Eres

  • Face à l'accroissement des inégalités, les actions précoces et continues d'éveil culturel constituent, en particulier dans les quartiers où les injustices sociales sont les plus fortes, un des leviers majeurs pour un partage plus équitable du bien commun. Oui, les lectures avec les jeunes enfants amènent d'autres relations, un autre accompagnement, avec une capacité redoublée d'observation, d'écoute, de bien-être et davantage d'humanité. C'est ce que ce livre montre avec la mise en dialogue des multiples acteurs de ce champ, sur le terrain, dans les institutions d'accueil de la petite enfance, en pmi ou bibliothèque, avec les familles, les universitaires et les politiques engagés, à partir de vingt ans d'expérience de l'équipe de lire. Sans statistiques mais avec des analyses qualitatives fines de pratiques, de dispositifs, d'albums, d'études, les éclairages apportés par les uns et les autres convergent sur ce constat. Ils en éclairent les acquis pour les enfants et les familles, non seulement dans l'ici et maintenant mais 5, 10, 15, 20 ans plus tard.

  • Lire un livre à haute voix à un bébé, s'entendre parler, raconter. Se lire le livre. Partager sa lecture avec son bébé. Donner de la voix, mettre en voix ; une voix lit. Mais que se passe-t-il donc quand cette voix lit ? Qu'entend bébé ? L'histoire lue et le lecteur qui lit. Et si le livre est un album, un livre d'images, que voit bébé, pendant que la voix parle ? Les images du livre, de celui ou celle qui lit et ces images là qui s'éveillent en lui, à l'écoute de l'histoire lue. Que ressent bébé ? Et le lecteur ? Une expérience à deux ou singulière, un partage, une émotion, une mise en sens, une découverte, une énigme ? Lire un livre à un bébé, ce n'est pas une mince histoire, c'est bien plus qu'on ne peut l'imaginer. Lire un livre à un bébé, c'est participer d'une rencontre avec l'autre, au plus près de soi, une rencontre de corps, des sens, des émotions et des psychés.
    L'Agence nationale des pratiques culturelles autour de la littérature jeunesse a pour objectif de mettre en cohérence, de développer et de soutenir les actions en faveur de l'expérience littéraire dès le plus jeune âge.

  • L'isolement des parents, la réduction de la famille élargie, les confrontations culturelles, la nouvelle place des soignants dans l'intimité des parents, induisent, imposent, des manières plus collectives de soin auprès du bébé et de sa famille.
    Le bébé est trop souvent envisagé au regard des seules relations avec sa mère. Sans nier cet aspect, cet ouvrage aborde le bébé dans sa famille et l'influence des évolutions sociétales qui pèsent sur ses parents et leur « nouvelle solitude ». L'originalité de cet ouvrage consiste ainsi à montrer comment une telle évolution s'accompagne d'une créativité sans précédent dans l'invention de nouveaux dispositifs de soin au quotidien chez lui, à la crèche, en centre parental, en PMI, à l'hôpital, etc.
    Pierre Delion est professeur à la faculté de médecine de Lille 2, pédopsychiatre au CHRU de Lille. Il est engagé depuis bientôt quarante ans dans la rénovation de la psychiatrie contemporaine avec les différentes équipes qu'il a animées et qu'il anime encore aujourd'hui. Pour mieux soigner les enfants autistes et psychotiques, il tente d'allier les avancées de la psychiatrie de secteur avec celles de la psychothérapie institutionnelle.

  • Un livre critique, humoristique, parfois caustique mais aussi poétique, explorant les mots qu'on utilise sans réfléchir dans le vaste champ de la vieillesse.
    Un dictionnaire impertinent et peu conventionnel de la vieillesse ! La vieillesse porterait-elle à rire ? Peut-on rire ou, du moins, sourire de ce qui se traite, s'opère, s'élabore, s'ignore, se perd, se vend, se donne, se dit, se tait, se meurt, se vit... en gérontologie, sans manquer de respect à l'égard des vieillards ni de ceux qui travaillent auprès d'eux ? Néanmoins, pourquoi sanctuariser la vieillesse si les vieilles et les vieux sont des femmes et des hommes comme les autres ? Ce dictionnaire décrypte nos manières contemporaines de vieillir et ce qu'elles disent de nous, mais avec humour et avec le souci de bousculer le consensus ordinaire qui tente de ne pas dire ou se complait à taire... Résistons ! C'est une manière de contribuer à l'accompagnement digne et honorable auquel ont droit nos concitoyens, surtout s'ils sont vieux !

