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  • Le point de départ de ce livre est le domaine des treilles dans le var, une Arcadie de la pensée libre imaginée en 1980 par Anne Gruner Schlumberger. Réunis autour du professeur Bruno Foucart, des spécialistes présentent des réalisations privées en France, en Europe et aux Etats-Unis. Leur caractère extraordinaire tient au fait qu'elles sont toutes construites autour d'une idée philosophique, culturelle ou artistique. Selon le philosophe Michel Serres, ce sont des îles, des thébaïdes, des piccoli mondi à l'écart des chemins battus. Des personnalités souvent excentriques, célèbres ou tombées dans l'oubli, sont à leur origine.

  • La Marne sépare Champigny, située sur la rive gauche, de Nogent et du Perreux sur la rive droite. Longtemps les coteaux de Champigny furent couverts de vignes. Puis le village accueillit la villégiature parisienne abritée dans de belles villas 1900 en pierre meulière locale. En 1905 Albert Darmont fonda l'Antique théâtre de la nature qui pouvait accueillir 5000 personnes. L'illustre acteur habitait un curieux manoir médiéval où séjourna Sarah Bernhardt. Autre curiosité de la ville : la maison scandinave édifiée par Charles Garnier pour l'exposition de 1889. De 1906 à 1967, les courses de l'hippodrome du Tremblay attirèrent les foules. Progressivement les lotissements modifient le visage de la commune et l'entre-deux-guerres voit la construction de cités-jardins remarquables et d'écoles en briques dans le style Art Déco. Les années 1950 enregistrent simultanément la construction d'ensembles rationnels, de pavillons construits par les Castors du bâtiment et de villas modernes à l'image de celle édifiée en 1955 par Claude Parent.

  • Le jeune Mallet-Stevens, neveu des Stoclet, réside régulièrement dans leur somptueux hôtel de maître édifié de 1905 à 1911 à Bruxelles. Fasciné par l'architecture du maître viennois Josef Hoffmann, il adopte le style de la Sécession qu'il décline dès 1910 dans des dessins qui illustrent ses premiers articles sur le cinéma, les animaux dans l'architecture, le noir et le blanc, le japonisme...
    En 1923 le vicomte de Noailles lui commande les plans d'une villa à Hyères, dans le Var, qui marque le véritable début de sa carrière d'architecte et consacre sa notoriété.
    La construction de la villa a donné lieu à une importante correspondance publiée pour la première fois dans ce livre. Ce sont toutes les années de formation d'un des plus grands architectes français que le lecteur découvre dans ce livre illustré par de nombreux documents inédits.

  • En juillet 2013, trois camions se présentent devant les portes des Archives d'Architecture Moderne à Bruxelles. Ils apportent les archives de l'entreprise bruxelloise de travaux publics Blaton créée en 1865.
    Celles-ci contiennent des plans signés par les plus grands architectes et ingénieurs belges, Victor Horta, Henry van de Velde, Victor Bourgeois, Michel Polak, Paul-Amaury Michel, Gustave Magnel... et des milliers de dossiers et photographies relatifs à des constructions diverses : ports, ponts, gares, usines, brasseries, écoles, châteaux d'eau, garages, hangars pour avions, hôtels, sanatorium...
    Ce livre rend compte, à l'occasion de son 150ème anniversaire, de l'empreinte laissée en Belgique par une des plus anciennes et grandes firmes de construction, pionnière de la précontrainte et qui érigea des bâtiments aussi emblématiques que le palais des Beaux-Arts de Victor Horta, le garage Citroën, la Banque Lambert, le pavillon américain à l'Exposition de Bruxelles 1958...

  • Un ouvrage consacré au patrimoine Art nouveau et Art déco d'Argenteuil : villas, écoles, bains publics, commerces ou maisons de rapport.

  • Jean-Jules Eggericx (1884-1963) est internationalement connu pour être l'auteur de deux cités-jardins remarquables édifiées à Bruxelles à partir de 1921, Floréal et Le Logis, aujourd'hui classées monuments, et qui ont servi de cadre à plusieurs films dont La Rupture de Claude Chabrol et Toto le Héros de Jaco Van Dormael avec Michel Bouquet.
    Réfugié en Angleterre pendant la Grande Guerre, Eggericx visite et analyse Letchworth, la première cité-jardin construite d'après les idées du théoricien Ebenezer Howard. Son exil britannique et son travail comme ingénieur dans une usine aéronautique, ont métamorphosé le jeune architecte. De retour à Bruxelles en 1919, le plus british des architectes belges va se consacrer aux rapports intimes qui lient l'architecture et la nature. Non seulement dans ses cités-jardins, mais aussi dans ses autres constructions, maisons, centres de santé - notamment à Bredene -, immeubles à appartements, théâtres, bibliothèques... Son pavillon à l'exposition de Paris 1937 fut plébiscité par la critique de l'époque. Après la Seconde guerre mondiale, il sera l'urbaniste-conseil pour la reconstruction de la ville d'Ostende.
    Il fut proche de Victor Horta chez qui il a travaillé, et sera invité en 1928 par Henry van de Velde à enseigner à l'école de la Cambre, le Bauhaus bruxellois. Membre des Congrès internationaux d'architecture moderne (Ciam), Eggericx, à l'encontre des architectes prônant un style international passe-partout, plaide pour l'intégration des édifices modernes dans leur milieu.

