Snoeck

  • L'exposition " United States of Abstraction. Artistes américains en France, 1946-1964 " est organisée par le Musée d'arts de Nantes, où elle sera présentée au public du 11 février au 23 mai 2021, et le Musée Fabre de Montpellier, où elle sera présentée du 3 juillet au 17 octobre. Le rôle de Paris comme capitale mondiale de l'art occidental depuis le 19e siècle est bien connu, et il est également considéré comme un fait établi que la Ville lumière perd cette prééminence après la Seconde Guerre mondiale au profit de New York.
    Pourtant, l'on sait également que de très nombreux artistes, peintres, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont continué à venir étudier et créer en France. Plusieurs centaines de jeunes artistes, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont séjourné à Paris après la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les années 1960. Certains comme Joan Mitchell en 1955 se sont installés en France définitivement.
    Plus de 400 artistes ont en particulier utilisé la bourse du GI Bill, qui permettait à tout ancien combattant de financer ses études, en venant s'inscrire aux écoles d'arts et académies parisiennes entre 1946 et 1953. Certains artistes comme Ellsworth Kelly, arrivé en France en 1948, étudièrent à l'Ecole de Beaux-arts, tandis que d'autres fréquentèrent avec plus ou moins d'assiduité les ateliers de la Grande Chaumière auprès de Fernand Léger ou d'Ossip Zadkine.
    Ils venaient pour des raisons diverses : l'attrait culturel de Paris, ses musées et ses maîtres, l'attrait de l'Europe, l'aventure de vivre correctement et sans réelle contrainte grâce à la bourse, la recherche d'une plus grande liberté, l'envie d'être ailleurs, d'être à Paris comme sur une île. L'exposition explore cette intense présence et la manière dont elle a contribué à la redéfinition de l'art abstrait en France à un moment où la géographie mondiale de l'art était bouleversée.
    Elle est organisée en trois chapitres, qui se retrouveront également dans le catalogue. La première section, " Les autres de l'Art autre : les Américains autour de Michel Tapié ", examinera les oeuvres réunies par le critique Michel Tapié, que ce soit dans des expositions de groupe (comme Véhémences confrontées à la galerie Nina Dausset en 1951, Les Signifiants de l'informel en 1952 ou Un art autre au Studio Facchetti la même année) ou dans des publications de la première moitié des années 1950.
    Ces événements constituent une passionnante tentative de rapprocher une série d'oeuvres abstraites en dehors de considérations nationales, mais autour des idées d'expressivité, de peinture gestuelle ou automatique abstraite. Plusieurs peintres américains, Jackson Pollock, Willem De Kooning, Mark Tobey, Claire Falkenstein, Alfonso Ossorio y sont associés et mis en rapport avec Wols, Jean Dubuffet, Georges Mathieu, Jean-Paul Riopelle.
    Le second chapitre, " Paris , une île pour les artistes américains ? ", regroupera plusieurs coloristes abstraits, comme Sam Francis, Joan Mitchell, Shirley Jaffe, mais aussi Kimber Smith, Norman Bluhm ou Beauford Delaney, qui trouvèrent en France un lieu de liberté et de créativité, sans pour autant établir de liens forts avec les artistes français du groupe de l'abstraction lyrique, à l'exception du peintre canadien Jean-Paul Riopelle.
    Ils revendiquent une forme de solitude, et utilisent la capitale française comme un lieu stimulant pour la création mais néanmoins étrangement apatride. Leurs oeuvres ont en commun des formes flottantes, de grande échelle, aux coloris intenses. Le dernier chapitre, " Nouvelles voies de l'abstraction géométrique : ombre, hasard, mouvement ", étudiera comment les artistes Ellsworth Kelly, John Youngerman, Robert Breer et Ralph Coburn, en relation avec certains de leurs aînés comme Jean Arp ou Alexander Calder et avec certains de leurs contemporains (François Morellet), ont profondément renouvelé l'abstraction géométrique dans le Paris de l'après-guerre.

