Union Centrale Des Arts Decoratifs

  • Harper's Bazaar, fondé en 1867 aux États-Unis, est le plus ancien magazine de mode existant. Il est célèbre pour les contributions essentielles de ses rédactrices, Carmel Snow et Diana Vreeland, et pour la modernité des mises en pages conçues par Alexey Brodovitch, directeur artistique à partir des années 1930 et jusque dans les années 1950.
    Nombreux sont les illustrateurs de renom qui ont collaboré à Harper's Bazaar, Léon Bakst, Erté, Cassandre, auxquels ont succédé dans les années 1950 les plus grandes signatures de la photographie de mode, Richard Avedon, Louise Dahl-Wolfe, Melvin Sokolsky, Hiro, et plus récemment Peter Lindbergh ou Patrick Demarchelier.
    Des gravures de mode des premiers numéros aux grandes machineries élaborées par Jean-Paul Goude, en passant par l'influence de l'Art nouveau et du surréalisme, c'est une véritable histoire de la silhouette féminine que dessinent ces 150 ans de Harper's Bazaar. Andy Warhol y a également fait ses premières armes, aux origines du pop art.
    C'est avant tout aux femmes que le magazine s'adresse en étant le premier à publier une robe de Mademoiselle Chanel en 1916 et en baptisant de « New Look » la première collection de Christian Dior en 1947. Toutes les grandes maisons de couture ont eu les honneurs de la couverture ou des pages intérieures de Harper's Bazaar.
    Le magazine se dinstingue également en accueillant les grands écrivains de son temps. Il est notamment le berceau de Patricia Highsmith, Truman Capote et Carson McCullers. Haute couture, mode de vie, illustration, photographie, design graphique et littérature sont ainsi au coeur de ce livre, le premier à paraître en français sur ce magazine de langue anglaise à la célébrité internationale

  • D?origine polonaise, Roman Cieslewicz (1930-1994) est un acteur majeur du graphisme en France dans les années 1960-1970. Formé à l?école des Beaux-Arts de Cracovie, il s?installe à Paris en 1963 pour fuir la dictature, apportant avec lui l?esthétique de l?école polonaise de l?affiche.
    Graphiste infatigable et véritable banque d?images à lui seul, il s?emploie à refléter son temps à travers une esthétique minimaliste et percutante, influencée par les mouvements d?avant-garde du début du XXe siècle.
    L??uvre de Cieslewicz, d?une grande diversité, rassemble travaux de commande et projets personnels : affiches pour le cinéma, le théâtre, les expositions du Centre Pompidou, mises en pages pour Elle, Vogue ou encore L?Autre Journal, photomontages, collages, couvertures de livres pour le Seuil, Hazan, 18/18 ou encore les Guides bleus?
    Inquiet de l?uniformisation visuelle croissante dans les médias, qui vide de leur signification des représentations pourtant violentes, il choisit soigneusement des images pour les associer et les confronter.
    Le lecteur découvrira deux livres réunis sous un emballage en carton sérigraphié : un livre consacré au travail préparatoire de Cieslewicz (esquisses, maquettes?) et un autre présentant ses réalisations finales. Le tout est organisé sous la forme d?un abécédaire, de A comme affiche à Z comme zoom.
    Les textes sont écrits par des contemporains de Cieslewicz, qui l?ont côtoyé, ainsi que par des historiens de l?art, du graphisme ou de la photographie actuels. Les très nombreuses illustrations sont largement extraites du fonds d?archives constitué par l?artiste lui-même.
    Exceptionnel par l?ampleur de son contenu et par sa forme, ce livre de référence invite à plonger dans la démarche même de Cieslewicz lorsqu?il fabriquait ses images.