  • Aujourd'hui nous savons que lire est un acte global et ne se confond pas avec le déchi?rement des lettres. Et c'est ainsi que, tous sens en éveil, le bébé absorbe la vie, la langue, la culture qui l'entoure. Les albums lui donnent matière à découvrir, « lire et créer du sens, lire avant que de parler ».

    Cette publication interroge la manière dont les livres que l'on lit aux enfants enrichissent leur accès au monde, l'intime et le social, comment ils concourent à élaborer chez le jeune lecteur le rapport à l'autre, participent à construire leur pensée, à ouvrir des perspectives. Scientifiques, psychanalystes, spécialistes de la petite enfance et de la littérature pour la jeunesse, auteurs, éditeurs, libraires et médiateurs livrent leur enthousiasme, leurs savoirs, leurs points de vue.

    Depuis plus de trente ans, des lecteurs itinérants vont à la rencontre de tout-petits enfants de moins de moins de trois ans et de leurs familles avec des albums de littérature jeunesse choisis pour leurs qualités littéraires et artistiques pour lire, jouer, parler, rire, mâchouiller, réfléchir, rêver, habiter le monde, se le représenter... Depuis plus de trente ans un mouvement est en marche !
    Nous savons désormais qu'un tout-petit s'intéresse aux livres et aux histoires dès sa venue au monde. Nous savons aussi que les adultes présents - parents, personnels de la petite enfance, professionnels du livre, des arts ou de la culture - s'émerveillent de cet intérêt et qu'ils s'interrogent sur les bébés, sur les albums, sur la lecture, sur le langage, sur la langue et les langues... Nous savons que dès sa venue au monde, un bébé, tous les sens en éveil, « lit » le monde qui l'entoure. Mais comment des albums de jeunesse peuvent-ils contribuer à nourrir et développer ces capacités de lectures des tout-petits ? Comment, pourquoi et dans quelles conditions enrichissent-ils les représentations de soi, des autres, du monde ?

  • Lire un livre à haute voix à un bébé, s'entendre parler, raconter. Se lire le livre. Partager sa lecture avec son bébé. Donner de la voix, mettre en voix ; une voix lit. Mais que se passe-t-il donc quand cette voix lit ? Qu'entend bébé ? L'histoire lue et le lecteur qui lit. Et si le livre est un album, un livre d'images, que voit bébé, pendant que la voix parle ? Les images du livre, de celui ou celle qui lit et ces images là qui s'éveillent en lui, à l'écoute de l'histoire lue. Que ressent bébé ? Et le lecteur ? Une expérience à deux ou singulière, un partage, une émotion, une mise en sens, une découverte, une énigme ? Lire un livre à un bébé, ce n'est pas une mince histoire, c'est bien plus qu'on ne peut l'imaginer. Lire un livre à un bébé, c'est participer d'une rencontre avec l'autre, au plus près de soi, une rencontre de corps, des sens, des émotions et des psychés. L'Agence nationale des pratiques culturelles autour de la littérature jeunesse a pour objectif de mettre en cohérence, de développer et de soutenir les actions en faveur de l'expérience littéraire dès le plus jeune âge.