  • Une exposition exceptionnelle consacrée aux dessins du château de Versailles mettra en valeur les acquisitions réalisées depuis 2000.
    Une centaine d'oeuvres seront présentées à cette occasion, illustrant toutes les techniques : pastel, crayon, sanguine, trois crayons, plume, aquarelle, gouache..., datant du XVIIe au XXe siècle.
    Riche de plus de trente mille pièces, la collection du Cabinet des arts graphiques du château de Versailles est cependant méconnue.
    Débutée au XIXe siècle, conçue comme un support à une meilleure connaissance du palais et des collections, elle s'articule autour de trois axes majeurs : les représentations du château ; les dessins préparatoires aux décors, architecturaux ou peints ; le portrait et l'allégorie.
    Les connaisseurs et amoureux de Versailles la connaissent ; les amateurs et collectionneurs, un peu moins ; le grand public, presque pas, puisque les dessins, en raison de leur fragilité, ne sont pas exposés de manière permanente, mais uniquement à l'occasion d'expositions temporaires

  • L'exposition intitulée " A la pointe de l'art " sera la troisième exposition temporaire du musée depuis sa réouverture. Au coeur de cette exposition se trouve le timbre-poste ; en effet, les collections philatéliques constituent le fonds le plus important du musée. Cependant, le sujet de l'exposition portera moins sur les aspects techniques du timbre que sur la création de l'oeuvre à proprement parler.
    En effet, en plus d'être une estampe, le timbre reste l'une des plus petites surfaces de création qui existent au monde mais aussi l'une des plus diffusées. Aussi, les dessins originaux et les poinçons gravés d'artistes seront au coeur du propos. En plus des timbres eux-mêmes, le musée conserve dans le cadre du dépôt obligatoire des archives du timbre-poste français des milliers de pièces témoignant du processus créatif conduisant à l'émission d'un timbre : les esquisses et dessins préparatoires, les épreuves d'impression, essais de couleurs ou poinçons gravés.
    L'idée première est de démontrer que, bien que le timbre soit une oeuvre de commande régie par un cahier des charges strict, la place accordée au geste de l'artiste reste très présente. Le parcours de l'exposition sera ainsi ponctué de neuf portraits de dessinateurs, graveurs, peintres, illustrateurs, tous créateurs de timbres et ayant des carrières artistiques et parcours très différents. C'est une manière pour le Musée de La Poste de valoriser la création philatélique et de l'ancrer dans le vaste domaine de l'histoire de l'art.
    A côté des peintures d'Henry Cheffer ou estampes de Pierre Albuisson, le visiteur découvrira les gravures héraldiques de Sarah Bougault, les sculptures de Jacques Jubert, les peintures sur ivoire de Pierrette Lambert, les bandes dessinées de Pierre Forget, l'univers fantastique de Thierry Mordant et Ciou, ainsi que le monde foisonnant de détails et d'histoires de Jean Delpech. Le timbre-poste est une surface de création à la fois unique et pour autant connue de tous.
    Ce support artistique voyage et nous fait voyager. Depuis les années 1960, la série artistique, imaginée par André Malraux pour mettre l'art à portée de tous les Français, a su s'imposer et c'est donc tout naturellement que certains des plus grands artistes se sont approprié le timbre-poste pour nous proposer de merveilleuses créations. Tomi Ungerer, Victor Vasarely, Raoul Ubac, Jean-Michel Folon, Salvador Dali, Roger Bezombes et bien d'autres se sont prêtés à l'exercice et le résultat est toujours impressionnant.
    Le Musée de La Poste est le musée d'entreprise du Groupe La Poste consacré à l'histoire postale et à la philatélie française. Ouvert en 1946, il a connu deux sites dans Paris. Le musée actuel est situé au 34 boulevard de Vaugirard (Paris 15e) depuis 1973. Reconnu Musée de France, le musée a été fermé pendant plusieurs années pour rénovation complète de ses espaces avec notamment pour objectif une accessibilité totale aux personnes en situation de handicap.
    Il a rouvert ses portes au public en novembre 2019. Le Musée de La Poste est un lieu de présentation, de conservation et de diffusion du patrimoine postal. Il est centré sur l'Ecrit, l'Histoire et la Culture. Des bottes de sept lieues aux héros de l'Aéropostale, en passant par le panorama des 150 ans du timbre-poste en France, ses collections racontent une histoire, non seulement celle d'une entreprise mais aussi celle de la France au quotidien.
    Le musée conserve et expose sur plus de 1000 m, le patrimoine historique, artistique, philatélique et scientifique constitué par des pièces aussi diverses que les premières cartes des routes de poste, des uniformes de facteurs, des maquettes d'artistes, des timbres-poste, des objets populaires et enfin une collection de mail art et d'art postal.

