Des Equateurs

  • Aristote (IVe siècle av. J.-C.), à l'exemple des philosophes qui l'avaient précédé, prend pour point de départ de ses considérations, la question du souverain bien, ou l'idée absolue de bonheur. Tout ce qu'on fait, dit-il, tout ce qu'on entreprend, a nécessairement un but, qui est, en dernière analyse, le plus grand bien possible de celui qui agit. Par conséquent, tous les arts, toutes les sciences dont l'homme s'occupe, ont pour but ou pour dernière fin un certain avantage qui doit en résulter . Et comme elles sont subordonnées, à quelques égards, les unes aux autres, il doit y en avoir quelqu'une dont la fin est principale, essentielle, et telle que les autres ne soient, pour ainsi dire, que des moyens d'arriver à celle-là.
    Cette science principale et supérieure est la politique, qui a pour but le plus grand bonheur de l'homme, et même des hommes réunis en sociétés.

  • "La sagesse, selon l'Ecclésiaste (milieu du IIIe siècle avant J-C), n'est pas une spéculation de savant isolé de la réalité, pas même un art d'agrément qu'il est loisible à chacun de cultiver ou de négliger, c'est une nécessité d'ordre pratique.
    La sagesse consisterait essentiellement à savoir "ce qu'il est bon pour l'homme de faire", soit dans le détail de l'existence, soit dans l'ensemble de la vie. Elle devrait donc lui donner la connaissance des lois qui régissent la destinée humaine, mais aussi de celles qui gouvernent le monde au milieu duquel il est engagé. Cette connaissance lui permettrait de prévoir les événements et lui dicterait sa conduite.
    Sans cette prévision, toute entreprise n'est plus qu'un jeu de hasard dans lequel l'homme est à peu près sûr de perdre, et tout travail, un effort dans la nuit. C'est là ce qui complique sa besogne journalière et le tourmente jusqu'à lui ôter le sommeil", Emmanuel Podechard.

  • De la vie heureuse, ou encore Du bonheur (en latin, De Vita beata) est un dialogue avec un interlocuteur imaginaire écrit par Sénèque le jeune vers 58 après J.C. L'oeuvre est dédiée à Gallion, frère aîné de Sénèque. Son principal objet est de montrer que le bonheur n'est pas matériel, mais naît d'une vie en accord avec la vertu et la raison (selon les préceptes du stoïcisme).

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