Fage

  • Paul Sérusier, né le 9 novembre 1864 à Paris, et mort le 7 octobre 1927 à Morlaix, est un peintre postimpres- sionniste français, associé au mouvement des nabis.

    « Il est une notion sans laquelle aucun être animé, même le végétal, ne pourrait exister : c'est celle de l'équilibre. » Paul Sérusier

  • Carnavals

    Collectif

    Les Musées de Caen et Granville proposent une exposition axée sur les carnavals de leur ville, en les replaçant dans le contexte global européen, associant peintures, gravures, masques, costumes, photographies et audiovisuels.
    Le carnaval de Granville se déroule chaque année depuis 1875 et 2020 sera sa 146e édition. Il réunit quelque 150 000 visiteurs et est inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco.
    Le carnaval étudiant de Caen est d'un autre genre. Sa première édition a lieu en 1894 et la tradition prend fin en 1963 pour être réactivée en 1996 par des étudiants qui veulent retrouver l'indépendance d'esprit des anciens et donner la fièvre à leur ville.
    Livre de référence richement illustré :
    Anthropologues, professeurs chercheurs et responsables de musées éclairent la notion de carnaval.

  • Le monde sur une feuille

    Collectif

    • Fage
    • 16 Octobre 2014

    Si des représentations du profil des montagnes sont attestées dès la Renaissance, il faut attendre la toute fin du XVIIIe siècle pour voir apparaître les premiers « tableaux comparatifs » des données collectées par les explorateurs qui sillonnent le monde: hauteurs des montagnes et des chutes d'eau, longueurs des fleuves, superficies des lacs ou des îles ... Ce type de figuration qui offre « aux hommes qui veulent voir [ ... ] un microcosme sur une feuille », pour reprendre les termes de Humboldt, précurseur en la matière, va connaître un immense succès, et avant de disparaître à l'orée du XX: siècle il donnera lieu à une grande variété de planches étonnantes combinant le raffinement du dessin et de la composition au souci scientifique et didactique.
    Le monde sur une feuille. Comparatifs de montagnes et de fleuves dans les atlas du XIX.' siècle est le premier ouvrage, non seulement en français mais dans le monde entier, à proposer un parcours dans ce riche corpus de « tableaux » dédiés aux phénomènes géologiques extraordinaires, allant du graphe austère au paysage fantastique.
    Deux réputés historiens de la géographie et de la cartographie, Jean-Marc Besse et Gilles Palsky servent au lecteur de guide et analysent les différents types de représentation adoptés par les éditeurs d'atlas et de « posters» (américains et européens surtout) pour organiser sur une seule feuille toutes les informations topographiques.
    Il revient à un troisième auteur lui-même grand amateur de cartes, l'écrivain Jean-Christophe Bailly, d'évoquer le pouvoir de fascination de ces images que l'on dirait d'un monde imaginaire ...

  • Peter Lindbergh est l'un des photographes de mode les plus importants de sa génération. Né en Pologne, formé en Allemagne, il s'installe à Paris dans les années 1970 et commence à collaborer avec les plus grands magazines.
    Pionnier d'un nouveau réalisme dans la photographie de mode, il a considérablement changé les standards de ce genre, avant d'élargir sa palette à d'autres thématiques.

    Cet ouvrage présente les photographies des sculptures de Giacometti prises par Peter Lindbergh dans les réserves de la Fondation Giacometti.

  • Déportée à l'âge de dix ans, Ceija Stojka (1933-2013) survit à trois camps de concentration. Autodidacte, elle commence à peindre et à écrire à l'âge de 50 ans pour témoigner et combattre l'oubli. Qualifiée d'art populaire ou art brut, son oeuvre prolifique et expressive évoque le paradis perdu de son enfance nomade et la réalité douloureuse des camps de concentration.

    Elle a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Bruno- Kreisky pour le livre politique en 1993. Jusqu'au jour de sa mort en 2013, à 79 ans, Ceija Stojka a eu peur que l'Europe n'oublie son passé et qu'un jour prochain, les fours crématoires d'Auschwitz puissent reprendre leur activité dans une indifférence à peu près générale.
    C'était la peur d'une citoyenne informée, qui suivait attentivement l'évolution des lois et des discours anti- tsiganes à travers notre vieux continent. L'oeuvre de cette écrivaine, peintre et musicienne rom autrichienne fait aujourd'hui référence concernant les persécutions subies par les tsiganes sous le nazisme.