  • Entre 1880 et les années 1920, le couturier Jacques Doucet habilla les dames de la haute société : Réjane et Sarah Bernhardt étaient ses clientes, les chroniqueurs de mode relataient régulièrement ses créations et l'Albertine de Proust rêvait de se voir dans « tel peignoir de Doucet aux manches doublées de rose ».
    Mais Jacques Doucet était surtout un amoureux de l'art et fut l'un des plus importants collectionneurs de son temps. Il s'entoura des meilleurs conseillers, André Breton, André Suarès ou Pierre Reverdy, et, grâce à son immense fortune, acheta les plus belles oeuvres :
    Ses dessins, sculptures, peintures constituaient de fabuleuses collections qu'il installa dans des demeures conçues comme des écrins.
    Tout commença par une collection d'art du XVIIIe siècle où les Watteau le disputaient aux Chardin, Clodion et Hubert Robert. La vente de cet ensemble, en 1912, eut un grand retentissement. Doucet se passionnait aussi pour les impressionnistes : les peintures de Degas, Monet, Manet, Van Gogh ou Seurat ornaient ses salons. Homme curieux, il sut reconnaître l'importance des avant-gardes et fut le premier propriétaire des Demoiselles d'Avignon de Picasso ; des toiles de Duchamp, Picabia, Matisse, le Douanier Rousseau et Miró, des meubles de Legrain, Iribe, Eileen-Gray et des reliures de Rose Adler trouvaient place chez lui.
    Mécène généreux, Jacques Doucet finança des revues (Nord-Sud) et des campagnes photographiques en Chine et au Japon. Ayant à coeur de réunir la documentation permettant d'approfondir les connaissances de tous, il était l'affût de pièces rares (manuscrits, éditions originales...) et des documents nécessaires à la compréhension des oeuvres de l'esprit. Il créa deux des plus grandes bibliothèques de son temps : la bibliothèque d'Art et d'Archéologie et la bibliothèque littéraire.
    C'est cette histoire que raconte ce livre : il restitue ces collections aujourd'hui dispersées, témoins d'une époque à la fois douloureuse et enthousiaste et qui rassemblaient « tout ce qui compte par la beauté de l'oeuvre, par la rareté du sentiment et par le sens de l'art » (André Suarès).

  • Depuis le XVIIIe siècle le papier peint a investi tous les espaces de la maison, paré les murs en les ornant de bordures et de motifs répétitifs, habillé les armoires, les coffres ou les paravents, décoré les dessus-de-porte et l'âtre des cheminées, servi au décor d'accessoires. Mais, avant tout, le papier peint construit le mur, le décore, permet de s'évader de la pièce qu'il habille.
    Ce livre décline six façons dont le papier peint peut être utilisé pour embellir les intérieurs, nous conviant à un voyage subjectif dans les très vastes collections du musée des Arts décoratifs à Paris, du XVIIIe siècle à l'époque contemporaine. Six textes d'humeur ont ainsi été confiés à des auteurs choisis pour leur regard pertinent sur la décoration intérieure.
    Ont été sélectionnés des esquisses gouachées, des papiers peints à motifs répétitifs, des décors, des papiers peints panoramiques, des bordures et des soubassements, des maquettes commerciales ou encore des écrans à main et des paravents. On y voit le papier peint se remplir de fleurs et de feuillages ou se peupler d'oiseaux, jouer des trompe-l'oeil pour simuler architectures feintes ou décors antiques ; il peut au contraire tourner le dos à l'illusion et être un simple support de jeux d'arabesques ou de motifs géométriques abstraits ; il est parfois narratif, mettant en scène des personnages dont il raconte l'histoire ou faisant allusion à des références littéraires.
    Par sa puissance d'évocation, le papier peint est le lieu privilégié où s'incarnent l'imaginaire et la fantaisie.
    Dans ce livre, la mise en pages joue sur les confrontations et les superpositions pour mieux faire sentir l'extrême variété des motifs. Cet ouvrage permet enfin de donner un aperçu de la richesse et de la diversité des collections de papiers peints du musée des Arts décoratifs.