  • Quelle émotion et quelle joie assaillent le couple à la naissance d'un bébé ! S'il a été attendu avec bonheur, s'il arrive à un moment disponible dans la vie du couple, s'il est accueilli par deux personnes en mesure de répondre à ses impératifs besoins, s'il est indemne de tout problème somatique ou si ses parents peuvent le supporter, si... La liste est longue pour dire combien la venue d'un bébé peut transformer le couple en une famille heureuse.
    L'arrivée d'un enfant affecte les parents et d'abord leur relation de couple, obligeant chacun, femme et homme, à un réaménagement intrapsychique qui commence souvent dès l'annonce de la grossesse. Le surgissement d'un petit d'homme dépendant mais tiers dans leur relation peut entraîner un déséquilibre délétère provoquant la rupture conjugale comme un dépassement de la crise en un nouvel équilibre familial. Les professionnels de la périnatalité et de la petite enfance, les cliniciens du couple et de la famille sont les témoins réguliers de ces désorganisations temporaires ou pérennes, de ces crises maturatives ou délétères qui adviennent lorsque l'enfant paraît. Dans l'après-coup, au détours d'une consultation ou d'une thérapie, ils entendent souvent les parents réévoquer douloureusement cette période. Ils font alors état de difficultés, de souffrances restées muettes qui ont miné la relation amoureuse et impacté leur relation parentale, jusqu'à présent.
    Les différents modes de procréation dans les configurations familiales d'aujourd'hui, les situations particulières d'infertilité et de grossesses pathologiques, la collusion possible de la vie et de la mort, la maladie ou le handicap du bébé mettent à l'épreuve aussi bien les liens précoces que le lien conjugal. Les enjeux transgénérationnels et oedipiens sont convoqués dans ces situations, les alliances inconscientes et la groupalité interne de chaque parent sont mobilisées dans ce passage.
    Les enfants, les parents d'aujourd'hui, mais aussi les professionnels qui les accompagnent sont ainsi confrontés à des situations dont il paraît essentiel de penser les effets sur le développement de l'enfant, de la parentalité, mais aussi sur celui du lien conjugal. Comment passe-t-on du couple conjugal au couple parental ? Que vivent les bébés immergés dans ces réorganisations psychiques, plus ou moins heureuses, des adultes qui les accueillent ? Quelles traces en gardent-ils ? Comment les aide-t-on ? Quelle place occupent les professionnels et quels dispositifs proposent-ils pour étayer les processus de parentification et de filiation ?

  • Sous la forme d'un abécédaire, une équipe de soutien en soins palliatifs  témoigne de sa pratique.
    Elaboré à partir d'une supervision assurée pendant plusieurs années par Jean-Pierre Lebrun, cet abécédaire rend compte du travail d'ajustement incessant de détails auquel se soumettent les membres de l'équipe Delta, pour couvrir - palliatif venant de palliare, qui veut dire recouvrir - d'un manteau d'humanité jusqu'à leur dernier souffle, ceux et celles que la vie est en en train de quitter. Dire cette clinique du détail, de la broutille, voire même de la bricole, fait émerger l'importance cruciale de ces choses apparemment anodines, mais aussi des frottements, parfois des frictions, même des heurts, dans la rencontre entre le patient en fin de vie et celui qui l'accompagne.
    L'équipe Delta est une organisation de soutien en soins palliatifs de la province de Liège.
    Jean-Pierre Lebrun est psychiatre, psychanalyste à Namur et Bruxelles. Il a publié de nombreux ouvrages chez érès, et Denoël.
         

  • Cet ouvrage développe, à partir de regards pluridisciplinaires, les moyens dont dispose le bébé afin d'évoluer et de grandir dans un corps habité et nourri des liens aux autres, dans un environnement qui le construit.

    Les regards pluridisciplinaires et croisés des différents auteurs éclairent cette fabuleuse aventure du bébé qui, à partir de ses expériences sensorimotrices en relation avec son environnement, va conquérir le monde et devenir un être individualisé, habitant son propre corps. Se fondant sur la spécificité de l'approche sensori- motrice André Bullinger, les coauteurs se retrouvent dans cette véritable éthique du soin qui allie observation et intervention auprès du bébé et du jeune enfant souffrant de troubles psychiques, sensoriels et neuro-développementaux.