  • À partir de mars 1941, Rose Valland, attachée de conservation au musée du Jeu de Paume, est l'unique témoin français des exactions perpétrées par une organisation culturelle du parti nazi dirigée par le ministre du Reich Alfred Rosenberg, sous l'autorité personnelle d'Adolf Hitler.
    La mission principale de l'Einsatzstab Rosenberg (E.R.R.) consiste dans le repérage et la confiscation des collections d'oeuvres d'art juives - mais pas uniquement -, en France, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas : le pillage des galeries d'art, des commerces d'antiquités et des habitations particulières mais également l'enlèvement de maints dépôts faits en banque. Grâce à Rose Valland, le quotidien ignoble de la spoliation apparaît ici au grand jour.

    Cette nouvelle édition présente les notes manuscrites de Rose Valland (1898-1980) accompagnées d'un appareil critique et documentaire. Elle est enrichie d'un texte inédit de Emmanuelle Polack et Philippe Dagen.

  • « À la vérité, les formes, je ne sais pas ce que ça veut dire.
    Je ne pense qu'au dessin. » Alberto Giacometti, 1951 En 2019, le musée Toulouse-Lautrec propose de découvrir Alberto Giacometti, d'après modèle en partenariat avec la Fondation Giacometti, Paris.
    Une sélection d'oeuvres exceptionnelles d'Alberto Giacometti se répondent et permettent de saisir intimement la démarche de l'artiste.
    30 sculptures en bronze, mais aussi en plâtre témoignent d'une quête inlassable de la saisie du réel incarné par le modèle.
    44 dessins et 12 estampes, dont plusieurs sont inédits, évoquent ses amis artistes et poètes, parmi lesquels Igor Stravinsky, Michel Leiris, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre ou René Char.

  • A Arles, les grands travaux de constructions publiques qui dotèrent l'agglomération des équipements d'une ville romaine ne sont pas antérieurs au début du règne d'Auguste.
    Durant une période relativement courte, entre 25 et 10 avant J.-C., furent achevés des quais maçonnés en bordure du fleuve, un rempart qui englobait une superficie d'au moins 45 hectares, un forum, qui devait être jouxté par deux autres places, un théâtre et un arc, érigé près du Rhône, à l'arrivée dans la ville de la route d'Espagne. Ni l'amphithéâtre, édifié à la fin du Ier siècle après J.-C., ni le cirque, daté du milieu du IIe siècle, ne font partie de ce premier programme.
    Alors que l'amphithéâtre a glorieusement traversé les siècles à l'abri de son grandiose portique, le théâtre pourtant si proche de lui a bien failli disparaître à jamais ! Edifice hautement symbolique du culte impérial et considéré par les chrétiens comme " un temple des faux dieux ", il était d'autant plus menacé que sa double proximité avec le rempart méridional de la cité et les chantiers successifs de la cathédrale en faisait une inépuisable carrière de matériaux prêts à l'emploi.
    La redécouverte du XIXe siècle et les restaurations de notre époque ont redonné vie au théâtre antique d'Arles et en font un site archéologique passionnant à visiter.

  • Agenda mortel

    Collectif

    • Fage
    • 3 Septembre 2020

    Un agenda Mortel pour faire danser la vie, l'organiser dans sa puissance, sa fantaisie et son extrême acuité. Prévoir ses rendez-vous, les plus justes, les plus vitaux. Embellir, jouir et rire : memento mori.
    Un clin d'oeil à la collection Dilaceratio Corporis.

  • Dans les années 1960-1970, à l'apogée de sa notoriété, Victor Vasarely incarne la modernité. Acteur majeur de l'art cinétique et père de l'art optique ou Op'art, il bouscule les repères de l'art traditionnel. Il rejette la figure romantique de l'artiste et s'affirme plasticien. Il implique le spectateur en créant l'illusion de l'espace et du mouvement dans l'oeuvre. Il invente un langage universel, basé sur des phénomènes optiques qui animent l'oeuvre. Il a la volonté de démocratiser l'art en le déclinant à l'échelle urbaine et en le rendant accessible dans la vie quotidienne.