  • Pourquoi faut-il repasser ses vêtements? Depuis quand les femmes ont-elles le droit de s'habiller en pantalon?
    L'homme peut-il se maquiller? Du XIVe siècle, lorsque sont promulguées des lois somptuaires régulant l'apparence vestimentaire, à aujourd'hui, où règnent les conseils livrés par les blogs, ce livre offre une traversée de l'histoire du gôut par les vêtements qui ont fait scandale.
    On y apprendra qu'il ne faut pas s'habiller trop court, mais pas non plus trop long, que les vêtements trop amples choquent plus que les vêtements trop moulants, qu'au XVIIIe siècle les coiffures hautes étaient l'objet des plus vifs reproches, que déchirer son vêtement n'est pas l'apanage des adolescents en jean d'aujourd'hui... Les hommes s'habillant en femme et les femmes s'habillant en homme s'exposent à des critiques dont les racines sont profondes, qui remontent à des interdits bibliques dont la société occidentale demeure imprégnée.
    Les condamnations renvoient tantôt à la forme de l'habit, qui ne doit ni déformer le corps ni en souligner les contours, tantôt à l'identité sexuelle, ou encore aux circonstances qui imposent une tenue et en banissent une autre.
    Cet ouvrage montre aussi comment, en définitive, la plupart des excès qui dérangent dans un premier temps finissent par être acceptés, par entrer dans les usages, voire être récupérés par la mode du plus grand nombre.
    Pour les couturiers contemporains, de Jean Paul Gaultier à Alexander McQueen, faire scandale est même devenu un moyen presque incontournable de se distinguer.
    Aux confins de l'histoire sociale et de l'histoire des modes, ce livre repose sur une analyse textuelle et visuelle de documents peu exploités jusqu'à présent. Au fil du temps, peintures, gravures, caricatures et photographies en disent beaucoup sur les regards portés sur les vêtements.


  • jean paul gaultier a réalisé les costumes de douze spectacles chorégraphiques et vidéos de régine chopinot.
    le plus connu d'entre eux est le défilé (1985), création atypique pour seize danseurs, comédiens et mannequins. mi-défilé de mode, mi-ballet, il a fait date dans l'histoire de la mode et de la danse en réconciliant une nouvelle génération de chorégraphes avec le costume de danse. ce livre retrace pour la première fois la collaboration entre le couturier et la chorégraphe. il permet de redécouvrir des costumes qui n'ont jamais été montrés au-delà des représentations elles-mêmes et sont autant de jalons dans le parcours créatif de jean paul gaultier.
    les recherches stylistiques qu'il expérimente pour la danse s'inscriront parfois dans son prêt-à-porter puis dans la haute couture. des robes corsets d'une exemplaire exécution, des carapaces de tutus taillés et sculptés, des combinaisons peintes en trompe l'oeil, des crinolines et des laines tricotées, des accumulations et des rencontres inusitées jusqu'alors entre matériaux et objets de récupération confèrent à chacun des costumes un statut scénique fort qui crée un effet de miroir avec la création de mode du couturier.


  • Les événements de janvier 2015 ont mis violemment sur le devant de la scène la question de la place de la caricature dans la société. Celle-ci est le fruit d'une longue histoire, que ce livre aborde sous l'angle des relations entre caricature et affiche dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe, c'est-à-dire au moment où l'affiche connaît une apogée artistique tout en se professionalisant.
    Les cibles de la caricature (de Louis-Philippe à Charlie- Hebdo), la place de la censure dans le dessin politique, le rôle des revues satiriques (Le Chat noir, Le Rire, L'Assiette au beurre...) et, plus largement, le rire sous toutes ses formes, littéraires et visuelles, sont au coeur de ce livre. Il montre le rôle qu'a joué la caricature dans le renouvellement de l'affiche : parce qu'elle va à l'essentiel et grossit les traits, la caricature tend vers une simplification graphique qui est aussi le marqueur de l'entrée de l'affiche dans la modernité.
    Lorsque les caricaturistes qui dessinent dans la presse créent des affiches, ils ne cherchent pas à faire rire mais appliquent à l'affiche les techniques de la caricature qu'ils maîtrisent. Comme une caricature, une affiche réussie doit immédiatement marquer l'esprit et capter l'attention de celui qui la regarde. C'est ce qu'ont compris Cappiello, O'Galop et Jossot, dont les affiches connaissent un grand succès.
    Ce livre montre aussi le travail de dessinateurs comme Forain, Sem, Steinlen, Nadar ou Willette. Dessins de presse, couvertures de journaux, affiches, etc. , illustrent les thèmes abordés dans ce catalogue. Les affiches présentées à l'exposition sont reproduites en grand format. Des biographies des dessinateurs ainsi qu'un dictionnaire des journaux de l'époque complètent ce livre qui, au-delà de l'exposition qu'il accompagne, est appelé à être un ouvrage de référence sur le sujet.