  • Véritable cosmopolite d'autrefois, et homme de culture de toujours, Georges Bemberg est l'héritier d'une vieille famille vivant depuis longtemps entre l'Ancien et le Nouveau Monde. Si c'est en 1841 que le banquier Charles-Juste Bugnion achète la campagne de l'Hermitage, située sur une colline dont la vue superbe sur la cathédrale de Lausanne et le lac avait déjà été immortalisée par Camille Corot en 1825, c'est peu d'années plus tard que la famille Bemberg quitte Cologne, en Allemagne, et traverse l'Atlan- tique pour y commencer une nouvelle vie.
    Georges Bemberg aurait pu être pianiste, compositeur, écrivain, ou encore auteur de théâtre mais, avec une discrétion et un sens du secret qu'il érige en règle de vie, c'est en collectionneur qu'il se consacra à l'art. Jusqu'à ses derniers jours, il partage son temps entre Paris où il réside le plus souvent, New York dont il aime l'énergie et les hivers, et Buenos Aires auquel il garde un attache- ment profond.
    Né en Argentine en 1915 dans une famille luthérienne d'industriels, il grandit en France. Pianiste talentueux envisageant un temps de devenir compositeur, il choisit Harvard pour ses études afin de rejoindre Nadia Boulanger et côtoyer toute l'élite des compositeurs du xxe siècle. Finalement, il renonce à la carrière musicale, trop exclusive à son goût, pour se lancer dans la création littéraire. Diplômé en littérature comparée anglaise et française, il devient alors un familier des cercles d'écrivains et de poètes de la Nouvelle-Angleterre et rencontre de grands auteurs comme John Dos Passos ou Edmund Wilson.
    Il publie différents ouvrages et certaines de ses pièces sont jouées avec succès off-Broadway. En Argentine, il fréquente les milieux intellectuels sud-améri- cains et sa cousine Victoria Ocampo lui ouvre sa fameuse revue littéraire SUR. En France, ses nouvelles et poèmes au style subtil et sensible sont favorablement accueillis par la critique. Néanmoins, au-delà de la multiplicité de ses talents, il consacre sa vie à sa passion pour les beaux-arts.
    De sa famille, généreux mécène à qui l'on doit la Maison de l'Argentine à la Cité universitaire de Paris, et plus particulièrement d'un oncle, élève de Picasso, Georges Bemberg hérite de l'amour de la peinture. C'est à New York, alors âgé d'une vingtaine d'années, qu'il fait l'acquisition d'une gouache de Pissarro, remarquée chez un marchand et obtenue pour 200 dollars. "C'est pour un musée" dit-il, pour cacher sa timidité et anticipant inconsciemment son désir profond.
    Aux Etats- Unis, puis en France après la guerre, Georges Bemberg se familiarise avec le marché de l'art et parcourt les ventes. A Paris, il est ébloui par Bonnard et va constituer, au fil des ans, un des plus grands ensembles de ce peintre, riche de plus de trente toiles. Il le complètera par un nombre important d'autres signatures de la fin du xixe et du début du xxe siècle, impression- nistes, nabis et fauves.
    Il réunira également près de deux cents tableaux anciens, du xvie au xviiie siècle, dont des portraits de Clouet, Benson et Cranach. Son amour pour Venise le pousse à collectionner les maîtres vénitiens tels que Canaletto et Guardi. Toutes les formes d'expression artistique le passionnent. Ainsi, de remarquables bronzes de la Renaissance, de splendides reliures, une foule d'objets précieux ou encore des meubles de grands ébénistes viennent s'ajouter à sa collection, qu'il ne va jamais cesser d'enrichir.
    Dans les années 1980, Georges Bemberg recherche un lieu où abriter sa collection et la partager avec le public, considérantque les beaux objets doivent finir dans un musée pour être vus par tous. C'est ainsi que lui vient l'idée de créer une Fondation, seul moyen de préserver sa collection dans son intégrité, tout en la rendant accessible. La splendeur de l'Hôtel d'Assézat que la municipalité de Toulouse lui propose de mettre à sa disposition, le convainc d'installer sa collection dans la ville.
    Le voeu du collectionneur peut se réaliser : abriter les oeuvres et les objets témoignant d'une vie tout entière consacrée à la recherche artistique dans un lieu hors du commun. Investi dans la mise en scène de l'oeuvre de sa vie, il crée un décor semblable à celui d'une noble maison particulière, renouant ainsi avec la vocation première de l'hôtel d'Assézat. Ce qui distingue la collection Bemberg et qui en fait tout le charme et la personnalité, c'est qu'elle n'est rien d'autre que le reflet fidèle du goût et du tempérament de son auteur.