    L'exposition triptyque Victor Vasarely (1906-1997), MultipliCité, révèle le parcours de Vasarely à travers le XXe siècle, de la Hongrie de son enfance et de sa formation à la Provence, sa terre d'élection pour ses grands projets de diffusion sociale de l'art.

    Elle propose un cheminement inédit à travers ses recherches de plasticien et de théoricien visionnaire dans l'Europe politique et artistique du XXe siècle.

    Aujourd'hui, l'oeuvre de Vasarely, plasticien utopiste et visionnaire, rayonne mondialement. Elle préfigure l'art numérique et l'art urbain en plein essor, qui font échos à ses programmations complexes, à sa volonté d'intégrer l'art à tous les domaines de la vie et à son rêve de cité polychrome du bonheur.

  • Le Corbusier une maison un palais

    Collectif

    • Fage
    • 17 Novembre 2011

    En 1927, Le Corbusier, déjà très célèbre, se rend dans le Jura vaudois afin d'y rencontrer Louis Soutter, son cousin germain, interné depuis quatre ans à l'hospice pour vieillards de Ballaigues.
    Le Corbusier est séduit par la richesse de ses dessins et l'étendue de sa culture. D'où son engagement en faveur de cette oeuvre. Il offre donc à son cousin argent et matériel de dessin, notamment le papier. Commencent alors dix années d'une amitié nourrie d'un mutuel et profond respect.
    Parallèlement aux dessins sur feuilles libres, collectionnés à cette époque par Le Corbusier, Soutter continue à recouvrir d'ornementations les pages de certains livres, en particulier Salambô de Gustave Flaubert, Le baiser au lépreux de François Mauriac, Poèmes Français de Rainer Maria Rilke, etc.
    Il ornera de dessins à la plume et à l'encre noire, rappelant le langage de l'enluminure, quatre des écrits théoriques de Le Corbusier, que celui-ci lui avait offerts: Une maison, Un Palais; Croisade ou le crépuscule des académies; L'art décoratif d'aujourd'hui; La peinture moderne.
    L'amitié entre Le Corbusier et Louis Soutter prendra fin avec la mort de Louis Soutter en 1942, âgé de 71 ans.

  • " Nous avons un boeuf sur la langue...
    Enlevons le boeuf. " dit Bruno Latour lors de ses colloques lorsque le public se tait. Un boeuf sur la langue, ou l'impossibilité d'exprimer sa pensée, ses sentiments. Par ce titre clin d'oeil, Orlan invite à parler, à débattre. Orlan invitée à intervenir dans la Chapelle de l'Oratoire au musée des Beaux-Arts de Nantes, crée Un boeuf sur la langue, une installation faite de mises en scène, de corps- sculptures présentant des mots, de sièges, de vidéos, de vêtements (réalisés avec un velours de soie représentant l'intérieur des corps) qui transforme l'espace en lieu de libre parole autour de mots choisis par Orlan pour accélérer la pensée de notre temps.
    Le tout monde, dérèglement, cellule souche, athée, phagothérapie, surfemme, empêchement, action, trouble, symbiotique, dire, sensualité, collectif, singularité, escronomie, appartenance, consentement, responsabilité, discordance, radioactivité, gouvernementalité Cet ouvrage en retrace la genèse, l'élaboration et la fabrication et restitue cette oeuvre au sein du travail qu'Orlan aborde depuis ses débuts dans les années 1960: l'identité, la problématique autour du corps, l'hybridation, la globalisation...