  • Cet ouvrage est le premier à présenter dans leur globalité les éléments qui font du musée nissim de camondo un lieu singulier.
    Cet hôtel particulier, construit par rené sergent sur le modèle du petit trianon à versailles, est l'un des ultimes exemples de grande résidence privée parisienne du début du xxe siècle. précieux témoignage d'un art de vivre à la française cultivé jusqu'à son plus haut raffinement, il est l'écrin de la remarquable collection de mobilier et d'objets d'art du xviiie siècle rassemblée par le comte moïse de camondo et, plus encore peut-être, le témoin du destin exceptionnel et tragique d'une famille.
    Richement illustré, ce livre invite à une visite intime, poétique et sensible du musée. les photographies de jean-marie del moral, toujours en lumière naturelle, révèlent au rythme des heures et des saisons le caractère de chacune des pièces et les oeuvres qui les habitent.

  • Née en 1959, Barbie bénéficie pour la première fois en 2016 d'une véritable invitation dans une institution muséale française, au musée des Arts décoratifs à Paris.
    Lorsqu'elle voit le jour, ses longues jambes, sa taille fine et sa poitrine avantageuse sont à l'opposé des poupées de l'époque et elle est vue comme une provocation. Mais son succès est bientôt planétaire. Car, au-delà d'être un jouet, Barbie est le reflet des moeurs d'une époque et de leur évolution. Elle contribue à diffuser l'image d'une Amérique prospère et conquérante, épousant les changements sociaux, politiques et culturels de plusieurs générations.
    Ses traits, européens au départ, se sont peu à peu diversifiés pour finir par incarner un nombre considérable de types ethniques. Elle est tour à tour enseignante, vétérinaire, hôtesse de l'air, actrice, astronaute, architecte, femme d'affaires. En 1989 elle est ambassadrice de l'Unicef, en 2012 sort une Barbie « Yes She Can », aujourd'hui elle a un compte Instagram.
    Puisant dans les archives inédites de la maison Mattel, mettant en valeur un patrimoine historique méconnu, ce livre très illustré, à la fois sérieux et léger, instructif et décalé, éclaire la poupée star sous des angles inattendus.
    N'évitant pas les clichés mais essayant plutôt de les mettre en perspective, il étudie la place de Barbie dans l'histoire du jouet et l'inscrit plus largement dans une histoire culturelle et sociale des XXe et XXIe siècles. Il évoque également la famille de Barbie et sa vie amoureuse, son goût pour la mode - qui à son tour a inspiré des créateurs comme Karl Lagerfeld, Louboutin ou Jeremy Scott -, mais aussi les coulisses de sa fabrication ou ce rose qui ne la quitte pas.
    Ce sont tous les paradoxes de Barbie, ses ambiguïtés et son éclectisme qui font de ce jouet unique le siège de nos enthousiasmes ou de nos réticences.

  • Roger Tallon (1929-2011) est le premier à appliquer en France dans le domaine du design des méthodes issues de pratiques américaines. Ce pionnier du design industriel a commencé par dessiner des machines-outils, avant de se consacrer aux objets. Il intègre en 1953 le bureau d?études Technès, puis fonde l?agence Design Programmes (1973) avant de rejoindre ADSA + Partners avec Pierre Paulin et Michel Schreiber (1984). Il s?investit aussi dans l?enseignement et ouvre le département design de l?École nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad).
    Roger Tallon se concentre sur les possibilités des nouveaux matériaux et les processus de fabrication. Ses projets se caractérisent toujours par une approche globale qui intègre l?objet dans son environnement visuel.
    Dans les années 1960 il est proche des Nouveaux Réalistes (César, Klein, Arman) et ses intérêts sont multiples : cinéma, sémiologie, design graphique, presse (il conçoit notamment la maquette du magazine Art Press)?...
    Ce livre invite à découvrir la considérable production de Roger Tallon : le mobilier comme la chaise TS et l?escalier hélicoïdal Module 400, le service de table 3T, le téléviseur portable P111, des montres pour Lip, des transistors, des machines à écrire et des projecteurs, ou encore l?identité visuelle de Fluoryl, des chaussures de ski pour Salomon, des bidons d?essence pour Elf et des flacons d?huile solaire pour Bergasol? Son importante contribution au renouvellement des transports est montrée à travers ses réalisations pour la SNCF et la RATP (le train Corail, les TGV et l?Eurostar, la signalétique du RER, le métro Météor, le funiculaire de Montmartre), mais aussi les métro de Mexico et de Caracas, les tramways et autobus ou encore ses projets de motos et voitures modulables.
    S?appuyant sur le très riche fonds d?archives de Roger Tallon conservé au musée des Arts décoratifs, ce livre pré- sente en détails l?ensemble de ses réalisations et s?impose comme un ouvrage de référence sur le designer.

