut relier.
    Jean Ousset avait l'intuition que l'action culturelle devait permettre de répondre aux besoins de « ceux qui ont faim » même aux périphéries. Une annexe abondante illustre la mise en oeuvre pratique des méthodes de formation proposées.
    Jean Ousset (1914-1994) est le premier à avoir méthodiquement formalisé une méthodologie de la formation et de l'action culturelle à la lumière de l'enseignement de l'Eglise. Toute formation suppose que soit bien pesée la question des objectifs, des instruments et des méthodes, en prenant en compte les circonstances. C'est à cette rigueur pleine d'espérance que nous invite Jean Ousset.

  • Comment continuer à penser les fondements de la justice et du droit à l'aide de ce patrimoine immensément riche qu'est celui de la pensée du droit naturel, demande dans sa préface, Jean-Rémi Lanavère, Prêtre, Normalien, Docteur en philosophie politique, Prix Henri-de-Lubac 2017 pour une thèse sur « La dimension politique de la loi naturelle chez saint Thomas d'Aquin » soutenue à la faculté de philosophie de l'Université pontificale du Latran.
    Il s'agit en effet d'un patrimoine commun à toute l'humanité : comment la pensée du droit naturel ne serait-elle pas destinée à tous les détenteurs de la nature humaine, quelle que soit leur appartenance religieuse ?
    Le livre de Philippe Pichot-Bravard vient donc à un moment historique décisif pour répondre aux trois défis qui caractérisent une réflexion sur le droit naturel. D'abord, il est indispensable, en raison de la rupture de transmission que nous connaissons sur ce point, de retrouver l'histoire de cette notion, qui en montre à la fois la permanence à travers les âges, mais aussi les variations au cours des époques. Ensuite, le livre montre l'actualité de la notion, à l'heure où l'écologie intégrale s'impose toujours plus comme l'une des questions majeures de notre temps ? Enfin, il fallait montrer les enjeux du droit naturel aujourd'hui. Pour Philippe Pichot-Bravard celui-ci n'est autre que la consistance de l'Etat de droit nécessaire à l'harmonie d'un ordre juste.

empty