  • Lorsque le Directoire décide d'envoyer le général Bonaparte, auréolé de la gloire toute fraîche de la campagne d'Italie, conquérir l'Egypte, ce n'est pas sans arrière-pensée. Vainqueur, il devient plus que jamais le bras armé de la France ; vaincu, il est moins dangereux politiquement. Ce calcul, qui se veut doublement gagnant s'avère perdant sur toute la ligne. On ne retient que la bataille des pyramides - du haut desquelles "quarante siècles" étaient censés contempler une armée qui ne pouvait pas les voir depuis le champ de bataille - et la redécouverte d'un Orient lointain et mystérieux qui n'est pas sans laisser, consciemment ou non, un léger arrière-goût de croisade.
    Il entreprend un travail de fonds, de façon à doter le pays de structures juridiques, administratives, mais aussi scientifiques directement inspirées du modèle français. Le 26 août 1798, un Institut d'Egypte est créé sur le modèle de l'Institut de France. En quatre sections, l'Institut d'Egypte réunissait les plus brillants membres de la Commission des Sciences et des Arts, les cent cinquante-six savants que le général avait joints à l'expédition, une petite troupe inapte au combat mais aussi précieuse que les ânes, du moins si l'on en croit la légende de la bataille des pyramides ! Pour la plupart ingénieurs issus des Ponts-et-Chaussées ou de Polytechnique, ils relevèrent, étudièrent tout ce qui, de la Méditerranée à la Cataracte, sans oublier la mer Rouge et l'Arabie, pouvait l'être, amassant, jusqu'à la défaite de Canope, une somme immense de notes et documents, dont les soixante-deux séances de l'Institut d'Egypte, au fil de ces seulement trois années, donnent une idée vertigineuse.

  • Agenda paroles d'artiste 2021

    Collectif

    • Fage
    • 20 Août 2020

    Pour sa quatrième année d'existence, l'Agenda Paroles d'artiste nous invite au grand plongeon. De Gustave Courbet à Edward Burne-Jones, de Juan Gris à Pierre Bonnard, de Piet Mondrian à Hokusai, nombreux sont les artistes qui, attirés par le mouvement de l'eau, la lumière, l'espace et le voyage, nous transportent en peinture à travers les mers et les océans du monde.
    Reprenant le principe de la collection Paroles d'artiste qui fait dialoguer les propos ou écrits d'un artiste avec son oeuvre, cet agenda illustré est une belle occasion de passer les semaines en compagnie des arts et des artistes.

  • Plusieurs volumes de correspondances de Matisse ont déjà été publiés en France et continuent à enrichir la réflexion des historiens de l'art bien que sa correspondance avec l'artiste roumain Théodor Pallady au sujet de La Blouse roumaine n'ait jamais été encore publiée dans son intégralité. Entre 1939-1940, Matisse travaille sur son chef d'oeuvre La Blouse roumaine et tient informé Pallady qui lui a fourni des blouses roumaines de l'avancée de ce travail. Cette correspondance se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les deux amis se séparent (Pallady faisait de longs séjours en France jusqu'en 1940) : Matisse, malade, se retire dans le Midi où il continue à peindre et Pallady rentre en Roumanie pour préparer son exposition rétrospective qui s'est tenue en avril-mai 1940 à l'Athénée de Bucarest. Ce retour sera définitif pour Pallady parce qu'il ne pourra plus obtenir le visa de sortie du pays à cause de la guerre.
    Sont ici transcrites vingt-huit lettres et cartes postales adressées par Pallady à Matisse et quelques brouillons de lettres ainsi que trois lettres de Matisse à Pallady conservées à La Bibliothèque nationale de Roumanie. Ces lettres sont illustrées de dessins de Matisse et de Pallady : des portraits, des autoportraits, des natures mortes.

  • Alors que la Maison rouge ferme ses portes à la fin de l'année 2018, le musée de Grenoble propose une exposition de la collection personnelle de son fondateur Antoine de Galbert. C'est à Grenoble dont il est originaire que naît sa passion pour l'art alors qu'il y ouvre une galerie, activité qu'il abandonne rapidement pour se consacrer à l'édification de sa collection. Réunie au cours de ses 30 dernières années, cette dernière constitue aujourd'hui l'une des plus singulières collections privées françaises.
    Elle est un autoportrait en creux de son auteur, pour qui le domaine de l'art est avant toute chose celui de la liberté inégalée.