  • Avec la participation de Bérangère BEAUQUIER-MACCOTTA, Brigitte BERNION, Carole BLANCHOT, Ayala BORGHINI, Laetitia BRUN-BARASSI, Sabrine CHETIOUI, Catherine CUISENIER BOURQUIN, Stéphanie CULOT, Christel DENOLLE, Christine DESVIGNES, Mélanie FRANCK, Marie FRIEH, Justine GAUGUE-FINOT, Bernard GOLSE, Pascale GUSTIN, Marie-Joelle HERVE, Agnes HILLMEYER, Anne HINDERER, Catherine IZARD, Romuald JEAN-DIT-PANNEL, Mickaël JEANNELLE, Alberto KONICHECKIS, Ingrid LACAZE DE CORDOVA, Sylvain MISSONNIER, Brigitte MÜNCH, Lisa OUSS, Dominique PLUCHE-GALMICHE, Amélie PORCHER, Régine PRAT, Rémy RIAS, Pascale ROSSIGNEUX-DELAGE, Sandra RUSCONI SERPA, Fernanda SCHMITT RIBEIRO, Agnès SEGURA, Claire SQUIRES, Lucia STELLA, Paola VELASQUEZ, Christelle VIODE, Miao ZHENG, Silvia ZORNIG

  • La notion de traduction est au fondement de la psychanalyse et du texte freudien par l'existence d'une langue oubliée, celle de l'infantile, et les transcriptions successives de nos traces, transformées ou refoulées. Langue de l'origine, langue perdue, traces disséminées, retrouvées... Le travail de traduction réinvente le texte initial, et bouleverse en retour le rapport du traducteur à sa langue. Fidèle à la tradition d'ouverture de nos temps de partage, seront présent ici penseurs, cinéastes, philosophes, psychanalystes, afin d'ouvrir une réflexion sur cette traversée des langues.

  • Les différentes contributions du livre parlent d'éveil culturel, de démocratisation de la culture et d'inclusion. Les expériences analysées témoignent de la créativité des terrains, de la fécondité de la collaboration entre professionnels de la petite enfance, des arts et de la culture et de l'importance de la participation des parents.

    Prévenir les discriminations par l'art et la culture dès la petite enfance tel est l'argument de ce livre qui réunit un ensemble d'expériences menées sur deux territoires, au nord (Paris et sa région) et au sud (Côte d'Azur), par des professionnelles de la petite enfance, de l'art et de la culture. Ces expériences (réalisées en crèche, centre social, bibliothèque, école maternelle, chez des assistantes maternelles, au pied d'immeubles) partagent un objectif : celui du bien-être de tous, du bien vivre-ensemble, de l'accès au beau, au patrimoine, à la création, au monde chez tout un chacun sans oublier les tout-petits, leurs familles d'ici et d'ailleurs, les personnes âgées ; bref les personnes les plus isolées, démunies, exclues. Pour davantage d'égalité partout et en particulier dans les territoires parfois oubliés.

  • À côté des maternités de plus en plus centrées sur leurs missions techniques, la PMI constitue un lieu tiers où reste possible un accompagnement " sur mesure " des familles attendant un enfant.
    Des professionnels témoignent de l'histoire singulière de toute grossesse aujourd'hui encadrée par un ensemble de normes : médicalisation importante et discours sur la parentalité. À partir d'une clinique du terrain, notamment en service de PMI, éclairée par la psychanalyse, ils insistent sur la nécessité de rester à l'écoute de la subjectivité du vécu de chaque grossesse.

  • Cet ouvrage est centré sur les travaux les plus récents d'André Bullinger - est ici publié son dernier texte - portant sur l'importance de la pesanteur dans le développement sensori-moteur du nouveau-né.
    Alors que le fotus vit dans le milieu amniotique de faible pesanteur, le bébé dès la naissance est soumis à la gravité universelle. Ses effets sur le corps du bébé entraînent un vécu d'écrasement contribuant à déclencher les réflexes toniques qui aboutiront un an plus tard à la position debout. C'est « l'espace de la pesanteur » : il constitue un soubassement essentiel de la présence au monde du bébé. André Bullinger a intégré cette notion dans son tableau de l'axe de développement où figurent les principales étapes du développement sensorimoteur. Il s'agit d'une description novatrice en termes de construction des espaces corporels que l'enfant doit apprendre à maîtriser au cours de son développement. Celle-ci donne des pistes de compréhension et de traitement de certains troubles du développement présentés par les différents coauteurs.
    André Bullinger (1941 - 2015), professeur à la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'université de Genève a centré ses enseignements et ses recherches fondamentales sur le développement sensori-moteur du jeune enfant. Il a créé, dans le cadre de l'université de Genève, une consultation, l'Atelier de l'Enfance, qui recevait des enfants porteurs de déficits sensoriels et moteurs ou d'un trouble global du développement.