    Celui-ci a choisi chaque tableau, chaque objet, pour la seule beauté et l'émotion que leur contem- plation éveillait en lui. Régulièrement, dans le plus grand anonymat, Georges Bemberg venait voir ses oeuvres installées dans l'écrin qu'il leur avait choisi et, toujours sans se faire connaître, se plaisait à écouter les commen- taires élogieux des visiteurs. Lieu d'exception s'il en est, l'hôtel d'Assézat appartient depuis plus de cent ans à la Ville de Toulouse.
    Sa construction, qui remonte à la seconde moitié du xvie siècle, est due à Pierre Assézat, négociant ayant fait fortune dans le pastel, plante tinctoriale dont le commerce était alors florissant. Venu d'Espalion, en Aveyron, au début du xvie siècle pour rejoindre ses frères aînés déjà associés à ce commerce, Pierre Assézat en devient l'héritier et le successeur en 1545. Marié à la fille d'un capi- toul, receveur général de la reine douairière Eléonore d'Autriche, il accéde au Capitoulat en 1552.
    Dès 1551, il commence à acquérir les terrains nécessaires à la construction d'une "grande maison" . Le 26 mars 1555, il conclut un bail à besogne avec le maître-maçon Jean Castagné et l'architecte sculpteur Nicolas Bachelier pour la construction du corps de logis formé de deux ailes perpendiculaires reliées par un escalier. A la mort de Nicolas Bachelier en 1557, son fils Dominique dirige les travaux du pavillon d'entrée, de la galerie ouverte sur la cour et enfin, de la "coursière" 4 qui anime le mur mitoyen aveugle.
    En 1761, les descendants de Pierre Assézat vendent l'hôtel au baron de Puymaurin, qui modernise façades et appartements. L'hôtel d'Assézat nous parvient donc après deux campagnes de travaux bien distinctes : l'une, datant de la Renaissance, met en place la composition générale, le dessin des façades, la superposi- tion des ordres dorique, ionique et corinthien, l'importance donnée à tous les éléments d'architecture par l'emploi de la pierre ; l'autre, remontant au xviiie siècle, voit les fenêtres à meneaux remplacées par de grandes fenêtres au premier niveau, pour éclairer les salons nouvellement créés.
    Au xixe siècle, après avoir été transformé en entrepôts et en bureaux, l'hôtel d'Assézat fut acheté par la banque Ozenne et légué en 1895 à la Ville de Toulouse. C'est au terme d'une étude de plusieurs années qu'a pris forme le projet de réhabilitation de l'édifice et son aménagement en vue d'abriter la collection Bemberg. Les travaux, commencés en 1993, se sont achevés début 1995, et la Fondation Bemberg a ouvert ses portes dans un bâti- ment entièrement rénové et réaménagé en fonction de sa nouvelle vocation culturelle.
    La Fondation Bemberg a réalisé une première extension et une rénovation de ses espaces en 2001, ce qui a permis d'y intégrer de nouveaux espaces comme l'auditorium, les ateliers pédagogiques, etc. A l'issue de près de 25 ans d'activités, le musée nécessite des aménagements plus adaptés à sa fréquen- tation et aux attentes du public, notamment en ce qui concerne l'accueil. Afin d'offrir la meilleure expérience possible à chacun de ses visiteurs, le conseil d'administration de la Fondation Bemberg a décidé d'un ambi- tieux chantier de rénovation, prévu de la fin de l'année 2020 au début 2022.
    Ce projet est l'aboutissement d'une réflexion en profon- deur sur les aspects techniques et la conser- vation préventive, ainsi que sur les aspects fonctionnels et notamment sur le parcours, les agencements muséographiques, les systèmes d'éclairage ainsi que les dispositifs de média- tion associés. Différents paramètres sont ainsi intégrés : muséographie, architecture, patri- moine, fonctions, et techniques.
    La Fondation Bemberg ou l'art de se réinventer... A l'heure où cette dernière a fermé ses portes pour un an afin de de se préparer pour une nouvelle vie, elle consent un prêt tout à fait exceptionnel. En effet, depuis sa création, c'est la première fois que la Fondation Bemberg, en dehors des prêts individuels qu'elle pratique toujours avec joie, prête ici une très large sélection des chefs-d'oeuvre de sa collection de peintures.
    Nul doute que, européen convaincu et amou- reux des beaux lieux, Georges Bemberg aurait apprécié de voir nombre de ses tableaux favoris dans le cadre attachant et romantique de la Fondation de l'Hermitage, en attendant que le rêve de sa vie fasse peau neuve...