    De l'activité du collectionneur à l'imaginaire des villes, des scènes artistique anglo-saxonne ou belge à l'Afrique, de la folie au « corps en morceaux », du zen à l'écologie, en passant par une rêverie sur le cosmos et le Dernier voyage, sa collection, « douce et luxueuse thérapie », comme il le dit lui-même, met en lumière son goût du décloisonnement tout en reflétant ses obsessions les plus profondes. À rebours d'une vision parfois austère et aseptisée de l'art contemporain, Antoine de Galbert n'hésite pas à faire dialoguer l'art conceptuel et les cultures populaires, les tenants de l'art bruts et les artistes émergents.
    Antoine de Galbert aime à se frayer un chemin hors des sentiers balisés considérant que l'époque dans laquelle nous vivons a plus que jamais besoin de magie, de mystère, de simplicité et d'universalité.

  • Le 14 mai 2017, pour les 30 ans du procès de Klaus Barbie, la Maison d'Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés a organisé une journée de rencontres et d'échanges avec cinq grands acteurs des audiences et sept éminents historiens, juristes, représentants politiques européens.
    En fuite pendant plusieurs décennies, puis extradé de Bolivie en 1983 grâce au travail des époux Klarsfeld, Klaus Barbie est jugé à Lyon en 1987. L'ancien responsable de la Gestapo, surnommé le «boucher de Lyon», est reconnu coupable de crimes contre l'Humanité. C'est la première fois en France. Barbie a notamment comparu pour la rafle de la rue Sainte-Catherine, à Lyon, en février 1943, la rafle de la colonie d'Izieu survenue le 6 avril 1944 et l'organisation du «train de la mort», le convoi ferroviaire du 11 août 1944 avec 650 détenus à bord. Barbie a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il est décédé en prison à Lyon le 25 septembre 1991.
    Le 14 mai 2017, plus de 300 personnes viennent à Izieu, écouter les intervenants, tous porteurs d'une réflexion savante et universelle, tuteur essentiel à l'édifice fragile de la paix.
    Le sujet est le crime contre l'humanité, crime qui apparaît à Nurenberg en plus des crimes de guerre, et les objectifs sont la vérité, la justice et la mémoire.
    Les messages de souvenir et d'espoir, transmis aussi en vidéo, font l'objet aujourd'hui d'un livre dont le destin est de toucher, de sensibiliser le plus grand nombre à des crimes de masse qui ne devraient jamais se produire.

  • La maison rouge accueille la collection que rassemble Marin Karmitz depuis une trentaine d'années. Dernière réalisation et production d'un homme plus connu pour les films qu'il a aidés à mettre au monde et le réseau de salles de cinéma MK2, cette collection résolument person- nelle, engagée, exigeante et pas toujours aimable, compte près de 200 photographies, peintures, sculptures, dessins, vidéos et installations de grande ampleur (Messager, Bol- tanski, Kiarostami, Marker).
    L'écrivain Erri de Luca écrit dans le catalogue :
    « Marin Karmitz [...] est né dans le premier siècle des grandes hémorragies d'êtres humains d'une terre à l'autre.
    Il est arrivé en France par la mer avec sa famille, après la guerre. Débarqués à Marseille, les Karmitz sont devenus citoyens français. Aujourd'hui [...] il reste un étranger résident.
    Les arbres ont des racines, les hommes non. Ils les rem- placent avec ce qu'ils sèment et ce qu'ils récoltent. Sa maison contient sa récolte. Marin Karmitz n'est pas un collectionneur, il n'a pas l'obsession acharnée de la série à compléter, le trouble de l'accumulation. Il recueille en fait des rencontres avec des oeuvres d'artistes. C'est le musée d'un homme [...].
    Cette exposition est un autoportrait composé de frag- ments, mais ce ne sont pas les tesselles d'une mosaïque, qui seules toutes ensemble rendent l'image. Ce sont en fait des masques sur le visage d'un homme. On voit ici une superposition des multiples traits de son visage, un ensemble de rencontres avec lui-même. »