  • L'irruption de la maladie, du handicap, de son pronostic s'inscrit dans l'histoire, la culture du couple, de la fratrie, de la famille restreinte et de la famille élargie.
    Chacun, selon son âge, sa position dans la famille, réagit, comprend et éprouve de manière différente cette situation, et la personne atteinte n'est évidemment pas indifférente à ce qu'elle fait vivre à ses proches. Parfois, la famille doit faire face à l'aggravation de la pathologie et au décès de la personne. Les effets traumatiques et leur gestion par le groupe et ses membres dépendront de l'isolement de la famille venant avec la maladie ou lui préexistant et des modalités de soutien propres à chacun.
    Ce numéro mettra donc le focus sur la vie en famille dans ces situations-là. À partir de l'expérience d'acteurs de terrain du secteur médical, médico-social et de travaux de recherche, il évoquera les processus en jeu et les aides en matière d'accompagnement et d'interventions psychothérapeutiques individuelles et groupales.

  • Conçu et réalisé entre deux périodes de confinement dues à la Covid-19, ce numéro présente la façon dont diverses structures (CAMSP et services hospitaliers) et des professionnels de spécialités variées (médecins, psychologues, orthophonistes, psychomotriciens, enseignants spécialisés) ont cherché à s'adapter aux mesures de confinement qui les ont empêchés de rencontrer leurs jeunes patients en présentiel.
    Différentes expériences sont relatées :
    Diagnostic, rééducation et psychothérapie en visio, mise en place d'une cellule d'aide psychologique, etc. Quelques interviews de mères de jeunes enfants handicapés ont aussi été réalisées afin de montrer comment elles ont vécu cette période.
    C'est la question des enveloppes qui est ici soulevée : qu'est-ce qui contient ? Qu'est-ce qui soutient ? Qu'est-ce qui enferme ?
    Comment se protéger du dehors (épidémie) quand parfois le danger est à l'intérieur ?
    Comment ressortir quand désormais l'extérieur est devenu si menaçant ? Enfin, comment permettre que les espaces soient différenciés et souples ?

  • Le bébé dans tous ses états

    Collectif

    • Eres
    • 23 Août 2018

    En quoi les progrès de la science et de la psychanalyse nous permettent de mieux comprendre les états psychopathologiques du bébé, dans son parcours entre ses parents, les thérapeutes, les chercheurs et les institutions qui soutiennent son début de vie.

    Ce livre est un concentré des recherches les plus récentes autour de la psychopathologie périnatale. Des chercheurs et des thérapeutes s'y exposent dans la minutie et la complexité des di?icultés d'un champ en pleine exploration mais à l'aube de progrès décisifs dans le domaine des soins précoces et de la prévention des troubles du développement, comme le prouve la validation récente (décembre 2017) de la « grille PréAut » qui permet de déterminer un risque réel de troubles autistiques dès avant six mois.

  • L'allongement de l'espérance de vie interroge de nouvelle façon la place et la fonction même des grands-parents et la transmission dans ses modalités, si ce n'est dans ses fondements. S'occuper des petits-enfants s'inscrit dans un projet nourri de relations plus personnalisées et moins prescrites. Outre le fait que les grands-parents peuvent être eux-mêmes dans une situation de séparation ou de recomposition familiale, la situation familiale de leurs enfants peut se présenter sous des formes diverses rendant leur présence plus aléatoire et moins codifiée que par le passé. Des événements de la vie : adoption, handicap, migration, deuil, difficultés de procréation, incarcération... peuvent aussi avoir un retentissement sur eux, à l'heure où est promue comme valeur l'autonomie matérielle et éducative des parents et soulignée l'importance des liens interrelationnels comme constitutifs du lien social.
    D'une manière plus générale, nous pouvons nous demander si la démocratisation familiale, issue du modèle de la famille moderne et individualiste, a des effets sur la génération des grands-parents, notamment dans le type de liens réels, imaginaires et symboliques entretenus avec les petits-enfants. Dans le même ordre d'idées, le rapprochement observé entre les genres parentaux, les conquêtes du féminisme et la mise en cause de la domination masculine est-il visible à l'échelle des grands-parents quant aux sollicitations, places assignées et fonctions occupées ?