  • Quel plaisir de retrouver toutes ces images familières présentées à l'espace culturel Lympia dans l'exposition « La Côte d'Azur s'affiche » ! Les services culturels du dépar- tement des Alpes-Maritimes se sont mobili- sés autour de l'organisation de cet événe- ment qui propose une sélection d'affiches conservées aux archives départementales. L'affiche est un objet rassurant de notre vie quotidienne. Regarder une affiche, c'est lire un événement à venir dans un monde qui s'active. Faire une affiche, c'est composer un message que l'on souhaite partager avec les autres. Les affiches décorent nosintérieurs, ornent l'espace public. L'Espace culturel départemental Lympia est composé de deux bâtiments historiques classés : l'ancien bagne, complété de son toit-terrasse de 280 m2, construit en 1750, ainsi que la tour de l'Horloge, réalisée en 1826, qui dominent le port. Cet ensemble architectural remarquable constitue un précieux témoin de l'histoire de Nice et de son comté.

  • Dans le sillage de son trentième anniversaire, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole souhaite publier un catalogue rétrospectif d'envergure, destiné à offrir un regard renouvelé sur sa collection. Cet ouvrage conséquent s'inscrit dans la lignée des deux précédents catalogues, publiés à l'occasion des dixième et vingtième anniversaires du MAMC+. Tourné vers un large public, il a vocation à devenir le nouvel ouvrage de référence de l'institution. Il sera également adressé aux nombreux partenaires et collaborateurs du musée (artistes, commissaires, conservateurs, critiques et historiens de l'art, journalistes, responsables institutionnels et politiques).
    Le MAMC+ souhaite aborder la collection à travers ses axes forts, constituants des marqueurs de l'identité du musée, tels que l'art américain ou l'art allemand d'après-guerre. Mais il entend aussi rendre visible des ensembles plus méconnus : le fonds symboliste, la collection d'art primitif de Victor Brauner, le fonds photographique de Raul Hausmann ou la collection de dessins contemporains, feront ainsi l'objet de développements conséquents. L'ouvrage sera aussi ponctué de courts focus destinés à approfondir certains aspects de la collection.

  • Une exposition consacrée à des oeuvres artistiques de Franscisco de Goya y Lucientes est organisée du 7 novembre 2019 au 10 février 2020 par le musée des Beaux Arts de la Ville d'Agen, au sein de l'ancienne église des Jacobins.
    Le projet d'exposition s'appuie sur une recherche approfondie concernant l'achat à Madrid au XIXe siècle par le Comte de Chaudordy, ambassadeur de France à Madrid de 1874 à 1881, de huit oeuvres réalisées ou attribuées à Goya. Cette manifestation s'inscrit à la suite des journées d'étude organisées par le musée du Louvre et le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France en janvier 2013, suivies en avril par celles consacrées aux oeuvres de plusieurs musées de France, dont Agen :
    Deux manifestations internationales qui avaient réuni conservateurs et spécialistes.

  • C'est cette histoire d'une Pologne sans nation mais en quête de liberté qu'entend raconter le Louvre-Lens à travers une exposition de peintures des artistes les plus illustres de l'époque. Est mis à l'honneur l'oeuvre de ceux qui ont cherché à maintenir éveillée la conscience nationale, à faire vivre le souvenir d'un passé glorieux et à affirmer l'identité culturelle polonaise en s'inspirant notamment d'une historiographie nationale nouvelle et des écrits romantiques défenseurs sans concession du patriotisme polonais, alors exilés à Paris. Un art au caractère « patriotique »... Par le biais de ce récit, l'exposition est l'occasion de révéler la spécificité de cette peinture « nationale » à un moment où la nation est elle-même en question. La variété des sujets abordés par les artistes de l'époque va donner naissance à une grande peinture polonaise d'histoire, de paysage et de scènes de genre. ... sur un vaste territoire multiculturel aux traditions séculaires Comment donner sens à cette idée de « nation polonaise » alors même que les populations locales sont de traditions culturelles, sociales et religieuses si variées ? Alors même que le territoire par son immensité tente de maintenir une unité géographique. C'est le parti pris des artistes de l'époque : unir par la diversité, créer une synergie par la peinture. Un lien particulier avec la France Revenir sur la peinture polonaise du XIXe siècle, c'est également rappeler au public du Louvre-Lens les liens historiques entre la Pologne et la France qui remontent d'ailleurs à une époque bien antérieure. Aussi la période romantique polonaise est comme hantée par la figure napoléonienne largement représentée dans l'oeuvre de Piotr Michalowski. De même, il convient de rappeler l'importance de la peinture d'histoire du peintre français Paul Delaroche pour ses homologues polonais les plus illustres, à commencer par Jan Matejko et Józef Simmler.