  • Fondé à Weimar en 1919, dissout à Berlin en 1933 face à la montée du nazisme, le Bauhaus est une école d'enseignement artistique qui s'est imposée comme une référence incontournable de l'histoire de l'art au XXe siècle. Elle a été créée par l'architecte Walter Gropius pour redonner vie à l'habitat et à l'architecture grâce à une synthèse des arts plastiques, de l'artisanat et de l'industrie.
    Le coeur de ce livre reflète la diversité du champ des expérimentations menées à l'école : dessin, peinture, mobilier, sculpture, textile, céramique, mais aussi typographie, photographie et théâtre sont abordés sous l'angle des ateliers où les élèves de l'école recevaient les enseignements.
    Artistes de l'avant-garde et artisans enseignent et supervisent ensemble les ateliers, comme par exemple Paul Klee pour la théorie artistique, Wassily Kandinsky pour la peinture murale, Oskar Schlemmer pour le théâtre, Marcel Breuer pour le mobilier, Theodor Bogler pour la céramique, Gunta Stölzl pour le tissage, Marianne Brandt pour le métal, Herbert Bayer pour le graphisme ou encore Walter Peterhans pour la photographie.
    L'ouvrage pose la question des sources et des influences dont le Bauhaus a pu s'inspirer : la hiérarchie entre maître et compagnon héritée du Moyen Âge, le goût pour les contrastes et la composition dans les arts chinois et japonais, mais aussi les antécédents des modernités allemandes (le Deutscher Werkbund de Henry Van de Velde), des Arts and Crafts britanniques et des utopies viennoises (les Wiener Werkstätte).
    L'héritage du Bauhaus a été considérable, et dans ce livre c'est sous son versant le plus contemporain que ce sujet est abordé : l'artiste Mathieu Mercier a été invité à choisir une quarantaine de plasticiens, designers, graphistes ou créateurs de mode dont les réalisations, à ses yeux, incarnent l'esprit du Bauhaus en ce début du XXIe siècle.
    Il existe peu d'ouvrages en français sur le Bauhaus. Celuici, qui fait à la fois synthèse des recherches actuelles et aborde la question de la création au Bauhaus sous des angles inédits, est sans nul doute appelé à devenir un livre de référence.

  • Présentée au musée des Arts décoratifs à Paris, l'exposition « Mutations » se propose d'explorer l'histoire des métiers d'art et d'affirmer leur singularité sous l'angle de l'objet, de la création, de la technique et de la matière. Neuf pièces ont été commandées à des collectifs d'artistes contemporains (artisans et ateliers d'art, designers, plasticiens) pour répondre à neuf pièces des XVIIIe et XIXe siècles des collections du musée des Arts décoratifs. Ils se sont emparés de la pierre, de la terre, du bois, du verre, du cuir, du papier, du métal et du textile pour livrer respectivement leur interprétation des thématiques de la matière, du geste, de l'usage, de la forme, de l'ornement, du décor, des sens et de l'art. Une place particulière est réservée à un objet emblématique du musée, le hanap « Les métiers d'art » de Lucien Falize, présenté à l'Exposition universelle de 1900, et à son interprétation contemporaine.
    Chacune de ces oeuvres, anciennes et contemporaines, sont présentées dans le catalogue pour lequel elles ont fait l'objet d'une commande photographique spéciale. Page après page, les photographies des oeuvres des collections du musée des Arts décoratifs, celles des pièces contemporaines, celles de décors du musée et extérieurs, complétées par des photographies d'inspirations notamment puisées dans la nature, jouent de leur proximité visuelle.
    Il s'agit d'un livre objet résolument contemporain, se présentant sous forme de 10 cahiers comportant chacun trois papiers, jouant sur les matières, les textures et les transparences pour faire sentir au lecteur à la fois visuellement et tactilement la notion de mutation. Ces cahiers sont assemblés entre deux blocs de carton sérigraphiés et maintenus par un bandeau élastique noir.

