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Séverine Lepape

  • La gravure en clair-obscur est une gravure imprimée en couleurs grâce à un procédé spécifi que, consistant à décomposer la gra- vure en autant de matrices qu'il doit y avoir de couleurs ; là où, auparavant, la couleur était apportée à la main après impression.
    Expérimentée pour la première fois au cours des années 1500 en Europe, elle connut une large diffusion et suscita un intérêt évident chez certains peintres, qui trouvèrent là une nouvelle manière d'exprimer leurs recherches sur le rendu de la lumière, de l'ombre, du trait et des valeurs chromatiques. Les gravures en clair-obscur se caractérisent, en effet, par l'emploi d'une gamme de couleurs, certes limitées, mais déclinées en variations de teinte.
    Les estampes en clair-obscur ont été produites sur un long laps de temps, jusque dans les années 1650, avant d'être de nouveau à l'honneur à partir des années 1720. C'est cette longue histoire qu'explore cet ouvrage, qui dresse ainsi un panorama chronolo- gique et géographique de la gravure en couleurs, au travers des estampes les plus importantes et les plus représentatives gravées par les plus grands maîtres de la Renaissance et du Maniérisme européen.

  • L'apparition de l'estampe constitue un phénomène majeur pour l'histoire et l'art en Occident. Au tout début du XVe siècle, artistes et graveurs expérimentèrent diverses techniques - principalement la xylographie, la gravure sur métal en relief et la gravure au burin - permettant par l'impression d'une matrice gravée et encrée sur un support de créer et de diffuser des images multipliables à l'identique. Si les estampes circulèrent très vite partout en Europe, les régions germaniques en furent le foyer originel, bien avant que cette invention ne fût transposée dans le domaine de l'impression des textes par Gutenberg dans les années 1450.
    En articulant deux fonds majeurs en France et en Europe - la collection de la Réserve du département des Estampes de la Bibliothèque nationale et la collection Rothschild du département des Arts Graphiques au musée du Louvre -, Les Origines de l'estampe dans les écoles du Nord (1400-1470) présente les différentes étapes de l'évolution de l'estampe, ses acteurs et ses modalités de production, ses rapports avec les autres arts et ses usages, depuis les toutes premières gravures sur bois en Allemagne en 1400 jusqu'au début de la carrière de Martin Schongauer, graveur rhénan qui changea fondamentalement le statut de l'estampe au sein des arts.
    Cet ouvrage accompagne l'exposition organisée au musée du Louvre en partenariat avec la Bibliothèque Nationale de France du 2 octobre 2013 au 13 janvier 2014.
    Cet ouvrage est publié en coédition avec le musée du Louvre.
    Ouvrage co-écrit par Séverine Lepape, conservateur responsable du service de l'estampe ancienne et de la Réserve au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, et Kathryn M. Rudy chargée de cours à l'Université de Saint-Andrews (Écosse).
    Ouvrage publié dans le cadre de la Collection Edmond de Rothschild au musée du Louvre, dirigée par Pascal Torres.

  • Peintre, dessinateur et graveur actif à Ratisbonne, Albrecht Altdorfer (vers 1480-1538) est un artiste majeur de la Renaissance germanique, même s'il reste moins connu que d'autres maîtres de sa génération, comme Albrecht Dürer ou Lukas Cranach.
    Cet ouvrage monographique vise à présenter la richesse et la diversité de l'oeuvre d'Albrecht Altdorfer, artiste doté d'une grande capacité d'invention formelle et iconographique, pionnier dans les genres du paysage et de l'architecture.
    Il met en exergue sa stature d'artiste de la Renaissance, à la fois très original et parfaitement au fait de la création artistique de ses contemporains.
    Tous les aspects de sa vie artistique sont étudiés, avec une sélection de dessins, gravures, peintures et objets. Le parti adopté est à la fois chronologique et thématique, tout en réservant des sections aux différents genres dans lesquels le travail d'Altdorfer a été particulièrement important et novateur, comme le paysage, l'orfèvrerie et l'architecture.

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  • La technique de la gravure apparaît en Occident au tournant des xiv e et xv e siècles et connaît un extraordinaire épanouissement.
    Son utilisation s'étend alors à de nombreux domaines et l'estampe se voit employée pour des usages quotidiens, commerciaux, dévotionnels et artistiques. L'ouvrage s'attache à un corpus d'objets bien précis ayant trait aux origines de la gravure française, et notamment parisienne : les coffrets à estampe.
    Ces coffrets en bois recouvert de cuir et de bandes métalliques datent pour la plupart de la période 1480-1550 et présentent la particularité de contenir une gravure sur bois collée à l'intérieur, sur le revers de leur couvercle. Cette image, dont le sujet est le plus souvent religieux, est coloriée au pochoir et fréquemment accompagnée de quelques lignes de texte gravé.
    S'ils ont longtemps été appelés, à tort, « coffrets de voyage » ou « coffrets de pèlerinage », l'usage de ces objets reste aujourd'hui incertain, d'autant que les sources, tant visuelles que textuelles, manquent.
    Afin de les replacer dans le contexte de la production artistique des années 1500, les coffrets sont mis en regard avec des livres imprimés ou manuscrits, des ivoires, des vitraux et des tapisseries. Cette confrontation permet de mettre en exergue la person- nalité d'un acteur majeur de la vie artistique parisienne de la fin du Moyen Âge, le Maître des Très Petites Heures d'Anne de Bretagne, identifié à Jean d'Ypres. Ce peintre-enlumineur a fourni quantité de modèles aux artistes de son temps ; c'est notam- ment à lui que l'on attribue les petits patrons de la tapisserie de la Dame à la Licorne.

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