  • Le présent ouvrage se veut un guide destiné à présenter et expliquer les techniques de réalisation des oeuvres d'art à travers les collections du musée. Il s'agira également d'introduire le vocabulaire spécifique. Les termes majeurs liés au constat d'état et à la restauration seront aussi abordés.
    Toujours adressés à un large public, les guides suivants étudieront certains des fonds spécifiques du musée.

  • Arts et cinéma

    Collectif

    La Cinémathèque française, associée à la Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie et à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne, présente pour la première fois en France et en Suisse, une exposition retraçant les échanges fructueux qui ont accompagné´ le cinéma, de son émergence jusqu'à son admission au rang de septième art. Intitulé Arts et Cinéma, le parcours mêle aux riches collections de la Cinémathèque française des oeuvres issues des plus grands musées ou conservées en mains privées. Il montre comment le cinéma, dès les premières « vues » des frères Lumière, a été conçu comme un art aussi plastique que narratif, innervé par l'impressionnisme alors dominant. Cette évidente porosité entre les arts et le spectacle nouveau-né s'est tout de suite établie dans les deux sens, créant un flux fascinant, et ininterrompu à ce jour, d'échanges et d'influences réciproques.

  • Le chantier est une ambition, un processus et un théâtre où se jouent la transformation physique du monde et l'imaginaire de nos sociétés. C'est un lieu éminemment technique, mais c'est aussi un puissant instrument de pouvoir, un théâtre de la société où les grands aiment se faire représenter et où les artisans apparaissent tantôt comme des héros de la modernisation des villes, tantôt comme des exploités. À partir du XXe siècle, il inspire les architectes et les artistes par son processus et son caractère provisoire et contribue à transformer l'art et l'architecture.
    Ce sont ces différentes facettes que l'exposition a l'ambition de dévoiler à travers un très grand nombre d'oeuvres, de maquettes et d'objets. L'objectif est de faire découvrir des installations et des pratiques techniques par nature temporaires : gestes, machines, procédés disparus, mais aussi des pratiques sociales, politiques et artistiques moins connues.
    L'exposition, dont le commissariat est assuré par Valérie Nègre, professeur d'histoire des cultures des arts et des techniques à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en collaboration avec un conseil scientifique composé de spécialistes de l'architecture et de l'art de bâtir, propose un parcours en trois temps : « Les progrès de la technique », « Le chantier, théâtre de la société » et « performances et expérimentations ».
    Le catalogue suivra le parcours de l'exposition au travers d'articles de spécialistes et de focus sur des artistes ou des oeuvres.

  • La Cité de l'architecture et du patrimoine prépare pour l'automne 2019 une « Saison viennoise » autour de deux expositions montées en partenariat avec des institutions renommées de la capitale autrichienne. * La première, produite avec le Wien Museum, sera consacrée à Otto Wagner, maître de l'Art nouveau viennois, l'un des principaux architectes européens du tournant des XIXe et XXe siècles. * La seconde invite à Paris la prestigieuse collection de dessins d'architecture de l'Albertina, dont une centaine de chefs-d'oeuvre seront présentés, dans une exposition intitulée Trésors de l'Albertina, dessins d'architecture. La collection des dessins d'architecture L'Albertina doit son nom à son fondateur, le duc Albert de Saxe-Taschen. Passionné d'arts graphiques, il collectionne sans relâche les dessins des grands maîtres. A sa mort en 1822, la collection compte plus de 35 000 items qui permettent d'embrasser les plus grands courants de l'histoire de l'art depuis la fin du Moyen Âge jusqu'au début du XIXe siècle. Ce noyau initial est régulièrement enrichi grâce à l'action de ses successeurs qui opèrent des achats, favorisent les dons ou les legs. L'exposition Trésors de l'Albertina, dessins d'architecture présente un florilège de cette incroyable collection.