  • Le musée des Arts décoratifs rouvrira ses portes en septembre 2006, dans l'aile Marsan du palais du Louvre, avec une présentation entièrement renouvelée. Il conserve l'une des plus importantes et des plus belles collections d'art décoratif au monde, qui s'étend du Moyen Âge à nos jours. Ses 150 000 oeuvres représentent tous les aspects de la production artistique, dans tous les domaines des arts décoratifs : mobilier, orfèvrerie, céramique, verre, bijoux, papiers peints..., mais aussi des dessins, des jouets, et une exceptionnelle donation d'oeuvres de Jean Dubuffet. Ce livre présente plus de cent pièces majeures du musée, choisies et commentées par les conservateurs spécialistes des différents domaines. Sièges, armoires, assiettes, verres à boire, vases, paravents, papiers peints panoramiques, lampes ou bijoux sont autant d'objets à la fois beaux et utiles, prestigieux et quotidiens, que le lecteur découvre au fil des pages. On y retrouve les oeuvres qui ont fait la réputation du musée, ainsi qu'une sélection des plus belles pièces, inédites, acquises ces dernières années. La maquette met particulièrement en valeur les oeuvres, qui sont reproduites en pleines pages afin de mieux donner à voir la beauté des matières et le raffinement du travail. Cet ouvrage offre un nouveau regard sur cette collection invisible depuis 10 ans, que tous les les amateurs d'art sont impatients de redécouvrir. Plus largement, il constitue pour tous les publics une magnifique introduction à l'histoire des arts décoratifs.

  • Entre tradition et modernité, l'art coréen connaît aujourd'hui un rayonnement international que ce livre fait découvrir au fil de créations commentées par des spécialistes coréens et français. Trois domaines majeurs de la culture coréenne contemporaine sont abordés : le design graphique, le design d'objets et la mode.

    L'art du hangul, l'alphabet coréen, qui s'articule autour des thématiques du yin et du yang, des éléments, de la terre, du soleil et de l'homme, inspire aux graphistes des jeux avec les caractères et des typographies innovantes.
    Dans les domaines de la céramique, du métal, du mobilier ou du bijou, la philosophie coréenne se ressent tout autant, les artisans traditionnels et les designers créant des formes réalisées avec une minutie et une technique poussées à l'extrême.
    Les créateurs de mode, quant à eux, racontent le hanbok, costume traditionnel, de génération en génération, dans des collections qui s'orientent tantôt vers la pureté et la transparence du tissu, tantôt vers la géométrie, revisitant la culture populaire ou le vêtement occidental.

  • Sauvage ou domestiqué, l'animal constitue depuis toujours une source d'inspiration pour l'homme.
    Des parois des grottes préhistoriques aux créations contemporaines les plus déconcertantes, sa représentation est omniprésente. Craint, respecté, exploité, anéanti, chéri, divinisé, l'animal incarne toutes les nuances du bien et du mal. Ce livre invite à revisiter les collections des Arts Décoratifs sous l'angle de l'animal, en confrontant les styles et les époques: mobilier, arts de la table, mode, textiles, papiers peints, affiches, jouets, etc., révèlent les multiples façons dont l'homme s'approprie l'animal et l'intègre à son décor quotidien.

  • Quel est le rôle du dessin, manuel et numérique, dans te processus actuel du design? Ce livre évoque ta place du geste dans l'expression de la pensée d'un créateur, la part de l'intime qui se cache entre la naissance d'une idée et le début de ses développements. Se perfectionnant sans cesse, les logiciels de dessin et de modélisation en trois dimensions n'ont pas remplacé les méthodes manuelles mais sont venus y ajouter de la complexité, offrir de la précision et permettre toutes sortes de vérifications. Ils ouvrent vers des possibilités de simulation dont on ose à peine encore imaginer l'étendue des enjeux.

