Association Belge Des Athees

  • La situation de l'athéisme dans le monde revêt une grande diversité, modelée par l'histoire propre de chaque région ou pays, par les religions qui y dominent, les formes qu'elles prennent et les oppositions à celles-ci.
    En Italie et en Pologne, l'athéisme est aux prises avec un catholicisme dominant et volontiers dominateur.
    Dans les pays où domine la religion orthodoxe, celle-ci y est associée, en raison de frontières historiquement mouvantes, au sentiment national face auquel l'athéisme reste suspect.
    Aux États-Unis, l'ambiance consensuelle autour d'une grande multiplicité d'Églises n'empêche plus le Nord du pays, comme ce l'est également au Canada, de se rapprocher de la situation de sécularisation de l'Europe de l'Ouest et d'y voir l'athéisme progresser.
    Dans les pays majoritairement musulmans, il progresse aussi aujourd'hui en parallèle à la recrudescence du fondamentalisme qui génère, surtout dans la génération Internet, scepticisme et opposition athée.
    Au Japon, où s'identifier à une religion ne va pas de soi et où le concept même de religion et, en conséquence, celui d'athéisme ne revêtent pas la même signification, la situation présente une tournure particulière.
    C'est à ce tour du monde des conditions de l'athéisme que convie cette étude.

  • Dès sa création en 2012, l'Association belge des athées a voulu réaliser une diffusion résolument contemporaine de textes qu'elle peut produire ou susciter. Elle l'a fait par une Newsletter trimestrielle, adressée par voie électronique.
    Elle complète maintenant cette forme d'édition en publiant en format "papier" ce qui l'était en format électronique.
    Pour y parvenir, l'association a créé une revue, L'Athée, dont le premier numéro vient de sortir. Il contient les textes des Newsletters de 2012 et 2013.
    On y trouve, en 17 articles, des textes de réflexion philosophique, de polémique, d'histoire, d'analyse et de critique des religions, des débats ("Athée, le nazisme?") et même un poème sur les arguments de l'athéisme.

  • "Longtemps, le terme « athée » a été une injure adressée à des déviants religieux ou à tous ceux dont le comportement était suspect ou marginal. L'athéisme était synonyme d'« immoralité ».
    Il a fallu des siècles - le temps, en fait, que s'affirme que la présence des athées - pour pouvoir parler d'athéisme et de morale, de morale athée ou des athées.
    Parallèlement, le magistère ecclésial s'estompant dans ces dernières décennies, l'athéisme a posé des questions qui dépassent l'anticléricalisme initial, comme celle de la mort et de l'euthanasie, de la morale sexuelle, de la bioéthique...
    Même si les fondamentalistes religieux, eux, anciens et nouveaux, proposent encore des réponses d'autrefois, bien des débats sont cependant en cours.
    À leur différence, il n'y a pas de morale athée unique. Que l'on pense seulement à celle de Nietszche, élitiste et loin d'être partagée par tous.
    Cela n'empêche pas l'athéisme de générer une indépendance d'esprit qui vit de sa diversité, y compris sur la question du « bien ».
    Athéisme et morale, le présent ouvrage collectif, ébauche une réflexion qui, féconde, est trop rare encore.
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  • Dès sa création en 2012, l'Association belge des athées a voulu réaliser une diffusion résolument contemporaine de textes qu'elle peut produire ou susciter. Elle l'a fait par une Newsletter trimestrielle, adressée par voie électronique.
    Elle complète cette forme d'édition en publiant en format ""papier"" ce qui l'était en format électronique. Pour y parvenir, l'association a créé une revue annuelle, L'Athée.
    On y trouve des textes de réflexion philosophique, de polémique, d'histoire, d'analyse et de critique des religions ainsi que des débats .
    En 15 articles, ce numéro reprend les textes des Newsletters de 2015.

  • Longtemps laissé aux «pourceaux du troupeau d'Épicure» ou condamné à se dissimuler pendant plus d'un millénaire, l'athéisme change de statut aux XIXe et XXe siècles où il devient un enjeu philosophique majeur. Athéisme et philosophie examine l'athéisme chez Marx, Nietzsche, Durkheim, Russell, Sartre et Camus. Il fait apparaître la diversité et la richesse des interprétations de cet athéisme, que celui-ci soit validé ou qu'il soit questionné. Il peut s'agir d'opinions aussi diversifiées que celle de la permanence et de l'actualité de la vision de l'athéisme, comme chez Marx, indubitable mais subordonné à la fin de l'aliénation de l'homme ou celle, comme chez Camus, de la question de la croyance du philosophe face à l'absurde. L'ouvrage reprend des contributions de Jean Bricmont, Damien Darcis, Vincent de Coorebyter, Bruno Frère et Antonin Louis, et Jean-Maurice Rosier.
    La préface est de Patrick Tort, directeur de l'Institut Charles Darwin International.

  • Si le sexe est au centre des préocupations des religions, c'est qu'il est lié à l'enfantement, c'est-à-dire à l'organisation de la famille qu'il s'agit de régenter. Ca l'est également parce qu'il implique le plaisir et le désir, qu'il s'agit tout autant de contrôler. Comment les religions réagissent-elles face à la question sexuelle? Comment la régissent-elles? Et pourquoi leurs règles, si rigides pourtant, font-elles l'objet de transgressions? Le présent ouvrage tente une réponse à ces questions en s'interrogeant notamment sur la façon dont les religions s'adaptent en la matière aux contraintes historiques et sociales. Il aborde également l'une ou l'autre façon athée d'envisager la sexualité.

  • On aurait pu croire, voici trente ou quarante ans, que l'évidence des succès des sciences et des techniques allait continuer de valoriser celles-ci et que la démocratisation de la connaissance et de l'éducation allait détruire les croyances irrationnelles comme l'astrologie, les fantômes ou encore les superstitions religieuses anciennes comme les croyances aux anges, au diable, à l'enfer, au paradis, au Dieu de la Bible... Et pourtant... Aujourd'hui 63 % des Américains de 18 à 29 ans croient aux démons, 32 % de l'ensemble des Américains à l'existence de fantômes, 25 % à l'astrologie... L'Europe n'est pas en reste. 10 % des Français pensent que la Terre est plate, 10 % que les Américains ne sont jamais allés sur la lune, 46 % que le caractère s'explique par le signe astrologique. Rien n'indique une décroissance de ces chiffres. C'est très souvent le contraire qui est observé. Même si chacun bénéficie quotidiennement de milliers d'avantages qu'elle procure, la science est bien souvent considérée comme un système de croyances parmi d'autres. La nature, elle, est divinisée, sans plus voir pourquoi l'homme a voulu la dompter. Les conséquences de ces rejets peuvent être graves : l'opposition aux vaccins grandit sans cesse, sans qu'on apporte la moindre base scientifique à cette méfiance. Ainsi 55 % des Français approuvent la proposition : « Le ministère de la Santé est de mèche avec l'industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité de leur nocivité » ! S'il est vain de penser que l'opposition aux sciences vient des nostalgiques de l'âge préindustriel, une partie des soutiens habituels du progrès et des Lumières en sont venus à les dénoncer. Le post-modernisme a fait son oeuvre. Ceux qui dénigrent les sciences ou ceux qui croient en des phénomènes irrationnels ne sont pourtant ni fous ni stupides. Le but du colloque « Le grand bazar de l'irrationnel » est de comprendre les mécanismes qui permettent ou facilitent ces phénomènes d'irrationalité, d'examiner le contexte et les conséquences sociales et politiques du phénomène et d'envisager les moyens de lutter contre ces tendances.

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