  • Staged bodies

    Collectif

    L'exposition Staged bodies est consacrée aux nombreuses façons dont le corps est mis en scène dans la photographie artistique depuis 1970. L'ouverture de la culture postmoderne aux domaines de la fiction, de l'hybridation et du simulacre a provoqué de nombreux bouleversements dans le traitement du corps. Ce dernier n'est plus considéré comme une réalité close et stable, mais devient une surface de projection fluctuante permettant de renégocier des questions fondamentales liées à la représentation, à l'identité, et à la relation entre les sexes. Dorénavant, le corps n'est plus un fait biologique inchangeable, mais une construction sociale, compréhensible uniquement à travers le prisme de ses multiples mises-en-scène dans des contextes historiques et culturels particuliers. À ce passage d'un corps naturel et permanent vers un corps idéologiquement déterminé et remodelable, correspond, en termes de photographie, l'abandon d'une approche documentaire en faveur d'une « staged photography », une photographie mise-en-scène, qui, au lieu de prétendre à la reproduction du réel, le théâtralise et le fictionnalise. Pour cette exposition, de nombreux prêts nous ont été accordés (CNAP, plusieurs FRAC, IAC Villeurbanne, MAMC Saint-Etienne, Musée de la Photographie de Charleroi, MAC's Grand Hornu, Fondation Lhoist...) et les oeuvres d'artistes reconnus seront présentées dont : Orlan, Zoe Leonard, Les Krims, Valie Export, Michel Journiac, Urs Lüthi, Shirin Neshat, Cindy Sherman, Nan Goldin, Balthasar Burkhard, Martin Parr, Victor Burgin, Luigi Ontani, Jürgen Klauke, Jan Vercruysse, Lili Dujourie, Hiroshi Sugimoto, Patrick Faigembaum ou encore Duane Michals.

  • LUGDUNUM- Musée & Théâtres romains présentera du 19/06/2019 au 01/12/2019 une exposition temporaire consacrée aux jeux et jouets de l'Antiquité gréco-romaine. Ce projet (Veni, vidi, ludique) avait été initialement conçu en 2014 par le musée de Nyon Dans l'Antiquité, comme aujourd'hui, le jeu est omniprésent dans la vie quotidienne. Tout le monde joue, des plus jeunes aux plus âgés, libres et esclaves, femmes et hommes, à la ville comme à la campagne. Même les dieux jouent. Mais jouait-on hier autrement d'aujourd'hui ? Les jeux variaient-ils selon l'âge, le sexe et le statut social ? Les hommes jouaient-ils avec les femmes ? Les enfants avec les parents ? Que sait-on encore de ce qui amusait, mais aussi éduquait les enfants il y a 2000 ans ?
    L'exposition mettra en scène la place des jeux et jouets au cours de la vie, de la petite enfance à l'âge adulte. Depuis les hochets du tout-petit, en passant par les jouets mobiles, les « poupées », les « dînettes » ou les osselets, l'exposition s'intéressera également aux jeux collectifs ou jeux de société.
    L'exposition se penchera sur le rôle du jeu dans la vie privée et publique, et mettra en évidence les fonctions profanes ou sacrées des jouets qui ont souvent constitué des offrandes lors des rites de passage à l'âge adulte.

  • Organisée en partenariat avec la Cinémathèque française, l'exposition - première exposition de ce type à être organisée en France - présentera les liens du cinéma avec les autres arts et leurs influences réciproques. Un parcours chronologique mêlant extraits de films, peinture, sculpture, photographie, affiches, costumes, dessins, maquettes, permettra d'apprécier les relations que les artistes du XXe siècle nouèrent avec l'art des images en mouvement.
    Cette exposition fait suite aux deux étapes déjà organisées en Espagne en 2017 (CaixaForum Madrid et CaixaForum Barcelone), qui ont chacune remporté un franc succès. L'étape rouennaise de l'exposition resserre le propos chronologiquement, et renforce la présence de son versant plastique, à partir d'oeuvres issues des grandes collections publiques françaises.
    L'exposition est organisée autour de grandes sections thématiques :
    1) Avant le Cinéma.
    2) Les frères Lumière et l'impressionnisme.
    3) Charlot et le cubisme.
    4) Abstraction, rythmes formels.
    5) Expressionnismes allemand et russe.
    6) Surréalisme.
    7) Filmer l'art.
    8) Vagues modernes.
    L'exposition réunit des peintures, des affiches, des objets et des extraits cinématographiques autour d'un important ensemble issu des collections de la Cinémathèque française.

  • Les musées de Roubaix et de Villefranche-sur-Saône s'associent pour organiser, avec le soutien exceptionnel de la Fondation Coubertin et le musée des années trente de Boulogne-Billancourt, une ambitieuse exposition consacrée au sculpteur français « Joseph BERNARD (1866-1931). De pierre et de volupté ». Joseph Bernard est un sculpteur et dessinateur français, né à Vienne (Isère) le 17 janvier 1866 et mort à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 7 janvier 1931. Joseph Bernard commence à travailler à la fin du xixe siècle, alors que l'académisme triomphe dans les arts. À cette période, Auguste Rodin est la référence dans le domaine de la sculpture pour la jeune génération d'artistes : ses successeurs sont à la fois influencés par son oeuvre, mais redoutent également son emprise, cherchant à s'en émanciper. Au même moment, on constate l'avènement du symbolisme vers lequel Joseph Bernard s'oriente rapidement}.