  • Bien plus que d'actes d'un colloque, il s'agit d'un ouvrage de référence, longtemps attendu par le secteur, et d'un outil de travail pour les universitaires (étudiants, chercheurs...), les journalistes, les pouvoirs publics et plus largement les professionnels.
    Les métiers d'art sont souvent perçus dans un entre-deux :
    On a généralement tendance à considérer qu'ils ne relèvent ni de l'art ni de l'industrie, ni du concept ni de la technique, ou à la fois de tout cela mais sans que leur positionnement soit clairement défini.
    Les dimensions patrimoniale et créative des métiers d'art dessinent pourtant un secteur en pleine évolution. Ses perspectives de développement économique et culturel reposent tant sur l'innovation technique et formelle que sur la permanence des valeurs qu'il véhicule. Une meilleure connaissance de ce secteur, c'est-à-dire de son évolution historique et sémantique et de son poids économique, s'avère aujourd'hui nécessaire afin d'identifier la place que ces métiers occupent dans notre société et d'accompagner leur développement.
    De façon à ouvrir le champ de l'étude à toutes les recherches, une approche pluridisciplinaire a été privilégiée, faisant appel à l'histoire, l'histoire de l'art, la philosophie, l'anthropologie, la linguistique, au droit, à l'économie, mais aussi à l'intervention de maîtres d'art (maroquinier, verrier, graveur)...
    Parmi les thèmes abordés : l'histoire de la notion de métier d'art, la signification de l'acte de faire, les métiers d'art au coeur de l'économie de la création et du patrimoine.
    Le graphisme de ce livre a été particulièrement soigné :
    Philippe Millot, qui l'a conçu, a placé les mots et la matérialité du livre au coeur de sa démarche.

  • La photographie publicitaire est un domaine jusqu'à présent négligé de l'histoire de la photographie, et ce livre entend réparer cette injustice. Des années 1930 jusqu'à nos jours, il présente le travail d'une trentaine de photographes ayant marqué cette discipline. Trois spécialistes de l'histoire de la photographie, Françoise Denoyelle, Gabriel Bauret et Patrick Rémy, retracent cette histoire. Apparue dès la fin du XIXe siècle, l'utilisation de la photographie à des fins publicitaires commence réellement son essor dans les années 1930, à la faveur des possibilités offertes par les progrès des techniques d'impression. Des firmes industrielles éditent des catalogues de luxe et font appel à de jeunes photographes qui vont marquer l'histoire de la publicité. Après guerre la photographie s'impose dans les annonces presse et s'élargit aux produits de consommation de masse. Le règne de la couleur à partir des années 1960 est aussi celui de la photographie dans la publicité, tous supports confondus (affiches, annonces presse, catalogues). Aujourd'hui, elle se fait perfectionniste ou provocatrice, esthétisante ou théâtrale... Stars ou inconnus, les photographes ayant travaillé pour la publicité sont ici honorés par des reproductions en pleines pages qui montrent toute la beauté de leur travail : Man Ray, François Kollar, Guy Bourdin, Peter Knapp, Peter Lindbergh, Sarah Moon, Jeanloup Sieff et Jean-Paul Goude en sont les principaux acteurs.

  • Le 26 décembre 1895, le marchand d'art Siegfried Bing (1838-1905) ouvre les portes de son magasin parisien, l'Art nouveau.
    Cette ouverture, attendue de longue date, marque la naissance d'un nouveau courant artistique. Commerçant passionné, Bing est également un commanditaire et un précurseur qui vise à réunir l'art de l'Occident et celui de l'Orient, incitant artistes et concepteurs - tels Eugène Carrière, Constantin Meunier, Louis Comfort Tiffany, Paul Signac et Edvard Munch - à emprunter de nouvelles voies. L'art japonais va jouer un rôle essentiel dans l'émergence de ce nouveau courant.
    Lors de l'Exposition universelle de 1900, Bing parachève sa reconnaissance internationale en proposant des pièces entières meublées par Eugène Gaillard, Georges de Feure et Edward Colonna. Ses efforts entrepris pour réaliser un style Art nouveau harmonieux atteindront ainsi leur point d'orgue. Les origines de l'Art nouveau est davantage qu'une monographie consacrée à Siegfried Bing, à son magasin et à son influence nationale et internationale dans le développement de l'Art nouveau.
    Cet ouvrage envisage la fusion des beaux-arts et des arts appliqués dans une forme stylistique globale, en s'appuyant sur de nombreuses photos d'oeuvres d'art inédites à ce jour.

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