  • L'invention d'une tente pour le parvis de l'Institut du Monde Arabe à Paris est l'occasion de rendre hommage au désert et d'en faire au coeur de Paris le symbole de ce « Maroc contemporain ». Inspiré des tentes collectives du grand sud marocain, cet ouvrage est une installation contemporaine qui s'est fabriquée par métissage et acclimatation. C'est le dialogue entre les techniques, les rituels et les mémoires qui fabrique la présence architecturale.


  • l'aventure architecturale et humaine que retrace nicolas michelin dans cet ouvrage, est l'histoire véridique du projet de transformation de la halle aux farines pour l'université de paris vii, depuis le premier croquis jusqu'à la livraison du bâtiment aux utilisateurs.
    il relate l'enchaînement des étapes, le jeu de rôles qui s'est mis en place dès le concours, la succession des obstacles franchis grâce à sa ténacité et au travail acharné de son équipe. il explique comment, avec un budget restreint, il a glissé tel "un bateau dans une bouteille", un programme très dense - 13 amphithéâtres, 60 salles de cours, un resto u - dans cette halle industrielle pour en faire une véritable "machine à enseigner".
    inhabituel par son ton sans concession et son caractère précis, ce récit révèle tous les aspects de la pratique d'un architecte, de la première intuition à la stratégie parfois guerrière qu'il lui faut développer pour mener à bien un projet architectural.

  • Ce livre, réalisé sous la direction de Maurice Culot, met en parallèle quelque soixante ans d'architecture à Bruxelles avec l'évolution de la société. La sélection de plus de quatre cents bâtiments couvre une période qui va des sévères réalisations monumentales de l'après-guerre à celles libérées de tout dogmatisme de la dernière génération d'architectes. À travers les textes et les images, le lecteur suit l'évolution d'une capitale confrontée à un phénomène violent de destruction en temps de paix (la bruxellisation) puis qui, sous la pression de la société civile, renoue avec la tradition d'invention qu'elle avait manifesté au temps de l'Art Nouveau. Aujourd'hui, devenue capitale de l'Europe, Bruxelles n'hésite pas à inviter des créateurs renommés pour en redessiner des aspects emblématiques, à l'exemple de Jean Nouvel pour la gare du Midi, porte sud de la ville, Alain Sarfati pour les abords de la gare Centrale, Christian de Portzamparc pour le Quartier européen, l'agence néerlandaise KCAP pour le plateau du Heysel...
    Premier ouvrage de ce genre consacré à l'architecture contemporaine à Bruxelles, il contient des encarts qui renvoient à des lieux caractéristiques de l'ambiance de la ville : les librairies, les cafés, les lieux de spectacles, les promenades, les stations de métro... Le livre, tout en images et en couleur, est divisé en décennies et présente, à côté des photographies, de nombreux dessins et esquisses préparatoires.

  • Ce livre rassemble une sélection d'expérimentations architecturales réparties sur plusieurs continents.
    Les réalisations de André Ravéreau s'appuient sur les gestes sédentaires ancestraux des bâtisseurs de la vallée du M'Zab en Algérie. Marcel Kalberer invente des structures vivantes en branches de saules. Au nord du Cameroun, l'association Patrimoine sans frontières a aidé la communauté musgum à construire un ensemble de cases obus. En Colombie, Simdn Vélez réinterprète l'art de construire en bambou des Indiens.
    L'Irano-américain Nader Khalili invente l'igloo de terre pour parer au plus pressé lors de catastrophes sismiques ou de conflits qui entraînent des déplacements de populations. Olivier Delarozière et Ursula Gleeson proposent une démarche à la fois architecturale, constructive et artistique sur le thème de l'empilement. Benjamin jacquemet et Carolyn Wittendal ont affiné leur réflexion sur l'architecture en étudiant la green architecture américaine.
    Le vent comme matériau architectural est l'objet des recherches de ShivaTolouie et Hervé Richard qui explorent, depuis 2001, les anciennes tours des vents de la ville deYazd en Iran.