  • L'accueil des tout-petits

    Collectif

    D'où vient la crèche, dans l'histoire et la politique de la petite enfance ? A quoi ressemble-t-elle à l'aube du XXIe siècle ? Comment sont aménagés les espaces de vie pour les tout-petits ? Que se passe-t-il en ces lieux où les petits d'homme sont accueillis et quelle est donc la nature de cet accompagnement psychique que proposent les professionnels ? Puéricultrice, psychologues, psychanalystes, éthologues s'interrogent ici sur ces temps précoces de l'accueil des tout-petits.

  • Dans le contexte politique actuel, qui dénie au psychisme toute participation aux difficultés autistiques, les auteurs réunis par la CIPPA rendent compte de leur pratique clinique, institutionnelle et de leurs recherches auprès d'enfants autistes et de leur famille.
    Dans cet ouvrage, des psychanalystes, des chercheurs et des rééducateurs soutiennent la nécessité des liaisons et des jonctions psycho-cognitives à proposer à toute personne atteinte d'autisme ou de TED, sachant combien les clivages dont elle est l'objet lui rendent durablement difficile la compréhension et la mise en articulation de son vécu interne avec le monde extérieur. Ils mettent en garde parents et professionnels contre les ostracismes, les directives réductrices et les dangers d'un abord standard qui rejette toute articulation entre les apprentissages, le jeu, des rééducations et des médiations qui ont fait leur preuve.

    Ils développent l'importance du partenariat avec les parents et la nécessaire sensibilisation des lieux d'accueil de la toute petite enfance, aux repérages et aux prises en charge précoces.
    Sont également présentées des évaluations projectives et cognitives, les recherches scientifiques en cours (Inserm, Préaut, celle sur le packing) dont les résultats contredisent l'impossibilité présumée d'articuler sciences et psychanalyse.
    Un des objectifs de cet ouvrage est de mieux faire connaître les approches psychanalytiques et psychodynamiques de l'autisme - notamment dans le décryptage du langage corporel, qui est parfois le seul langage à la disposition de la personne autiste pour communiquer - à certains professionnels et à des parents qui, par ignorance ou par esprit d'opposition, les remettent en question alors qu'elles font leurs preuves dans un nombre important d'institutions médico-sociales ou sanitaires.

  • Dans cet ouvrage, c'est le vif de sa pratique de l'accueil enfants-parents, depuis plus de 40 ans, que l'IRAEC nous fait découvrir et nous transmet, riche des 7500 passages par an d'enfants et de parents rue Joseph de Maistre à Paris,.

    Dans le lieu d'accueil enfants- parents de l'IRAEC, il est proposé une « écoute » sans forçage ni intrusion dans la vie a?ective. Le psychanalyste accueillant est présent à tout ce qui se passe entre l'enfant et le parent ou l'adulte qui l'accompagne, ainsi qu'entre les adultes et les enfants présents. Il facilite la parole. Il joue avec les enfants, il est disponible, favorisant la fluidité des échanges.
    L'objectif est de rendre possible un espace de liberté hors de tout commentaire ou de tout jugement, pour que puisse s'exprimer l'indicible. Aucune finalité éducative et adaptative de la psychanalyse n'est de mise dans cet espace qui permet que se joue et se rejoue l'histoire individuelle et familiale dans une absence d'emprise des accueillants, et sans modèles familiaux préétablis. Accueillir la parole n'est pas une « solution miracle », mais après 40 ans d'existence, les accueillants témoignent de son intérêt dans la prévention précoce des troubles qui peuvent a?ecter le développement des tout-petits.

    Dans les lieux d'accueil enfants-parents, on écoute et on parle.
    On écoute parler. Les personnes qui viennent à l'accueil enfants-parents attendent quelque chose, elles demandent quelque chose, des conseils peut-être ? Mais qu'est-ce que demander ? Demander, c'est toujours demander quelque chose à quelqu'un . Il semble que trop souvent on ne fasse pas cas de cette évidence. On reste sur le « quelque chose » dont une personne manquerait, que l'on pense avoir et qui viendrait combler sa demande. Et on en oublie le « quelqu'un » ! On en oublie que l'être humain - et de fait le petit d'Homme - n'est pas un être de besoin, mais qu'il est un être de désir.