  • Fasciné par l'art sous toutes ses formes, Antoine de Galbert, fondateur de La maison rouge à Paris, se passionne pour l'art contemporain, l'art brut, comme pour les arts primitifs et populaires. Sa sensibilité autodidacte - revendiquée - laisse libre cours à une grande indépendance dans ses choix, lui permettant de réunir une collection rarement présentée, affranchie des normes traditionnelles de l'histoire de l'art. La sélection des oeuvres réunies pour l'exposition Ainsi soit-il invite le lecteur loin des sentiers battus à un cheminement intérieur sur le thème des croyances et de la magie, de la folie et de la déraison, de la vie et de la mort, du corps et de l'âme, et se livre comme une tentative d'autoportrait du collectionneur.
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  • 1912-2012 : un siècle et Cent regards pour le facteur Cheval.
    Album illustré organisé sous la forme d'un abécédaire, ce livre témoigne des rencontres multiples qui se sont manifestées tout au long d'un siècle pour le facteur et son palais. A travers une sélection de peintures, de photographies, de textes, c'est l'histoire d'un lieu qui ne cesse de marquer ses visiteurs depuis cinq générations et que l'on découvre au fil des pages. Du voyage du facteur au Museum of Modern Art de New York en 1936 grâce au cinéaste Jacques-Bernard Brunius et aux surréalistes, de l'entrée du facteur dans les débats parlementaires en 1969 avec André Malraux, premier ministre de la Culture, de son arrivée sur les ondes en chanson avec Michel Fugain et La casquette du facteur Cheval.
    Bon anniversaire Monsieur Cheval !

  • Découvrez Stanislas Rodanski, éclats d'une vie avec 1 DVD, le livre de Bernard Cadoux. Stanislas Rodanski, poète né et mort à Lyon (1927-1981). De son vrai nom Stanislas Bernard Glücksmann. Déporté en camp de travail à l'adolescence. Membre du groupe surréaliste après-guerre. Exclu du groupe en 1948, il s'enfonce dans une vie faite de dérive et de "terrorisme amusant", fréquemment émaillée d'arrestations et d'internements. C'est pendant cette période d'errance qu'il écrit ses textes les plus importants sous le signe de Lautréamont et de Nerval. Figure extrême du quêteur surréaliste, il est celui dont la quête, frappée d'emblée par le désespoir, débouche sur la perte de tout horizon. Reste l'humour, bien noir, et une écriture fragmentaire d'une singulière modernité. "Trop exigeant pour vivre", Rodanski entre volontairement en 1954 à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu de Lyon, où il demeure jusqu'à sa mort. Vingt-sept ans de silence, un silence interrompu par la publication en 1975 de son premier livre La Victoire à l'ombre des ailes ("procès-verbal d'une des aventures les plus chargées d'enjeu qui aient été poursuivies dans la lumière du surréalisme, une des très rares qui n'aient pas reculé devant la traversée de ses paysages dangereux, et qui en aient affronté les derniers risques" selon Julien Gracq) et sa participation, peu avant sa mort, au film Horizon Perdu. Cet ouvrage, composé d'éléments biographiques, iconographiques et de nombreux inédits, esquisse le portrait brisé de ce "pistolero de l'aventure surréaliste" dont l'arme véritable fut l'écriture.

  • Le temps des bains de Colmar

    Collectif

    • Fage
    • 14 Avril 2011

    Au XIXe siècle, les villes d'eau connaissent un engouement grandissant : la passion du thermalisme amène de nombreuses municipalités à construire des bains pour une clientèle locale ou de passage venant chercher là non seulement l'hygiène, mais aussi l'immersion apaisante. À Colmar, alors ville allemande, le projet de construire un tel établissement est arrêté en 1900. Le bâtiment de béton est édifié sur les anciennes dépendances agricoles du couvent d'Unterlinden. Les bains municipaux ouvrent leurs portes en 1906 et deviennent une véritable institution destinée à accueillir des générations de Colmariens. Avec la démocratisation progressive des équipements domestiques ou collectifs, les pratiques changent : l'eau " lustrale " devient celle de la douche ou de la baignoire, les piscines et leurs aménagements modernes offrent un espace plus propice aux ébats aquatiques et aux activités sportives. Devenu désuet, l'établissement des bains de Colmar ferme définitivement ses portes en décembre 2003, clôturant une page presque centenaire de l'histoire de la ville. Avant la reconversion prochaine de l'édifice dans le cadre du projet d'extension du musée Unterlinden, la photographe Marie Dréa a gardé la mémoire de ces lieux abandonnés, saisissant dans ses photographies au magnétisme trouble, l'ambiance si particulière de cet espace, entre un passé et un futur prestigieux.

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