  • Velázquez

    Collectif

    Les oeuvres de Diego Rodriguez de Silva y Velázquez, qui est probablement le plus grand peintre du XVIIe siècle, continuent de fasciner le public et les artistes du monde entier. Dans ce très bel ouvrage, Leah Kharibian nous fait découvrir cet artiste de génie et son entourage à travers d'aucuns de ses plus grands chefs-d'oeuvre. Elle y retrace son ascension de jeune apprenti à peintre de la cour de d'Espagne qui, au-delà de quelques splendides portraits, notamment de Philippe IV, nous a légué des toiles mythologiques tout aussi magistrales. Leah Kharibian est historienne de l'art et essayiste free-lance.

  • Pour la première fois, les dessins de Bernard Pagès sont montrés dans leur ensemble. Pagès a commencé par peindre dans le Quercy où il est né en 1940. Il renoncera cependant assez vite à la peinture pour le terrain plus périlleux pour lui de la sculpture. Et c'est en sculpteur que la pratique du papier va continuer de s'imposer à lui. En sculpteur qu'il va aimer et malmener le papier. Papier qu'il n'a de cesse d'expérimenter, se fiant au répertoire du sculpteur qu'il s'est inventé, aux infinies possibilités des matériaux, toujours inconnus, ou encore au hasard et aux cueillettes d'objets dans le monde auquel il est attentif.

  • Anglais Umbo, photographer

    Collectif

    • Snoeck
    • 14 Janvier 2020

    UMBO - ce nom incarne en quelque sorte un « big-bang » de la photographie moderne survenu au milieu des années 1920 : né Otto Maximilian Umbehr en 1902 à Düsseldorf, il est considéré comme l'inventeur de l'image de la femme nouvelle, de la nouvelle image de la rue, du reportage photographique par excellence. Son nom symbolise l'envol du mouvement de jeunesse des Wandervögel de la période wilhelminienne aux débuts du Bauhaus. Il est synonyme de la métropole médiatique en plein essor qu'était Berlin dans les années 1920, d'une scène artistique qui grandit à la vitesse de l'éclair entre cinéma, musique, théâtre et cabaret, de regards sur les arrière-cours et les cuisines des « cités-casernes » surpeuplées. La publication présente une sélection de 200 oeuvres et de nombreux autres documents, puisés pour l'essentiel dans la succession d'UMBO. Préservés et déplacés pendant des décennies par Phyllis Umbehr, la fille de l'artiste, et le galeriste Rudolf Kicken, plus de 600 photographies et un abondant matériel source ont été conservés après la destruction totale des archives d'UMBO sous les bombardements de 1943. C'est ainsi que cette présentation, la plus importante jusqu'à présent, si elle n'apporte qu'une réponse vague à la question de l'implication du photographe à l'histoire compliquée de son époque, produit cependant, complétée par des extraits de presse choisis, une image extrêmement complexe, aux multiples facettes chatoyantes, et montre une biographie d'artiste dans un 20ème siècle marqué par les discontinuités et les ruptures, telle, pas des moindres, l'échec de l'avant-garde et la difficulté de renouer après la Deuxième Guerre mondiale avec les succès qui ont été les siens. La publication UMBO. PHOTOGRAPHE. donne donc la possibilité d'explorer une nouvelle fois les multiples projections associées à son nom, plus de vingt ans après sa première rétrospective.

  • Entre le Ve et le IIIe siècle avant notre ère, des populations gauloises ont érigé sur un petit sommet du massif du Mercantour une construction monumentale. À l'intérieur des murs, hors du monde ordinaire, aristocrates et élites guerrières y ont tenu d'énigmatiquesbanquets rituels à l'occasion desquels le tissage des liens de hiérarchie et de pouvoir a pu être réaffirmé. Sous les décombres de cet édifice abandonné il y a plus de 2200 ans, archéologues et scientifiques ont retrouvé des sols jonchés d'armes, de bijoux, de restes humains et de reliefs de repas. Au travers de ces vestiges fragmentés, l'histoire de ces lointains ancêtres est revisitée à l'aune de ces nouvelles données qui renversent la perception que nous avions des Gaulois du Mercantour. Au-delà des gestes liés au cérémoniel de ces banquets qui renvoient aux pratiques hellénistiques bien connues, on y découvre une population, nombreuse, hiérarchisée, belliqueuse et intégrée dans un réseau commercial au long cours.

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