    Dans cet ouvrage, il est question de places, celle de l'enfant et sa parole, celle des parents, celles des accueillants, celle de la psychanalyse dans ce dispositif. Il y est aussi question de nouvelles formes de parentalité, des enjeux psychiques et sociétaux des recompositions familiales, d'absences, de présences, de séparation... Finalement, on se demandera ce qu'ils fabriquent à l'accueil enfants-parents ? Et ce qui s'y crée de si subtil et essentiel ?

  • Les 70 ans de la revue.
    La place et l'engagement des pères visà- vis de leurs tout-petits ont considérablement évolué ces dernières décennies, comme en témoignent les enquêtes sur les « nouveaux pères ».
    Cette évolution est-elle sensible dans tous les milieux et prise en compte par les structures collectives ? Est-elle mise à mal par les séparations conjugales ?
    Comment les politiques publiques et les entreprises accompagnent-elles les jeunes pères ? Psychologues, sociologues, anthropologues et juristes analysent le phénomène.

  • Faire connaître aux acteurs de la petite enfance (politiques et professionnels), un système d'accueil et d'éducation des jeunes enfants (0-6 ans) reconnu au niveau international dans la tradition de l'éducation nouvelle.
    Comment et pourquoi Pistoia, cette ville de Toscane, a-t-elle réussi à réaliser un système municipal « intégré » de la petite enfance, réunissant crèches, écoles maternelles et autres structures d'accueil ? Quelles sont les principales caractéristiques de la culture éducative des enfants de moins de 6 ans qui s'y est développée, à partir des années 1970 ? Ce livre précise les fondements - politiques, éthiques et esthétiques - de cette approche participative, ouverte, en construction permanente, qui donne de la valeur aux six premières années de la vie des enfants, à l'alliance avec les familles, aux actions territoriales, à l'inclusion de tous et à l'engagement des professionnels dans la recherche. À l'aide de nombreux exemples et illustrations, il ouvre des perspectives aux différents acteurs, politiques et professionnels, de la petite enfance qui cherchent - ou pourraient chercher - à s'en inspirer et offre aux formateurs et universitaires un outil complet de diffusion pour les nouvelles générations de professionnels, d'enseignants et de formateurs.

  • Dans tous les domaines d'activité (entreprises, fonction publique, monde associatif) les professionnels de tous statuts hiérarchiques sont appelés à écrire leurs pratiques, et de plus en plus fréquemment à écrire sur leurs pratiques. Bien souvent exigées par les instances prescriptrices, évaluatrices, ces productions sont autant de traces susceptibles de repérer, de valider, d'invalider... les bonnes et les mauvaises pratiques des professionnels. Procédures, transmissions, reportings, projets d'établissement, rapports d'activité, dossiers patients... les écrits servent alors le contrôle normatif des pratiques. Comment les professionnels concernés en comprennent-ils le sens ? Comment y résistent-ils ? Pourtant, écrire, c'est aussi un processus capable d'accompagner la pensée. Ateliers d'écriture, médiation autour de l'écrit, écrits collectifs ou intimes sont autant de ressources pour soutenir les processus de symbolisation et de réflexion.
    Comment de tels dispositifs sont-ils conçus ? À qui s'adressent-ils ? Quels sont leurs effets sur les sujets et sur les groupes ?
    Enfin, écrire est un métier en soi, celui des écrivains, des journalistes, mais également des chercheurs et des universitaires tenus de publier les résultats de leurs travaux. Or, ces métiers se transforment, au gré des évolutions et des involutions techniques et technologiques, politiques, économiques. Comment ces professionnels éprouvent-ils ces mutations ?
    Écrivant, écrivain, artisan de l'écrit, comment ces pratiques d'écritures sont-elles appréhendées par ceux qui les produisent, par ceux qui les exigent, par ceux dont elles « parlent », par ceux qui lisent ? Qu'est-ce que nos écrits disent de nous, sujets scripteurs ? Ce numéro de Connexions interrogera la nature et la fonction des écrits professionnels, la force réflexive des pratiques d'écriture, mais encore la singularité des professions de l'écrit.

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