  • Ingénieur des Ponts et Chaussées au parcours atypique, Jean Millier a joué un rôle clé dans l'aménagement de la Côte d'Ivoire, et plus particulièrement d'Abidjan (1946-1961), dans la région parisienne auprès de Paul Delouvrier (1962-1969), à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (1969-1977), dans le pilotage du développement de notre système autoroutier (1970-1992), comme premier président du Centre Georges-Pompidou (1977-1980). En parallèle, il a oeuvré dans de nombreux domaines, notamment pour le renouveau de l'urbanisme, la promotion d'une architecture de qualité, la place de l'art dans la ville et plus largement, pour une maîtrise d'ouvrage digne de ce nom.
    Au décès de Paul Delouvrier (1995) c'est lui qui prit l'initiative de rassembler ses amis dans l'Association aujourd'hui Institut Paul Delouvrier qu'il a présidée jusqu'en 1998.

  • En 1930, la ville de Charleroi lance un concours pour la reconstruction de son hôtel de ville, 68 architectes y participent. Il en résultera un des plus beaux hôtel de ville Art Déco de Belgique, à 50 kilomètres de Bruxelles et deux cents de Paris. Son décor somptueux, fait de sculptures, peintures, lustres, marbres... font de cet hôtel de ville une icone de l'architecture publique des années 1930.

  • Maurice MARTY, artiste pluridisciplinaire, architecte, designer, illustrateur, peintre et sculpteur est né à Paris en 1935.
    Maurice Marty installe son atelier à Montparnasse à la fin des années 50, d'abord dans l'atelier de Man Ray puis dans celui de son amie l'actrice Bernadette Lafont, rue Campagne Première.
    Il est aussi lié d'amitié avec Paco Rabanne, Johnny Hallyday, Jean-­-Pierre Kalfon, Jean Tinguely, Arman, Jean-­-Paul Belmondo, Sempé, César qui lui commanda la réalisation de son atelier...
    Après des études à l'Ecole des Beaux-­-Arts dans la section architecture, il développe à partir de 1961 un concept de boomerang (le boom-­-twist vendu à plus d'un million d'exemplaires) et signe ses premières réalisations en tant qu'architecte d'intérieur.
    Il dessine le fumoir du Paquebot France, aménage des boutiques pour compagnies aériennes et des marques de prêt-­-à-­-porter.
    Il conçoit la première boutique Benetton (1969) et expose en 1973 ses peintures à la galerie Axis.
    En 1975 il réalise la première boutique ARMANI à Paris et celle des chaussures Pierre d'Alby à New-­-York et en 1986 celle de Jean-­-Paul GAULTIER galerie Vivienne, la spectaculaire brasserie Orève (1988)...
    Parallèlement il ne cesse de créer des meubles pour des galeries telles que Downtown à Paris ou Twenty First Gallery à New-­-York.
    Il est aussi l'auteur de bijoux, miroirs, lampes et d'un vélo, le vélo « Plume » pour Franck Muller.

  • L'Institut de la Vision, ouvert en mars 2008 à côté de l'hôpital des Quinze-Vingts, a été réalisé par l'agence Brunet Saunier, il est l'un des plus grands centres de recherche en Europe consacré aux maladies oculaires.
    L'origine de sa création fut le constat qu'aucune structure en France ne permettait de répondre efficacement aux besoins des patients, médecins et scientifiques : les différents spécialistes de la vision étaient jusqu'alors dispersés sur le territoire, empêchant l'interaction indispensable à un partage rapide des connaissances.
    L'ouvrage présentera ce nouveau complexe scientifique constitué d'un centre de recherche, d'un centre d'investigation clinique, d'un centre de référence pour les maladies rares ainsi que le rapport qui unit architecture - science.

  • Les Docks de Marseille ont reçu le prix du meilleur centre commercial MIPIM AWARDS 2016.
    Cet ouvrage consacré aux Docks de Marseille intervient un an après l'ouverture au public de ce lieu particulier de Marseille et qui rencontre un vif succès populaire. Il met en lumière le talent de l'agence d'architecture 5+1 Alfonso Femia et Gianluca Peluffo, qui a remporté pour cette opération le prix du meilleur centre commercial MIPIM AWARDS 2016.
    Les Docks sont d'ore et déjà devenu un nouvel espace emblématique de la ville de Marseille qui réunit des activités commerciales, festives et culturelles en plein centre de la ville, avec la présence de boutiques, de lieux d'animations et de rendez-vous d'afterwork.

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